04/01/2009

Résumé des sorties de 2009

 

Menu principal


 

Dimanche 13/07/2009 : Beersel canceled
Par Alain Darville

Aujourd'hui, le brevet de Beersel était au programme. J'étais occupé à chercher désespérément l'adresse de départ du brevet quand Christophe me téléphone pour me dire qu'il n'y a personne. Le brevet n'est pas au programme officiel de la Fédération Belge, mais bien au programme du club. C'est embêtant, et c'est un peu tard pour prévenir les autres en sachant que certains ne roulent pas quand il pleut et que d'autres sont en vacances. Eric et Christophe qui campaient devant le café fermé pour être les premiers à partir, sont revenus à Anderlecht pour faire une sortie club, où je les rejoins. Un peu après 9h, Patrice me téléphone pour me dire qu'il est à Beersel avec Renaud et Freddy, et qu'il n'y a personne. Bon, ben, c'est un peu le cafouillage. Renaud et Freddy viennent à Anderlecht, Patrice disparaît. Jean-Louis était aussi à Beersel et il a fait un tour dans le coin. Daniel était aussi à Beersel et il est revenu à Anderlecht.

A part ça, Eric, Christophe et moi, nous avons fait le 65 km ensemble. Le cyclo-côteur était encore dans les jambes et les montées étaient franchies de plus en plus lentement avec en plus un fort vent de face pour rentrer. La slaptitude me gagnait. Freddy et Renaud ont fait le même parcours à 20 minutes d'intervalle.





Samedi 12/07/2009 : La Namuroise
Par Alain Darville

Pleuvra ? Pleuvra pas ? Telle est la question du jour. Pour Fabien, c'est résolu, il pleuvra. Donc la grande distance pour lui ce sera une autre année.

Mais ce brevet à dénivelé est à marquer d'une pierre blanche : Nous étions 7 au départ. C'est un record. Benoît, Stéphane et Marc ont passé la journée ensemble pour faire le 120, Fabien a commencé le 180, mais s'est dérouté sur le 120. Patrice en solitaire s'est lancé sur le 120. Christophe et moi, nous avons fait le 180.

Nous sommes partis tous ensemble, sauf Patrice, mais dès la 1ère côte, la cassure des deux groupes est déjà faite. Jusqu'à la séparation du 120/180, Christophe, Fabien et moi nous roulons ensemble, à un rythme assez élevé. La montée de la Citadelle de Namur est faite au pas de charge, ensuite la montée de Bois de Villers voit s'échapper Fabien et Christophe que je retrouve au ravitaillement. Mais dès que Fabien nous quitte, Christophe s'en va et je continuerai le reste seul. A Denée, dans un des nombreux trous de la route (celui-là était assez gigantesque, même mon guidon s'est affaissé), c'est une pincette et une crevaison. Je commence la réparation, quand « SOS cyclos en détresse » arrive. Ce sont Marc, Stéphane et Benoît qui passent par là. Que font-ils là, je me croyais sur le 180. Mais le 120 rejoint le 180 sur 5 kilomètres à cet endroit. Marc m'aide à remettre le pneu et à pomper, il me donne même une chambre à air, au cas où, et nous repartons à 4, le temps de passer à Maredsous. Pas longtemps puisque une nouvelle séparation est là. Merci à Marc pour l'aide et à Benoît et Stéphane pour le soutien moral.

Les petites routes parcourues sont assez effrayantes. Je passe plus de temps à slalomer entre les trous et les rustines qu'à regarder les paysages. C'est un peu frustrant de garder le nez collé à la route pour ne pas se planter. Mais comme la pluie menaçait toute la journée, je regardait aussi les nuages, ce qui entre regarder en bas et en haut (drôle de gymnastique) me faisait parfois rater des flèches.

Maintenant ce sera pendant 60 kilomètres une longue succession de côtes avec des moyennes entre 5 et 8%. Presque 2000 mètres de dénivelé sont faits sur cette distance. La Meuse est franchie à Heer-Agimont et le retour,  se fait vent dans le dos.

Dans une descente assez raide, je suis un peu optimiste sur la vitesse et le freinage à faire avant un virage en épingle. Je finis dans la rigole, après avoir bloqué la roue arrière, ce qui a fait du vélo un objet légèrement incontrôlable jusqu'à ce que je fasse de l'ABS manuel. Après cette frayeur, je continue en me modérant un peu.

Les ravitaillements comme d'habitude sont bien fournis. Mais c'est un brevet très dur, avec des côtes assez pentues et qui se succèdent à un rythme soutenu.

C'est à 16h30 que je retrouve Fabien (avec qui j'étais venu en voiture) qui m'attendait en buvant sa 87ème Kriek et en regardant l'étape du Tour de France. Christophe était arrivé et reparti depuis longtemps.

Finalement seul Fabien aura eu une pluie assez forte. Lui qui ne voulait pas salir son vélo, aura été servi. Sur le 180, à part 2x un petit crachin, le reste du temps, il fera sec. Le vélo à peine dans le coffre de la voiture, il a commencé à pleuvoir assez fort.

Patrice devient célèbre sur les dénivelés, avec son look inimitable. Des remarques d'autres cyclos : « Et il est là chaque semaine ». « On ne sait pas le rater avec son casque allemand ». Finalement, nous étions encore gentil avec notre appellation contrôlée : « Soldat Play-Mobile »

Pour ceux, qui voudraient, mais qui ne peuvent pas ou qui n'osent pas, voici à quoi ressemble un Cyclo-Côteur *** étoiles : Les côtes répertoriées (21 sur le 180 km). A quoi il faut encore ajouter les petites côtes et les faux plats.

Côte N°

Localité

Km

Longueur

% moyen

% maximum

Dénivelé

1

Bonneville

7

3

4

9


2

Maizeret

12

2

6

11


3

Citadelle

34

2

5

8


4

Bois de Villers

44

3,5

5

9

627

5

Salet

64

2,3

6

11


6

Maredsous

70

3

4

9


7

Falaen

73

1,3

5

8


8

Château de Weillen

77

0,8

5

10


9

Weillem

81

1

8

15


10

Les Stépy-Soulme

93

1,2

7

14


11

Agimont

96

1

5

8


12

Heer

102

1,5

7

13


13

Blaimont

106

2,1

7

11

1860

14

Lavys

124

5,2

5

11


15

Boisseilles

128

2,9

5

8


16

Sorinnes

132

1,1

6

14


17

Lisogne

138

2,1

6

10


18

Purnode

143

0,73

6

11


19

Durnal

149

2,6

4

8

2560

20

Assesse

158

1,4

5

8


21

Groynne

177

2

4

7


Total


181

42,7

5,5

10,1

2868

 

Projet8

 



 

Dimanche 05/07/2009 : Un brevet de prestige à Waterloo
Par Alain Darville


Le C.W.L. organise le Wellington Trophy à Waterloo. C'est un beau parcours et dans mon souvenir je me souvenais qu'il était très joli mais assez corsé. Fabien et Patrice sont restés invisibles (au repos ?), mais Charlie, Stéphane, Eric, Christophe, Jos, Daniel, Jean-Louis et moi, nous étions bien là. Jean-Louis qui trouve que les départs à 8h30 sont bien trop tardifs était déjà parti depuis longtemps quand nous avons démarré. Daniel et Jos se limitent au 75, les autres au 110. Seulement 2 coureurs sont présents (Eric et Christophe). Peut-être seront-ils calmes et que les 5 resterons ensembles ? Et visiblement cela marche. Stéphane souffre mais tient bon.

Et ce qui devait arriver, arriva. Un groupe de cyclo de Blanmont nous a rejoint. Naturellement les instincts de vitesses et de courses inculqués semaines après semaines par Pietro refont surface dans les esprits de Christophe et Eric. Le rythme s'accélère tout doucement, Stéphane est le premier à être lâché, ensuite c'est Charlie et puis c'est moi (c'est presque le scénario habituel, sauf qu'ici nous sommes moins nombreux que d'habitude). Enfin le 1er ravitaillement arrive après 38 km  un peu après Villers-La-Ville et ses ruines. Nous repartons à 4 puisque Stéphane n'est jamais arrivé (où est-il) et nous restons +- ensembles jusqu'à ce que les gars de Blanmont reviennent encore (ils étaient restés plus longtemps au ravitaillement). Et Charlie redisparait, mais nous le retrouvons au 2ème ravitaillement/contrôle de Mazy au km 60.

Et ensuite Christophe et Eric décident de partir. J'essaye de les suivre de loin. Ils roulent tellement vite qu'ils ne voient plus les flèches. Et trois fois je les revois à moins de 200 mètres, chaque fois ils se sont trompés. Au dernier ravitaillement de Ways, je les retrouve, et Christophe décide de larguer même Eric. En les voyant on peut les comparer à des motos : Christophe en grosse cylindrée toujours avec de la réserve, Eric en petite cylindrée, genre mobylette gonflée, mais moulinant au maximum dans les montées pour arriver à ne pas se faire décrocher. Ce qui s'est pourtant bien passé. Presque 28 km/h de moyenne et je ne sais pas les suivre, il faudra bientôt ouvrir une section « course » dans ce club.

Et enfin le Lion est là. Ce brevet est un Brevet à Dénivelé qui s'ignore (+-1000 mètres). Pas beaucoup de plat et toujours des montées, des faux plats et quelques descentes. C'est un parcours usant, tellement usant que Charlie et Stéphane ont disparu (Mais où sont-ils ?).

                                  _________________________________

Le profil du parcours (110 km) assez accidenté:

Projet7

 

 



Samedi 04/07/2009 : A Flémalle ça fait mal (je sais c'est facile)
Par Alain Darville


Nous n'étions que trois à prendre le départ du brevet à dénivelé de Flémalle. Le 170 km ayant été supprimé, Fabien et moi nous sommes partis sur le 154 km. Patrice est venu aussi mais lui voulait faire le 132 km. Il fait beau, le vent est presque nul, c'est un temps parfait pour faire du vélo, même si dans les côtes la chaleur faisait transpirer à grosses gouttes.

L'allure est assez soutenue, Fabien faisant le tempo dans les côtes. Il ne force pas trop, sinon il sait bien que je serai largué à la première grosse côte venue.

Nous passons par Esneux et Remouchamps (ouf on ne fait pas La Redoute, et c'est ici que j'apprend que Fabien, pour sa grande honte, ne l'a jamais faite) avant de longer l'Emblève. C'est une partie de manivelle jusqu'au 1er ravitaillement. Ensuite nous faisons une boucle de 20 km en passant par les sommets de Xhierfomont , Cheneux et Stoumont avant de revenir au 2ème ravitaillement qui est le même que le 1er. Et ça tombe bien, puisque Fabien y a oublié sa gourde. Si nous étions restés plus longtemps, nous aurions tout su sur les voyages Alsaciens de la dame qui s'occupait du ravitaillement même si elle était, elle aussi, en boucle, puisqu'elle racontait toujours la même chose la 2ème fois. Un stouffer se vantait en criant bien fort d'avoir fait l'Ariégeoise, qui est une des cyclo-sportives des plus célèbres. Elle se fait dans la région des Pyrénées (http://www.cyclosport-ariegeoise.com/). Il avait fait les 11 cols du parcours de plus de 200 km. Je ne vois que 3 cols et 160 km. Et à la façon dont il grimpait les côtes il n'a pas du finir 1er.

Mais bon, son copain bien plus discret qui avait fait "Le Tanargue" de l'Ardéchoise en 2 jour (2x190 km, c'est déjà autre chose, nous on l'a fait en 3 jours), a décidé de nous accompagner. Naturellement dans ce cas Fabien met une dent en moins, et c'est parfois sur le grand plateau qu'on gravit les pentes pas trop sévères. A ce rythme Patrice est avalé après moins de 100 km, (on lui a repris les 20 bornes de la boucle), et nous l'attendons au 3ème ravitaillement. Il fait 30°, et il est habillé cuissard long, veste manches longues, et gants d'hiver, plus casque de ville sans aération. Tout le monde se demande comment il tient le coup, et visiblement il souffre un peu de la chaleur.

Ensuite nous continuons à deux dans le Condroz avec les bosses casse-pattes à monter et à descendre et qui empêchent d'avoir un bon rythme dans les montées. Nous passons par Nandrin et son festival rock, et enfin c'est la descente vers Flémalle. Pas fâché d'arriver avec une moyenne de 26,7 km/h et un Fabien à peine fatigué. Il se prépare à faire les "Cinglés du Ventoux" (3 ascensions en 1 jours par les 3 faces) avec les Christophes (le Belge et le Suisse), et avec ce qu'il a montré il n'est pas trop loin de la forme optimale.

Et Patrice est bien arrivé. Il n'a pas fondu dans la chaleur, mais le jour où il se décidera à s'habiller normalement et à mettre ses calles pied automatiques (qu'il a enfin achetés, si si...), il roulera enfin un peu mieux dans les montées. Et déjà son sac à dos a rétréci.

                                                   ___________________________

Le profil du parcours (150 km):

Projet6




Dimanche 28/06/2009 : Saint Guidon nous abandonne !

Par Pietro Sirigu

Aujourd'hui nous avons programmé une sortie club puisqu'il n'y a aucun brevet dans les environs.

Exceptionnellement le départ à été avancé à 08H00 pour nous permettre de faire le grand parcours A soit 100KM.

Sont présents : Alain, Philippe, Charlie, Jean Louis, Eric, Renaud, Christophe, Stéphane,Gérard et moi.

Jos, Daniel Wauters et Daniel Margan roulent de leurs côtés un parcours plus light.

Depuis le début le rythme du groupe est cadencé par une allure soutenue mais surtout tout à fait correcte pour tout le groupe. En fait tout le monde suit à peu près sans peine.

La sortie se déroule sans évènement particulier et Stéphane sur son nouveau vélo s'accroche avec beaucoup de volonté au groupe.

Enfin, il prend du plaisir à rouler, c'est vrai que cela le change de sa vieille bécane trop petite, trop courte, trop vieille enfin trop quoi ,!

Mais la malchance s'installe dans le groupe aux travers des multiples crevaisons de Charlie qui visiblement rencontre un problème de fond de jante ce qui endommage ses chambres à air.

Saint Guidon nous abandonne, il est vrai que nous ne sommes pas très assidus et même pas du tout à la messe dominicale .....serait-ce un signe du ciel ?.

Donc nous sommes contraint à plusieurs arrêts pour réparation vers le 60ème , 65ème et 70ème kilomètre.

A partir de là, les choses s'emballent Jean louis, Renaud ou Christophe augmentent sensiblement le rythme.

Les choses explosent à hauteur du pont de l'autoroute à Dilbeek où Christophe place un pétard ( Pas un mouillé .....non un vrai ) la plupart des gars effrayés par l'explosion regarderons à partir de là la scène de loin et nous partons à trois à savoir Christophe, Renaud et moi.

Je suis bien évidemment content de cette situation puisque je me retrouve avec les jeunots du club .... papy à encore de beaux restes même si j'ai failli avaler mon certificat de naissance tellement le rythme d'ascension était élevé.

Eric et Jean Louis mènent la chasse et reviennent sur nous.

Le final du parcours se fera en emmenant bon train et en roulant presque plus vite dans les côtes que sur le plat ... allez comprendre !

A l'arrivée, un coup de téléphone du .....pauvre Charlie qui une fois de plus est à plat me fait devenir dépanneur du « Touring secours » , je le rapatrierai en camionnette .

Au sujet de la camionnette une petite blague :

Pourquoi les italiens et Charlie ont-ils perdu la guerre ?

Parce qu'ils entendaient  « tous à la camionnette » au lieu de « tous à la baïonnette » !

A bientôt pour de nouvelles aventures ....personnellement, je raterai quelques épisodes pour cause de vacances.


                                     _____________________________

Le tracé GPS. (Remarque: L'altitude de départ n'est pas correcte):

http://www.gpsies.com/map.do?fileId=nhpkvuecrddilecm


Le profil du parcours (+- correct) et les vitesse atteintes par Alain:

Projet5











Mercredi 17/06/2009 au samedi 20/06/2009 : L'Ardéchoise 2009.
Par Fabien Moreau

http://aurore-cyclo-ardechoise-2009.skynetblogs.be/

 


 

Dimanche 21/06/2009 : Brevet d'Hoesvil

Par Pietro Sirigu

Le brevet d'Hoesvil est un brevet atypique puisqu'il est organisé au départ de Vilvorde ( Flandre ) par un club qui est composé majoritairement d'ibères..... francophones.

Question organisation, il n'y a rien à dire puisqu'il font cela de manière très professionnelle avec un fléchage de première qualité ( N'est-ce pas Patrice ?) .

Grande première, Stéphane est au départ avec son nouveau vélo et cela va se voir : pour un peu il aurait creusé des..... canyons dans la route.

Sont présents : Jean Louis , Christophe , Gérard , Renaud ( Qui en a finit avec ses examens ) , Patrice , Charlie , Eric , Jos , Daniel Wauters et Daniel Margan et moi .

Notre secrétaire Alain est absent, il est en ce moment sur la route du retour de l'Ardéchoise où il a roulé en compagnie de Guy et Fabien.

Nous démarrons vers 08H40 sur un rythme moyen de façon à faire quand même un bon bout de chemin ensemble.

Jean Louis se chargera du tempo pendant une vingtaine de kilomètres avec tout les gars dans sa roue et sans un relais. Tout le monde à suivi pendant ses 20 km, même Charlie venu en VTT et grande nouvelle Stéphane suit enfin le rythme sur son nouveau canasson.

A hauteur de Kampenhout Charlie décide de continuer plus tranquillement ce qui est normal vu l'engin avec lequel il roule !

Le rythme s'accélère, je prends les choses en main jusqu'au 1er contrôle soit le 35ème KM.

Le rythme rapide des premiers kilomètres commence à se payer ce qui décide Gérard, Stéphane et Jos à bifurquer sur le 75KM à hauteur de Leefdal.

Nous continuons à cinq soit Renaud , Jean Louis , Christophe , Eric et moi.

Le rythme reste très élevé et nous attaquons bientôt les difficultés du jour entre Neerijse, Pecrot, Ottenburg, Terlanen, Huldenberg ou Duisburg.

Comme d'habitude, Christophe et Renaud flingue dans les côtes ce qui fait souffrir Eric, Jean Louis ou moi.

Malgré l'allure particulièrement haute, le vent bien présent et la très belle rinçade à partir d'Huldenberg le groupe est resté +/- soudé et seul Eric a déclaré forfait dans le final en proie avec des douleurs dorsales.

Le retour est du même tonneau à savoir rapide, sous la flotte et contre le vent.

Nous commençons à voir les faubourgs de Vilvorde à partir de Perk , il est plus que temps car nous sommes plusieurs au bord des crampes par manque de kilomètres ( L'entraînement , il n'y a que ça de vrai ! ).

Nous arrivons finalement à quatre à la très belle moyenne de 32KM/H ce qui vu les conditions de vent et pluie est très beau.

 


 

Dimanche 14/06/2009 : Un peu de casse

Par Alain Darville

Au brevet de Boisfort (C'est un Brussels Trophy) traditionnellement chacun vient avec sa boussole et ses cartes parce que le fléchage à parfois quelques ratés. Comme on le sait, ce n'est pas trop grave.

Freddy qui prépare sa reconversion en météorologue annonce qu'il pleuvra à 11h et que de ce fait il fera le 60 km pour ne pas être mouillé. Les autres feront le 90, le soleil est là, il fera beau, Freddy dit n'importe quoi. Les autres ne sont pas venus en masse. Daniel est parti à l'ouverture sur le 60. Jos et Umberto sont partis en duo sur le 90. Patrice fait en solitaire le 90. Daniel (l'autre) fait le 30. Le groupe est composé de Jean-Louis, Eric, Pietro, Charlie, Christophe et moi pour le 90, Freddy et Stéphan pour le 60.

Naturellement un raté dans la lecture des flèches fait que le groupe se scinde en 2 après 3 km. C'est donc la chasse pour revenir sur Eric et Christophe qui ont continué. Comme j'ai mis (avec difficulté) une nouvelle chaîne en vue de l'Ardéchoise, c'est l'occasion ou jamais de la tester à fond. Et bien sur, ce qui devait arriver arriva, la chaîne a cassé en pleine montée. En soit ce n'est pas trop grave, mais en cassant elle a emporté le guide chaîne des plateaux avants qui s'est tordu et a cassé son attache. C'est con. L'Ardéchoise est dans 2 jours, et le vélo est cassé.

Freddy se précipite pour m'aider et Pietro arrive un peu plus tard. Comme j'avais prévu le coup (de la chaîne, pas du reste), j'ai un dérive-chaine avec moi. Pietro la rattache mais je devrai rouler uniquement sur le seul plateau intermédiaire. Merci Pietro pour l'aide précieuse, la chaîne tiendra jusqu'au bout. Pietro, Christophe et Charlie décident de ne pas m'abandonner au cas où cette chaîne recasserait. Eric et Jean-Louis croyant que nous faisions finalement le 60 sont partis à 2 sur le 90. Comme cela avait l'air de fonctionner, nous avons quand même fait le 90.

A Bonlez, nous refaisons un raté dans le parcours et nous faisons un petit détour. Christophe est un BRMiste convaincu et nous remet illico presto sur le bon chemin.

Et à 11h précise il commence à pleuvoir. Au début un petit peu, mais de plus en plus fort au fil du temps. Freddy avait raison et il est déjà rentré bien au chaud.

Les derniers kilomètres sont un véritable gymkhana sous la flotte, sur les pistes cyclables, dans les bois, sur les ponts en bois du ring. C'est dangereux et cela glisse. Il ne manquerait plus qu'une chute pour finir en beauté la matinée.

Mais on y est avec 94 km au compteur. Le dénivelé n'est pas mal : +/-800 mètres.

Comme mon vélo ne sera pas réparable en 2 jours, je prendrai le second qui n'est pas vraiment adapté à la grimpette. On verra.

                                              __________________________

Des nouvelles de Patrice. Sur ce genre de parcours comment allait-il s'y retrouver? La suite est de Patrice...

J'ai bien mes deux contôles du 90 kilomètres et j'ai bien 110 à mon compteur (environ 10 pour aller et 10 pour revenir, je suis allé en vélo) mais je ne me suis pas présenté à l'arrivée.  Perdu, comme tu le signales, à plusieurs reprises, nous avons (je dis nous car nous étions plusieurs notament un groupe avec lequel j'étais au début des maillots bariolés mélange de blanc et de rouge) que j'ai perdu au début d'une forte côte (un petit rond-point et une montée directe, en descendant du grand plateau au second et directement, vu la pente, au plus petit, la chaîne à continué hors plateau, j'ai dû m'arrêter, la chaine hors plateau, çà n'avance pas, vous non plus ?) j'ai été distancé puis, un passage à niveau et plus loin un feu rouge ont tôt fait de les éloigner définitivement.  Définitivement, non pas tout à fait, puisque, comme tu le relates, la pluie venue et les flèches éparses ont fait que je me suis encore perdu mais j'ai retrouvé mes compagnons du matin en train de réparer une fuite d'un des leurs, un peu plus loin un autre cycliste, solitaire, entamait lui aussi une réparation sous la pluie.  Comme je n'avais aucun vêtement de pluie, mouillé pour pouillé et perdu pour perdu, je suis retourné directement chez moi sur le chemin, connu maintenant, Overijse - Brussel  Bruxelles, avec un tronçon le long de l'autoroute et retour direct chez moi. 


                                              __________________________

Le profil du parcours (du 90 km) qui n'est pas vraiment plat:
Projet3






Dimanche 07/06/2009 : Milan - San-Remo 2009.
Par Christophe Van Schepdaele

http://aurore-cyclo-milan-sanremo-2009.skynetblogs.be/









Dimanche 07 mai 2009 : Ce sont les élections régionales et européennes.

Par Alain Darville

Ce dimanche, ce sont les élections régionale et européennes. Aucun brevet officiel n'est organisé. C'est donc une sortie club entre « vieux ». Les jeunes sont soit en examen (Renaud), soit partis en Italie faire Milan - San-Remo (Christophe), soit assesseurs aux élections (Freddy).

Il reste donc 9 valeureux cyclo, soit Pietro, Daniel, Marc, Charlie, Jos, Eric, Umberto, Daniel et moi. Nous roulons groupé la plus grande partie du trajet sauf à la fin où Eric et Pietro se sont échappés. Eric avec son nouveau vélo bleu et sont équipement en bleu flashy peut sans problème être surnommé le « Schtroumpf bleu ».  Comme il fallait ensuite aller voter, cette sortie s'est faite à du 27 km/h de moyenne, pour que chacun arrive à temps.


Et c'est le moment de placer ceci :

De temps en temps les cyclos du club font « une infidélité » au calendrier du club en faisant des brevet en Belgique ou à l'étranger. Ces brevets ne comptent que dans le « Classement des Brevets Officiels », mais sont toujours intéressant comme idée de futures sorties (un jour peut-être...).

                                               _____________________

Le voyage en Normandie de Fabien du week-end du 21 au 24 mai. La suite sont les propos de Fabien:

A propos de la Normandie, j'ai eu l'honneur de « remporter » avec nos couleurs un trophée à la rando Les Routes de l'Estuaire le samedi 23 mai à Gonneville-sur-Honfleur . Bon d'accord, j'ai peu de mérite, c'est le trophée du participant le plus éloigné ... mais il fera bien dans la vitrine. 

C'est une rando que j'ai trouvée sur le calendrier de la FFCT (http://www.ffct.org/) près de ma patrie d'adoption, le pays de ma femme, Honfleur, le Calvados, l'Eure,  et ses villages aux noms coquins : Quetteville, Trouville, Glanville, ...

Quelques photos ici : http://lemaillonlibre.servhome.org

Mais je ne suis pas dessus car c'est le groupe parti à 7h à allure contrôlée.  C'est une rando à l'ancienne précédée d'une camionnette qui diffuse de la musique de kermesse. Derrière, nous sommes partis à 8h à allure libre.  Ca a bien tiré à 30km/h minimum pendant les 140km.  Il faut être attentif car quand ça casse, ces gars-là ne se retournent pas.  Le niveau était impressionnant.  Mais quand j'ai un jour trouvé un vieux vélo d'occasion sur une « foire-à-tout », j'avais déjà réalisé que c'était un coin de bons cyclistes : le bougre était monté en 52-43 et 13-21 !!!

Le jeudi 21, j'avais  fait une autre rando à Pont-Audemer.  Parcours quasi identique, un peu plus court, organisé par le club local : http://acpontaudemer.free.fr 


                                        _________________________

Jean-Louis a participé ce samedi 6 juin à la 1ste Halse Pijl voor wielertoeristen, Semi classique du VWB. Voir le site http://www.groothalletoerist.be/. Il a fait les 140 km du parcours.

 


 

Dimanche 31/05/2009 : Le mot du Président à propos de notre organisation
Par Pietro Sirigu

Formidable, il fait beau !!! Mais cela drainera-t-il du monde sur notre brevet ?

Dès 07H30 c'est l'affluence et comme d'habitude les mêmes habitués se présentent à l'inscription.

Constatation : au plus qu'ils sont âgés au plus qu'il se lèvent tôt.

Nous allons cependant très vite déchanter, en fait il n'y aura que 177 minables inscriptions.

Un merci aux personnes qui ont honoré notre brevet par leur présence.

Guy a fléché entièrement tous nos parcours ( 40 - 65 et 90KM) et je lui suis très reconnaissant car je sais par expérience le boulot que cela représente . Il a bien du mérite, lui qui doit composer avec les ennuis de santé de son épouse.

Critique ou remarque générale .....les flèches sont trop petites.

Plusieurs clubs nous ont fait l'honneur de venir en nombre à savoir le CTB, Hoesvil, LWT et Zellik.

De manière générale, il y a eût une grande défection des clubs bruxellois et c'est bien triste !

Je ne peux me résoudre à accepter cela alors que nous sommes coutumiés d'envoyer une vingtaine de cyclos sur tout les brevets et quand je vois pour quel...... retour !

Malheureusement, alors que j'avais proposé d'arrêter nos organisations ( Je précise en connaissance de cause ), une grosse partie du club s'est élevée contre mon projet. Je suis tout à fait d'accord sur le principe puisque je suis avant tout un démocrate et que dès lors il faut se plier à l'avis général.

Je remercie tout particulièrement, les membres du club qui ont oeuvré aujourd'hui à l'organisation de notre brevet c'est à dire Isabelle, Isoline, Myriam, Daniel, Gérard, Christophe & Jos.

Je me suis fais un devoir de venir m'occuper des inscriptions et ce uniquement pour honorer ma fonction de Président, en vérité je vous le dit totalement contre mon goût puisque je connaissais l'issue sur le succès de participation à notre brevet.

Ce sont les paroles d'un Président bien amer ... qui ne rejoint malheureusement pas l'avis général de ses troupes !

Bien que vous puissiez compter sur ma totale solidarité et mon dévouement sans limite, je me demande s'il n'est pas temps que je passe la main.

La liste des participants par club:

 INDIVIDUELS                           

24

 CYCLOTOURISTE BASILIQUE        

22

 WTC HOESVIL                    

19

 LEEUWSE WIELERTOERISTEN        

17

 WTC ZELLIK                     

12

 CHATEAU D'OR                    

8

 KOEKELBERG SPORTIF             

7

 HET EILAND                     

7

 SIBELGA-SPORT                  

7

 ROYALE AMICALE CYCLISTE UCCLE  

6

 WTC ASSE                       

6

 WTC DE FIETSVRIENDEN           

5

 C.W.L.                          

4

 FORTIS CYCLO AG                

4

 WTC  BEERSEL                   

3

 GEMBLOUX SPRINT CLUB           

2

 VLIEGEND WIEL NEGENMANNEKE     

2

 ROYAL WOLUWE VELO CLUB         

2

 W.V.Z                          

2

 ROYAL GUIDON BOITSFORT         

1

 CC NOUVEAU BERCHEM             

1

 CYCLO BOL D'AIR                

1

 VERBRUGGELINGEN                

1

 WTC  RUISBROEK                 

1

 AURORE CYCLO                   

13

Total

  177



 

Week-end des 30 et 31 mai 2009 : BRM 600 à Morkhoven
Par André Van Eeckhout

Pourquoi ce W-E alors que le club organise une randonnée? C'est le seul BRM600 organisé en Belgique cette année, celui de Tournai ayant été supprimé à cause des élections. L'objectif principal étant Londres-Edimbourg-Londres, j'ai besoin de longues distances.

Départ 6 h. De Morkhoven nous rejoignons rapidement le Canal Albert, le train n'étant pas trop rapide je reste dans les roues, le vent est de ¾ face; après Hasselt , virage et vent de côté jusque Gellick (Km 83) premier contrôle. Encore un bout du canal Albert, l'écluse de Lannaye puis la Meuse jusque Liège où nous devons trouver le Ravel qui, longeant l'Ourthe, doit nous amener à Esneux. Erreur de parcours dans Liège, nous suivons non pas l'Ourthe mais la Vesdre! Mea culpa Mr Lefebure !!, cette fois, j'aurais dû t'écouter. Bilan une douzaine de kilomètres en plus. Jusque là j'ai pu tenir les roues (en me mettant dans le rouge). Quelques kilomètres avant Esneux, je dois laisser partir le groupe et reprendre mon tempo. Le deuxième contrôle est à Remouchamps (151 km - 162 parcourus). Je repars seul à 14h45; la galère commence, le vent, tantôt à gauche, tantôt à droite ou de face car la route est très sinueuse, nous suivons les vallées!! de l'Amblève et de la Lienne, mais en réalité ce sont les montagnes russes. Troisième contrôle à Schmette (G-D de Luxembourg). En bon randonneur, j'étudie la carte et prends la décision de suivre la Route Nationale puis de reprendre puis loin la route de Vianden, cela devrait me permettre de récupérer le détour de Liège et de ne pas arriver trop tard au logement à Wallendorf en Allemagne. Entretemps, je suis passé au 4e contrôle (10') et ai escaladé quelques belles bosses ... la nuit est tombée, je ne vois plus les côtes mais je les sens..dans les jambes. Au sommet d'une longue et dure montée, un panneau m'indique 14% pendant 2,5 k ; descente dans le bois, trou noir, route en mauvais état, nombreux virages.... Je vérifie mon parcours à chaque changement de direction, ce n'est pas le moment de rajouter des kilomètres et j'arrive à 23 h 00. OUF! Je m'attendais à pire. 320 km parcourus, 2250 m de dénivelé en 190 km). Excepté un couple d'allemands, ils étaient tous à table et ont applaudi mon arrivée, ça m'a fait chaud au coeur, tous savent que je suis un peu court au niveau kilomètres suite à mon accident. Un repas, une bonne douche et ..un peu de sommeil (trop peu). Petit déjeuner à 6h00 et je m'élance à 6h30 en compagnie du couple cyclotouriste Muriel et Frédérique (sur le vélo, ils se sont rencontrés, sur le vélo, ils se sont aimés.. )

Le retour se fait via l'Eifel, la vallée du Kyll (avec plein de côtes de 10, 12 %), premier contrôle après 70 km, ensuite direction Malmédy et l'Est de la Belgique (Elsenborn) puis retour en Allemagne, 65 km démentiels, pratiquement pas de tronçon plat , contrôle à Roetgen. Entretemps, j'ai été dépassé par le trio André Lefébure, Willy (Mouscron) et Daniel (NL Ternat). Je repars seul mais rejoint peu après le trio précité qui cherche sa route. Je reste avec eux (en mordant sur ma chique) jusque Gellick mais ils ont fait preuve de solidarité en m'attendant lorsque je décrochais dans les longues côtes. Nous voici à St Pieters Voeren, ....Voeren, .....Voeren puis retour au Canal Albert vers Gellick via le même parcours que ce matin. Le reste c'est plat. Nous repartons de Gellick avec 204 km au compteur, il en reste 79 dont 75 le long du canal. Parti de Gellick à 18h30 en compagnie du trio, nous sommes rentrés à 21h 50! 80 km en 3 h 20 grâce à deux mobylettes Willy et Daniel; je me suis calé dans leur roue à 25-26 et ils se sont relayés. Chapeau, la solidarité existe encore chez les randonneurs! Sans eux, je serais rentré hors délais. Je pardonne bien volontiers à André Lefébure son erreur de fin de parcours qui finalement ne nous a coûté qu'un km en plus. Après avoir pris un verre, retour vers le sporthall pour une douche; la femme de Jan nous a ouvert la porte mais n'a pas voulu me frotter le dos !!!!

Voilà un BRM600 qui me laissera de bons souvenirs, j'ai peiné mais je sens que tous ces efforts consentis finiront par m'amener en forme fin juillet pour L-E-L.

Prochain objectif : du dénivelé à l'Ardéchoise.

Ensuite du 24 juin au 4 juillet 2 diagonales de France pour finaliser l'entraînement longue distance. Hendaye-Menton : 940 km - 5000 m de dénivelé; 2 jours de farniente à Menton à contempler les femmes se faisant dorer par les rayons de Maître Phébus.

Menton - Dunkerque 1160 km - 8000 m de dénivelé.

 

 


 

Samedi 30/05/2009 : Le BAR est de retours.
Par Alain Darville

Depuis 2005 le BAR (Brevet Ardennais du Randonneur) n'était plus organisé. Cette année-ci, il est de nouveau au programme. Comme c'est le premier BCC (Brevet Cyclo Coteur) que j'ai fait (en 2005 précisément), il me tenait un peu plus à cœur que les autres. Je me souvenais d'une journée caniculaire avec une fin de parcours assez éprouvante. A l'époque Pietro, Gérard, Alain Delvaux et moi avions fait le grand.

Mais 4 ans plus tard, les choses ont bien changé, et je voulais voir si je résistais mieux à l'effort. Fabien m'accompagne dans le 218 km, bien qu'au départ il voulait se limiter au 135 voir le 176 km. Patrice était parti une heure avant nous sur le 135 km.

Comme il est 8 heures passées quand nous nous élançons, nous seront parmi les derniers à faire le grand parcours. L'avantage c'est qu'il n'y a plus trop de monde aux ravitaillements, l'inconvénient, c'est que ceux qui sont passés devant risquent d'avoir tout mangé et tout bu quand nous passerons. Mais non, pas de crainte à avoir de ce côté-là, les ravitaillements ont tous été bien fournis.

Le fléchage est un peu déroutant, au début je suivais des flèches mises sur des poteaux, mais ça ne devait pas être ça, puisqu'il fallait suivre des flèches jaunes et puis oranges au sol. (Tout le stock des jaunes avait été épuisé.)

Le vent est au nord-est, ce qui veut que nous l'aurons un peu au départ et beaucoup au retour.

La première étape nous mène à Bastogne (km 45) en visite du Mardasson. Fabien a des fourmis dans les jambes. Chaque fois qu'un cyclo nous dépasse dans une montée, il veut absolument le suivre, voir le précéder. Comme je suis l'élément modérateur du duo (même si c'est contraint et forcé), il doit régulièrement m'attendre.

Après Bastogne, c'est direction Fauvillers. C'est facile. Le vent est dans le dos, comme il souffle fort, notre vitesse augment vraiment, même si je sais que nous payerons de nos efforts bien plus tard. Le grand plateau est mis la plupart du temps même souvent en montée. Comme ça le vélo devient vraiment amusant. C'est à Fauvillers (km71), au ravitaillement que nous récupérons notre soldat Play-mobil (Patrice pour les non-initiés), qui passe visiblement plus de temps à papoter qu'à rouler. Il s'était fait deux nouveaux copains de route, deux anciens de Fortis. Il devait se dépêcher (mais il n'en donnait pas l'air) pour être à temps à son meeting électoral à Bruxelles.

Mais à peine nos chemins se sont croisés, qu'il faut se séparer. Fabien et moi partons vers Bellefontaine et nous allons traverser la Forêt d'Anlier et ses célèbres toboggans pas si faciles que ça à franchir. A Habay-la-Vieille, le parcours fait un minuscule changement par rapport à la dernière fois. Les anciens se souviendront qu'au bout d'une descente assez forte la route faisait un angle droit à 90° vers la gauche. Mais la majorité des cyclos continuaient dans la cour d'une ferme. Cette fois-ci ils ont contourné la difficulté.

A Bellefontaine (km 112), nous partons avec un petit groupe de 3 Français. Au début il a fallu s'habituer à rouler ensemble, puisque dans les côtes assez fortes ils prenaient l'avantage, et dans les faux plats, c'était nous. Mais comme le vent était vraiment très fort de face, nous avons fini par rouler vraiment ensemble en essayant de tourner pour se relayer. Enfin moi j'y arrivais dans les rares plats et les descentes tandis que dans les montées, c'était 2 Français et Fabien qui faisaient le boulot. La vitesse augmentait sensiblement en roulant ainsi, même si j'étais souvent à la limite pour essayer de ne pas trop traîner dans les côtes.

Un des Français était vraiment costaud, il ramenait chaque fois l'un ou l'autre attardé (pas mental mais souvent moi) après une montée un peu rude. Celui-ci avait fait Paris-Brest-Paris en 48 heures. Vraiment très fort.

Après le contrôle de Cousteumont (km 152), Fabien est victime d'une fringale. Il faut qu'il s'alimente en sucre, mais pendant ce temps nos trois copains sont partis. Tout doucement Fabien reprend du poil de la bête et nous les récupérons au dernier contrôle de Houmont (km 182). Après ça on ne se quittera plus. Le GPS va enfin servir à un carrefour sans flèche. Une nouvelle couche de goudron a été mise et les flèches ont disparu. Avec le GPS nous redémarrons dans la bonne direction.

Et c'est enfin l'arrivée, les 216 km et 3000 mètres de dénivelé ont été faits à du 26,2 km/h de moyenne. La descente vers La-Roche est jubilatoire. 10 km de descente plein pot.

C'est un très beau parcours avec de beaux paysages. Mais il y a peu de temps de récupération et ce sont souvent de grosses bosses à franchir les unes après les autres. Rouler vite au début est très prenant mais à la fin les muscles commencent à flancher.

Et c'est autour de bonnes bières de la région que nous apprenons que nos nouveaux copains viennent de Valenciennes et que nous les verrons peut-être à l'Ardéchoise. Ca aussi c'est le vélo. Faire des rencontres enrichissantes et avec Fabien cela devient facile.

                                          _______________________________

Quelques photos prises par Fabien:

090530 BAR 1Alain

090530 BAR 2

090530 BAR 3Gros plan de Fabien

090530 BAR 4Villa "typique" et le dos d'Alain.

Palmiers ardennaisLe palmier ardennais.

Pipes gratuites




                                    ________________________________

Le profil du parcours:

Projet2



Le GPS a battu le beurre pour enregistrer le parcours. A Bastogne, il s'est mis a enregistré un point chaque seconde. A ce rythme les 10000 points de traces ont été atteinds bien avant la fin du parcours. Il doit y avoir un brouilleur au Mardasson.

 

 

 

 


 

Sortie du Dimanche 24/05/2009 : Vérification du parcours 90 km

Par Pietro Sirigu

En ce Dimanche printanier, un soleil radieux nous attend.

C'est idéal pour procéder à la vérification du fléchage de notre brevet de ce 31/05/2009.

Nous formons donc 2 groupes, l'un ira sur le 65KM et l'autre sur le 90KM.

Daniel, Dan, Philippe et Jos feront le 65KM pendant que Laurent, Freddy, Eric, Renaud, Jean Louis, Marc Keymeulen, Patrice, Alain et Pietro feront le 90KM.

Gérard ayant subit une panne d'oreiller accouplée à de beaux ronflements fera le 40KM seul de son côté.

J'oubliais, nous sommes accompagné d'un jeune nouveau qui vient voir comment cela se passe chez nous.  Je ne connais pas son nom mais je peux vous dire qu'il s'est aventuré sur le 90KM avec beaucoup de mérite. J'espère qu'il est bien rentré et que nous aurons l'occasion de le revoir. Message à son attention : c'est en forgeant que l'on devient forgeron !

Dès le départ l'allure est soutenue, nous sommes évidemment aidé et transporté par les très bonnes conditions météo.

A hauteur de Essene nous rattrapons Daniel et Dan partis 10 minutes avant.

A hauteur d'Affligem soit le 1er contrôle, Philippe qui bifurquera sur le 65KM me signale que la moyenne actuelle est de 29KM/H.

Certains battent de l'aile et déjà je constate que ce ne sera pas le jour d'Eric qui manifestement évite de prendre des relais pour s'épargner, Alain imitant Yvette Horner sur le " Tour "  fait de l'accordéon.

Une fois Meldert, je décide de prendre les choses en mains, histoire de transformer cette sortie en un bel entraînement.

Seul Jean Louis prend des relais : les autres flânent.

Enfin Renaud fait sa part de travail, je lui explique qu'il ne faut pas tout donner mais que rouler à un bon train s'impose.

Du côté de Merchtem Eric qui ne sait plus " Treker " et le " nouveau " sont lâchés.

Un peu plus tard c'est Freddy et Jean Louis qui paient l'addition des efforts.

Nous sommes maintenant à 3 à savoir Renaud, Laurent et moi.

Laurent qui déménage dès la semaine prochaine pour s'exiler en province est particulièrement en forme et nous accompagnera jusqu'au bout.

Résultat de notre sortie = 88,66KM à la moyenne de 31,5KM/H.

Il n'y a eût à aucun moment des accélérations subites mais bien un tempo constant gage selon moi d'une bien meilleure gestion de l'effort.

En résumé le fléchage est tout à fait satisfaisant, il faudra juste s'adapter à 2 types de flèches différentes. Il suffira de le signaler au départ !

Un grand merci à Guy Godfrind qui s'est occupé seul de ce travail et je peux vous dire en connaissance de cause que c'est un travail harassant.....j'espère qu'il y aura beaucoup de participants pour honorer son travail.

J'espère vous voir nombreux sur les parcours de notre brevet.

 

 


 

 

Samedi 23/05/2009 : Comme un air de vacances

Par Christophe Van Schepdaele
 
La dernière fois que j'ai eu l'occasion de faire un 400 ( en un jour ) c'était lors de la fameuse année de Paris-Brets-Paris il y a deux ans avec entre autre mes potes Pietro et Alain.

Je me suis souvenu que ce qui était brutal dans ce type de longue distance, c'était l'heure de réveil. Me suis levé ce samedi à 01h30, l'heure à laquelle mes parents sont allés tout simplement se coucher. Il n'y pas si longtemps, je rentrais quand mes parents se...levaient. C'était sympa! Je m'apprêtais et avant de plonger dans ma bagnole tout le monde ronflait dans la baraque...
 
Le départ de ce magnifique BRM est donné à 04h00 à Kain qui se trouve pas très loin de Warchin; lieu de départ des 200 et 300. Nous sommes accueillis dans la résidence de l'organisateur du BRM. Le vélo est équipé version P-B-P avec lampe frontale et au guidon pour être suffisamment visible par les automobilistes. Je croise notre Pékinois André Vaneeckoudt qui revient tout doucement en grande forme. Nous serons au total 21 participants ce qui est beaucoup pour un 400.
 
Un des randonneurs me demande. Ah, alors! Où sont Pietro et ses fidèles lieutenants 
Mais alors la question qui revient de temps en temps d'un des cyclos c'est: mais surtout où est Pietro? Je les rassure en leur disant qu'il s'est reconverti dans le 7ème art momentanément après son boulot. Réalisateur mais surtout acteur de film...euuuuh comment dit-on encore? HOT HOT HOT et que son retour se ferra bientôt en fanfare avec le reste des Brmiste du club.

C'est avec joie que je retrouve aussi les cyclos avec qui j'avais fait les 200 et 300.
Il y a quelques grands spèchialistes de la longue distance tels que Robert Luycks, Geert Lammens, Kristof ( pas moi, un autre ) et d'autres gars super sympas avec qui je roulerai toute la journée. Nous formerons un groupe de 8 cyclos.
 
Nous nous en allons bien évidement sur les vélos dont certains éclairés comme la Tour Eiffel histoire de se rassuré et d'être vu de loin voire de très très loin...peut-être même de Paris.
J'ai eu l'occasion de discuter avec notre ami André pendant 10 min et puis...hop plus d'André. Il a suffi d'une accélération et l'envie de prendre les roues était tel que je me sentais attiré comme un aimant. Ce sera la première échappée matinale d'un groupe formé de 6 cyclos mené tambour battant par Edouard Christ ( que Pietro connait bien ) mais qui devra abandonner au km 86 à Coulsore suites à de trop fortes douleurs à la nuque et à l'épaule. Nous assisterons à un magnifique levé de soleil et surtout à une journée qui s'annonce ensoleillée et chaude.
 
Nous arrivons au premier contrôle km 86 peu avant 07h00 et bien évidemment tout est encore fermé. Nous attendrons l'ouverture de la boulangerie pour nous ravitailler. Nous repartons une p'tite demi-heure plus tard et passons  par de jolis patelins de la région du Nord ( 59 ) tels que Hestrud, Eppe Sauvage, Moustier en Fagne, Aubenton,  et rallierons  au prix de gros efforts dus au parcours fort vallonné le deuxième contrôle au km 165 à Signy-l'Abbaye qui est situé dans le département ( 08 ) des Ardennes dans cette superbe région de la Champagne-Ardenne.
 
Il commence à faire chaud. J'enlève une couche et je mange comme d'hab. lors des longues distances sandwiches jambon salé et saucisses sèches ( qui cette  fois sont sèches - et ne pendouille plus la veille au soir dans la garde-robe comme dans un hôtel en Archèche - n'est pas les gars !). On se rafraîchi à la terrasse d'une taverne et jetons un  coup d'oeil à la feuille de route.
 
On remonte sur les vélos et traversons  de très jolis villages où vestiges et monuments ainsi que les églises fortifiées du 15è-17è siècle sont légions dans le coin. On passe par Draize, La Romagne, Montloué pour rejoindre le troisième contrôle  au km 205 à Montcornet qui est un département de l'Aisne ( 02 ) dans la région de la Picardie. Je prends régulièrement des relais avec Kristof mais ce parcours vallonné avec souvent du vent de face ne facilite pas la chose. D'ailleurs le décor me faisait régulièrement penser à Paris-Brest-Paris.
 
Il fait de plus en plus chaud et le groupe roule toujours à une allure aussi soutenue. D'ailleurs Robert me dira même à la fin du BRM qu'il n'aura jamais roulé si vite sur un 400. Je tiens à te félicité Robert car pour tes 62 balais, fieu, tu as tout de même une condition physique de rêve. 
 
On se dirige un peu plus à l'Est de la Picardie Autremencours, Assis-sur-serre pour aller vers le quatrième contrôle à Danizy au km 261. Un village complètement déserté et nous nous ravitaillerons dans un bar tabac pour y reprendre par la suite une série de route de campagne et de départementale qui sont toujours aussi vallonnée. Nous passerons même à à peine 12km de Laon. Ville arrivée de la 1ère de notre merveilleuse aventure Bxl-Nice de l' année passée. Ce qui n' est pas toujours évident dans un 400 ce sont les distances qu' il y a entre chaques contrôles ( en moyenne 80-90 km) mais on s' y fait.

Tout se passe très bien au sein du groupe mais la fatigue se fait ressentir chez certains d'entre ns et bien évidemment je n'y échappe pas non plus. Nous passons par Ribemont  puis par Bohain-en-Vermandois ( km 290 ) où je connais une  p'tite baisse de régime de 30 à 40 borne mais le groupe reste toujours soudé et c'est avec soulagement qu'on se ressource à Bouchain km 344, le dernier contrôle de la journée.
 
Le reste du parcours sera une alternance de plats et de faux plats descendant ce qui est particulièrement agréable pour une fin de journée. Le p'tit groupe se divisera en deux car certains préfèrent terminer un peu plus molo car les efforts de la journée auront été, il est vrai, assez soutenu! Nous roulerons à 3 et termineront à 20h45  (parmi les premiers)  avec une moyenne de...28,8km/h pour un dénivelé de 2600 mètres. Le tout accompli en 16h45.

Un tout grand merci aux organisateurs pour le tracé de ce magnifique BRM  et de l'accueil que nous avons reçu.
 
Place bientôt pour moi au premier grand RDV de la saison à savoir Milan-Sanremo. Je n'ai pas la prétention de dire que ce 400 ne constituait pas pour moi un objectif car s'en était réellement un, mais à La Primavera, il y a tout simplement une ambiance, des sensations et des émotions qui sont tout simplement.... incomparables!
Plus que 14 jours! Je décompte, je décompte, je décompte....

A bientôt pour d'autres  aventures
 
Et le mot de la fin....
 
ALLEZ LES MAUVES!!!
 

 

 

 

 


 

Samedi 23/05/2009 : En route vers Saint-Hubert

Par Alain Darville

Pendant que Christophe et André faisaient leur 400 à Tournai (et que les autres se doraient au soleil), Guy, Patrice et moi sommes partis à Andenne faire le Brevet Cyclo-Côteur Andenne-Saint-Hubert.

C'était pendant 4 ans le BAR (Brevet Andennais du Randonneur), mais comme maintenant le vrai BAR (Brevet Ardennais du Randonneur) a ressuscité, l'abréviation ne peut plus être utilisée.

Guy voulait faire le grand parcours, mais son dos lui a dit que ce serait peut-être un peu trop. Il va se limiter au 167 km. Et ceci est un moment historique (comme me l'a dit Guy) : « C'est la première fois an 40 ans que je ne fais pas le grand parcours ». Mais ce n'est que partie remise, à 66 ans c'est encore un jeunot comparé à ces copains septuagénaires qui en font encore beaucoup plus.

Je m'élance donc seul (je reprends mes habitudes d'avant club) sur le 197 km. Guy veut rouler à son aise et me laisse filer en me donnant un ¼ d'heure d'avance. Le but (non dit) est de récupérer Guy avant la fin du trajet.

Patrice me voit partir en arrivant en voiture, mais moi je ne le vois pas. L'heure c'est l'heure, après l'heure c'est trop tard. Mais de toutes façon, Patrice voulait faire le 120 km.

Je roule tranquille en essayant de gérer mon effort (je ne suis pas Christophe qui peut se permettre de foncer pendant 200 km et plus). Je m'intègre dans un petit peloton d'une dizaine de cyclos qui roulent un peu plus vite. Je vois donc que certains clubs sont encore capables d'envoyer une dizaine de cylcos sur un brevet en Ardennes et rouler ensemble, mais je suppose que cela doit être une exception.

Nous passons par Natoye, Ciney, Ychippe et Chevetogne. Les différentes distances s'imbriquent, ce qui veut dire que je ne sais jamais si les cyclos que je vois font la grande distance ou une plus petite.

Après le premier contrôle, je rattrape un ancien Paris-Brestiste (et copain de Guy), avec qui je papote un peu, cela fait passer le temps et comme il ne roule pas très vite, je récupère un peu.

Nous passons par Villers-Sur-Lesse, Rochefort, Han sur Lesse.

Mais ensuite c'est la longue montée vers Saint-Hubert et on arrive à plus de 500 mètres d'altitude (+ de 300 de dénivelé pris d'un coup). C'est une très belle région de forêts, ce qui contraste avec les 70 premiers kilomètres.

Le 2ème ravitaillement est au Fourneau Saint-Michel qui est un superbe lieu touristique de la région (pas assez connu), avec un village-musée agricole du début du XXème siècle reconstitué et un excellent restaurant installé dans une ancienne grange..

Et ensuite c'est une très longue descente, où les 70km/h sont atteints sans problème.

Le circuit passe par Nassogne, On, Humain (le nom des villages est parfois aussi bizarre qu'en France), et Buissonville. C'est le 3ème contrôle et qui vois-je ? Guy. Au kilomètre 150, je lui ai repris 30 bornes sans trop forcer. Je suppose qu'il a bavardé à chaque contrôle ou qu'il a pris un bain de soleil, puisque c'est la première belle et chaude journée de l'année. Nous rentrons ensemble et moi je suis content d'avoir un compagnon et de ne plus rouler trop vite. Je suis cuit (tout rouge, malgré la crème solaire), mais un peu cuit aussi à cause de la chaleur qui est venue tout d'un coup (+ de 30°).

Mais je suis content, j'ai fait un vrai Cyclo-Côteur (+ de 2800 mètres de dénivelé), c'est dur, bien plus dur que faire un BRM 200 km même à la vitesse de Christophe.


Remarques de Patrice :

Je suis arrivé vers 8h05 ou 10 et en allant vers le parking j'ai croisé Alain sur son fier destrier (et moi dans mon cheval -125- d'acier).

J'ai parcouru les 120 kilomètres (127, d'abord c'était un peu plus long que prévu et je me suis trompé (mais avec d'autres, comme quoi ! ! )).

Les ravitaillements étaient encore super.  C'est une spécialité de la région ?

J'ai eu dur dans les côtes mais, comme Alain l'a décrit, je monte à mon aise.  Bon temps, pas trop de vent, une petit rafraîchissement ne fait pas de tort.  Les montées nous offrent ensuite de belles descentes, j'ai atteint le 60 dans la descente de Buissonville.  Je croyais avoir là mon maximum  mais que neni, dans la dernière partie, mais je ne sais plus où, j'ai atteint 64 kilomètres heure.

A un moment, avec d'autres, on a hésité,  et on n'a pas vu Buresse, mais on était sur le bon chemin.

Je suis arrivé vers 14h45 et suis resté jusqu'à 15h15 environ mais n'ai vu personne du club à part Alain le matin.

Vous aurez remarqué le jeu de mot sur les plaques d'annonce des villages  SCY  Hamois ! ! !   Désopilant.

Il faudra que je lise l'itinéraire et sa légende convenablement.  Je viens de m'apercevoir que les chiffres reprenaient le dénivelé cumulé.  Je croyais qu'il s'agissait des longueurs des côtes.  

Résultats: 127.32 km  5h  49min  25 sec  moyenne 21.86 km/h  max 64.0  avec mon vélo optimalp (qui a maintenant 4.042 kilomètres).


                                        _____________________________________

Le tracé GPS du 197 km:
http://www.gpsies.com/map.do?fileId=tqgakytohywjmaze


 

Dimanche 17/05/2009 : Dans la boue et la flotte.
Par Alain Darville

Pietro, Renaud, Eric et Christophe voulaient faire le 140 km de Hoeilaart. C’est pourquoi le départ avait été fixé à 8h. Comme j’étais un peu fatigué de mes 167 km de la veille, je voulais faire le 90 à mon aise en arrivant relax après 8h. Et qui vois-je, Pietro, Renaud, Christophe, Stéphane, Daniel mais pas Eric. Eric qui n’en rate pas une, était resté coincé dans son ascenseur et il était attendu avec beaucoup de patience.

Mais il avait plu toute la nuit, les vannes célestes s’étant une fois de plus déversée sur la Belgique. Du coup, peu de monde ce matin. Il faisait dégueulasse, les vélos vont encore une fois trinquer.

Eric arrive enfin et tout le monde part sur le 90. Tranquille mais pas longtemps. Eric et Christophe se font un plaisir d’accélérer le tempo. Stéphane ne met pas longtemps à décrocher et moi je joue au yo-yo. Je me fais larguer dans les montées, je reviens dans les descentes, mais pas pour longtemps et les 4 as sont partis. Je me mets dans un petit groupe jusqu’au 1er ravitaillement où je les retrouve. Mais à peine le départ effectué, ils sont repartis de plus belle. Je continue et je finis seul le parcours. J’ai l’impression de ne pas avoir roulé vite et je termine loin derrière à du 27,5 de moyenne. Le vent n’a jamais été favorable, et c’est tout crotté que nous nous sommes retrouvé dans l’ancienne gare de Hoeilaart pour boire un verre en compagnie des rare cyclos qui avaient pris le départ de matin.

Marc est venu aussi faire le 55 km, mais nous ne nous sommes pas vus. Freddy aussi est venu, mais à l'heure où les autres rentraient.

Commentaires de Stéphanes:

En ce qui me concerne, j'ai collectionné les petits soucis techniques aujourd'hui. Après mon patin de frein bloqué qui frottait sur ma jante en permanence, j'ai eu quelques soucis avec ma chaîne qui n'arrêtait pas de sauter (Vivement le nouveau vélo). Pour corser le tout, je sentais mon pneu arrière se dégonfler petit à petit. Problème : je n'avais changé une roue arrière qu'une seule fois, et cela s'était soldé par une chaîne complètement emmêlée. J'ai donc décidé de poursuivre quelque peu comme cela, en espérant que cela ne se dégonfle pas trop, mais en optant pour une distance plus raisonnable en cas de souci. (55km). Pas de chance pour moi, à 10km de l'arrivée, il était tout à fait à plat. Je me suis donc résigné à tenter à nouveau l'expérience du changement de pneu mais, à ce moment, Daniel est arrivé à ma hauteur et m'a aidé à changer ma chambre à air (un énorme merci à lui, maintenant, je sais changer une roue arrière !!!:). J'ai donc terminé le brevet avec lui.

A 1km de l'arrivée, nous avons croisé un cycliste qui semblait commencer le brevet. Ce cycliste très motivé n'était autre que ... Freddy. Par contre, je ne sais vraiment pas quelle distance il s'apprêtait à faire.

 


 

Samedi 16/05/2009 : BRM 300 à Merelbeke
Par André Vaneeckhout

« L'ancien » a décidé de rouler un BRM300 officiel ce samedi.

Départ de Bruxelles vers 4h45, bien m'en a pris, la sortie Merelbeke est fermée suite à des travaux et me voici lancé dans une déviation. Je tourne en rond pendant ¼ h; peu de monde dans les rues à cette heure... ah oui ...voici un écossais ..... non il parle flamand mais il porte un kilt et a manifestement vécu une nuit bien arrosée. Il n'empêche ce brave gars m'indique la direction pour Merelbeke-station où a lieu le départ. Cinq minutes plus tard j'y suis, quelques cyclos m'ont devancé; André Lefebure me demande pourquoi je suis seul du club « Où sont les autres ? Ils ne roulent plus les BRM ? » Réponse : « Quand le Président est absent, les troupes sont moins motivées »

Accueil à noter : café et tarte gratis

Départ à 6h02. L'itinéraire doit d'abord nous mener à Bavay en suivant l'ancienne voie romaine; cela implique un pilotage difficile; je roule donc avec le groupe, surtout avec ce vent de face. Après 25 km, dès les premières bosses, je dois jeter l'éponge. Tant pis je continuerai seul. A une ou deux reprises je perds l'itinéraire mais le retrouve à chaque fois; une crevaison à l'arrière me fait perdre un peu plus de temps. J'atteins Bavay à 11h45 avec 103 k au compteur (99 prévus). Je repars toujours via de petites routes, nouvelle erreur de parcours puis quelques kilomètres sans bosses et vent de côté. Le contrôle à mi-parcours est prévu aux « Sources de l'Escaut » à Mont Saint Martin. Le Quesnoy, Solesmes, Caudry ..... monter, descendre, monter, descendre ..... les bosses ne sont pas très raides mais le vent rend la progression difficile. J'atteins le contrôle à 16 h 00, 171 km au compteur (160 prévus). Après avoir avalé un croque-monsieur agrémenté d'un café offert par le patron, je reprends la route ... ouf c'est mieux avec le vent dans le dos! Mais la fatigue de l'aller est présente et , pas question d'y aller à fond, la route est encore longue. Une crevaison à l'avant me retarde un peu plus. Dernier contrôle à Mainvault « Au blanc pignon » une patronne aussi agréable que ses rondeurs (une vraie femme quoi avec ce qu'il faut là où il faut!). Il est 21h30, le compteur indique 271 km (261 prévus); je me restaure, la charmante dame remplit mes bidons, c'est parti mais la nuit est tombée et pour trouver la route c'est coton. Je dois abandonner l'idée, trouver ces petites rues dans le noir, mission impossible! Je sors ma carte et décide de joindre les patelins mentionnés sur l'itinéraire en suivant des routes plus importantes. A plusieurs reprises, je m'arrête pour contrôler ma route. Le temps passe, les kilomètres s'ajoutent ....j'avance de moins en moins vite, dans l'obscurité je suis prudent, je regarde où je passe pour éviter une nouvelle crevaison. Merelbeke 5 km OUF!

Pas si vite, il faut encore retrouver la gare. Les indications d'un couple qui sort d'un café me remettent dans la bonne direction. J'atteins enfin mon but. Il est 01h30 (17/05), le compteur indique 340 km!! Un bon entraînement pour le 400. Démontage du vélo et retour à Bruxelles; A 3 h00 je me mets au lit.

OUF !

 


 

Samedi 16/05/2009 : Vers les Fagnes
Par Alain Darville

Naïf comme je suis, je pensais que vers les Fagnes cela voulait dire un brevet vers Spa, La Roche, Malmedy ou autre ville du coin. Mais non, demi-tour, ce sont les Fagnes de Chimay. Direction Mariembourg.

Le départ est à Vedrin (et pas Verdin comme annoncé). C'est la 2ème fois en trois semaines que nous y allons Fabien et moi. Cette fois-ci c'est le club local qui organise. Guy est là aussi. Nous partons donc à trois pour faire le 157 km avec un dénivelé de 1616 mètres. Patrice est venu aussi, mais un peu tard, nous l'avons raté.

Le début du parcours est presque le même que celui d'il y a trois semaines. Nous y allons relax à trois jusqu'à ce que la Sambre soit passée. Après cela commence à monter et Fabien décolle. Il va squatter un groupe de Flamands avec qui il fera de long relais. Avec ça, moi je suis de nouveau en chasse patate. Guy est largué et on ne le reverra plus.

J'espère que Fabien attendra à l'Abbaye de Maredsous, une Maredsous à la main. Mais non il est parti avec ses nouveaux copains. Je continue donc seul, je commence à avoir l'habitude. Le vent est de face et assez fort (voir très fort). J'avance sans forcer et c'est à du 23,5 de moyenne que j'arrive à Mariembourg (au 2ème ravitaillement) après être passé devant le musée du Chemin de fer. Musée où stationnait une superbe locomotive à vapeur BR 50 de la Deutsche Budesbahn (c'est une loco pour trains de marchandises).

Et puis c'est le retour avec le vent dans le dos. Quelle différence. Je suis resté presque tout le temps sur le grand plateau flirtant souvent avec le 40, les côtes étant avalées à du 25-30 km/h. Beaucoup de ceux qui m'avaient dépassé à l'aller sont redépassés. Mais le grand plateau, ça use un peu plus que la moulinette, c'est gai, mais bon, à la longue, ça épuise.

Pas loin de l'arrivée, après avoir dépassé un cyclo qui s'est ensuite accroché, dans une longue descente, j'ai du raté une flèche. Comme c'était une grand-route, je m'en suis aperçu bien trop tard pour faire demi-tour et je me suis perdu. J'ai retrouvé le chemin du matin, mais suivre une trace en sens inverse, c'est pas évident. Entre-temps après avoir assisté à un tournoi de pétanque, j'ai vu une flèche « Namur ». Ouf, entre Namur et moi, il doit y avoir Vedrin.

C'est gagné, mais Vedrin, c'est fort étendu et pour s'y retrouver, c'est direction l'église. Et c'est face au local d'arrivée que je me suis retrouvé en demandant à un cyclo où était l'arrivée. Je devais être un peu fatigué après mes 167 km, mes 1900 mètres de dénivelé et mes 6h24' de vélo. Fabien était là avec une immense baguette de pain français et une bonne Chimay pour moi. Cela fait du bien. Guy n'était pas encore arrivé quand nous sommes partis.

Commentaire de Patrice:

J'hésitais entre le 85 et le 112 et j'ai payé pour le 112.

J'y étais vers 8h10 / 15 et j'ai probablement démarré vers 8h30 (je n'ai pas regardé l'heure au départ).

J'ai bien entendu souffert dans les côtes mais dans l'ensemble cela s'est bien passé.  Premier ravitaillement Maredsous à environ 40 km (sans fromage ! ! de l'abbaye ?? ). Super les ravitaillements (pain d'épice, gaufres, chocolat, cake, boissons eau, eau avec menthol et autre, ...).  Excellent.  S'il y a un prix, le ravitaillement d'or, ils le méritent.  Je comprends maintenant pourquoi Alain va si souvent à Vedrin. (C'est bien VEDRIN).

Second ravitaillement à Mettet annoncé à 71 km mais à plus de 74 km selon mon compteur.  Super aussi.

Troisième partie du parcours.  Fatigue, relâchement, je ne sais toujours est-il que je me suis perdu.  Et quand tu es perdu des panneaux y en a pas. Vedrin n'existe pas.  J'ai demandé plusieurs fois (pas toujours facile certaines personnes ne connaissent pas non plus très bien leur région).  Je suis donc arrivé à Vedrin avec 140 km au compteur.

Sur ma carte 112 km.

Autre commentaire : qu'est-ce que c'est que ces descentes ou le vélo freine ! ! !  Tellement il y avait du vent, dans certaines descentes j'ai dû pédaler sinon la vitesse diminuait 25, 22, 20, 18 ! ! ! Purée çà freine en descente ! !

                                       ___________________________

Le tracé GPS de Fabien:
http://www.gpsies.com/map.do?fileId=xrnpiwkxfbvzpngi

 





Dimanche 10/10/2009 Le brevet de la Fête des Mère

Par Alain Darville

C'est la fête des mères, vive les Mamans. C'est donc le « Brevet de la Fête des Mères » organisé par le club de Het Eiland à Ruisbroek. Les Dames ont reçu une rose, c'est une attention sympathique. Ornella et Isabelle sont présentes et nous sommes finalement 18 au départ. Pas mal...

Mais bon, il fallait quand même rouler. Au grand désespoir d'Eric, nous allons faire le 90 km. Et c'est de nouveau une discussion sur l'heure du départ, en sachant que partir à 8h30 pour faire 120 km, c'est un peu tard à moins de rouler à du 40 km/h. Déjà 8h c'est limite, alors...

Christophe est là en grande forme, même pas fatigué par son BRM 300 km de Tournai effectué la veille à du 29 km/h de moyenne. Christophe est prêt pour son Milan - San-Remo, j'espère qu'il battra les Italiens (et les autres aussi, mais comme ce sont les Italiens qui sont généralement les plus forts...).

J'avais décidé de rouler relax puisque mon genou donne des signes de fatigue. Bizarrement pendant 10 km tout le monde me suit, jusqu'à l'approche d'une montée où ce sera invariablement le même manège : Christophe accélère, suivi de Pietro, Renaud et Eric. Les autres n'ont plus que leurs yeux pour pleurer. Je reste donc seul, puisque je ne veux pas forcer. Je me résigne à faire seul les 80 restant quand tout le groupe me repasse à plein régime dans une ligne droite. Je suppose qu'ils se sont trompés.

Comme la vitesse du groupe est sans doute excessive pour beaucoup, celui-ci commence à égrainer les cyclos.

Toujours en roulant calmement je repasse donc Patrice (qui veut faire 120 km, bon courage), Rufino (qu'on voit très rarement) et Michel dont le pulsomètre n'arrête pas de donner des alarmes. Puis je rejoins Jos et Stéphane avec qui je vais rouler quelques kilomètres. Mais le groupe TGV a crevé et nous les passons puisque de toute façon ils reviendront.

Dans une montée un groupe de Zellik nous dépasse à toute vitesse. Le dernier du groupe se plaint de la vitesse excessive de celui-ci. Cela me fait penser à l'Aurore et Gérard, il y a quelques temps. Maintenant, les traînards se sont résignés. Et nous restons avec ce groupe qui n'ose plus trop avancer.

Et le groupe TGV nous repasse. Pietro est resté avec Charlie qui essaye son nouveau vélo. Comme le parcours n'est pas trop vallonné il n'aura pas de problème avec son 39x21

Au seul contrôle c'est le regroupement général. Comme le genou ne fait toujours pas mal, je vais un peu forcer l'allure pour le tester et je roule donc avec les vedettes jusqu'à ce qu'une côte un peu plus forte arrive, et le même cinéma recommence. Je continue donc avec Jean-Louis jusqu'à la fin. Freddy ne suit plus. Les autres sont encore plus loin et/ou personne ne sait où ils sont. Patrice, où es-tu ?

Et le mot de la fin revient à Freddy : « Je n'ai jamais roulé aussi vite : 31 km/h de moyenne et j'arrive le dernier... ». Cela veut tout dire sur la forme actuelle des cyclos du club.

                                      _______________________________

Le profil du parcours des 90 km (+- 560m de dénivelé):

p3








Samedi 02/05/2009 : Impressions d'un néophyte.

Par Patrice Martin

Impressions du 300.  Comme je le disais à Pietro :  je sais qu'un trois cent n'est "qu'un"  deux cent "et demi" mais coment s'y préparer ?

Nous sommes partis plein d'entrain sûr que le temps allait s'améliorer dans l'après-midi.  Comme j'ai toujours peur d'avoir froid, et que cela permet à mon casque de ne pas trop se mouvoir sur ma tête, j'ai mis une cagoule. 

Bien protégé dans le groupe, il n'y a pas de problème si ce n'est, comme d'habitude, qu'à la moindre montée votre playmobil est le dernier et cette fois ci, il n'y avait vraiment plus personne derrière.  Les autres attendront un peu plus loin soit ensemble, soit que l'un deux  se sacrifiera pour ne pas perdre playmobil. 

C'est ainsi que la journée sera ponctuée d'attentes de voir Patrice rejoindre le groupe.  Combien de fois ?  Je ne sais pas comptez les côtes et vous saurez combien de fois j'ai été attendu.  Toute la journée deux anges gardiens se relaieront pour m'attendre ou me protéger du vent.  Qui sont-ils ?  Ils s'appellent Alain et Christophe.  Si je suis arrivé au bout c'est bien grâce à eux et c'est probablement ce que l'on appelle "l'esprit d'équipe". 

En ce qui concerne les paysages et le parcours en France, en fait de paysage, j'ai eu la plupart du temps le derrière d'un ou des deux de mes anges gardiens.  Alors comme paysage, il y a mieux.  Comme protection, par contre, il n'y a pas mieux. 

J'avais pris quelques ravitaillements dans mon sac à dos qui a encore suscité quelques commentaires.  Mais obnubilé par les remarques de Pietro, avant le deux cent, et encore dans ses conseils par mail pour ce trois cent, j'avais surtout, trop apparemment, insisté sur la boisson.  Quatre gourdes des 700 ml d'eau mélangée avec de l'isotar en poudre, un bouteille d'isostar de 500 ml et un litre d'eau (plus un pneu de rechange, quatre chambres à air, un pack de cinq bonbonnes d'air comprimé, une trousse à outils, un essuie, un veste  de rechange, une cagoule et une paire de gants de rechange, 250 grammes de dattes, ..).

Du beau temps prévu, à part un rayon de soleil à Marly-Gomont (et pas Gaumont, comme je l'avais d'abord indiqué erronément à Christophe, cela n'a rien à voir avec le cinéma Gaumont) il n'y a rien eu.  Alain, lui a fait un strip et a exhibé ses gambettes.  C'est là que j'ai remarqué que j'avais un ange gardien épilé (Christophe) et un ange gardien "à poils" (Alain).  Mais cette différence n'a pas d'influence sur leur efficacité. 

A un peu plus de 200 kilomètres au compteur, je ne vois pas mon canal et je ne reconnais pas Bruxelles ! ! !  Ah oui, merde, c'est un trois cent et on n'est qu'à Solre-Le-Chateau.  Purée, "on est pas rendu" comme ils disent au Québec.  

Alain s'inquiète de ne pas me voir manger alors qu'il reste encore 100 bornes à parcourir.  Mes dattes ont en effet été ingurgitées en deux fois.  Il me propose une de ses tartines, je refuse, il insiste et j'accepte.  Il me signale que personne ne pourra me porter sur son dos pour le retour, comme quoi la solidarité a quand même des limites ;)).  Il m'offrira aussi une gaufre que je m'empresse de manger.  Il me proposera encore à deux reprises d'acheter quelque chose dans une boucherie ou un magasin mais je lui dis que je le ferai "au pont levis".  Il doit penser "pourvu qu'il tienne jusque là".  Ai-je donc l'air si mal en point ?  Comme à plusieurs reprises au long de la journée, on me demandera si cela va.  Et invariablement je répondrai, çà va, tant qu'il n'y a pas de montée.  

Comme je suis vraiment très lent (j'espère ne pas avoir gâché le plaisir des membres du groupe, j'avais l'impression d'être Benoît 16 qui prêchait l'abstinence à tous ces cyclistes qui avaient tous envie d'envoyer la purée, heu je veux dire de mettre la gomme). 

Les autres s'en sont allés et Alain s'est sacrifié pour m'attendre et ne pas perdre playmobil.  Nous avons finalement rejoint "le pont Levis" où je suis allé me ravitailler à la boulangerie du coin.  Un bon carré "confiture d'abricot" et une tartelette au riz.  Cela a semblé rassurer Alain.  J'avais déjà rempli deux gourdres d'eau à Solre-Le-Chateau pour lester mon sac qui commençait à se faire léger ;)).

Merci encore à mes deux anges gardiens sans lesquels je n'y serait pas arrivé, à la patience de tout le groupe qui a du attendre playmobil à chaque montée.

Qu'avons-nous donc appris cette fois.  Qu'il faut prendre une boîte à tartine et manger à chaque arrêt.  Bon sang, on me fait des remarques sur le poids de mon sac et il faut encore prendre tout un picnic.  C'est cher une remorque pour vélo ?

Bilan physique, autant le 200 (et c'est pas pour me vanter que je dis cela) ne m'avait laissé pratiquement aucune séquelle, ici, le lendemain je sens quelques douleurs musculaires - mollets - et un peu mal aux genoux.  Mon postérieur est aussi atteint, je devrai donc probablement me limiter aux 200 kilomètres qui ne m'avaient laissé aucune séquelle.

 

 

 


 

Samedi 02/05/2009 : Le BRM 300 de l'Aurore.
Par Alain Darville


Le BRM 300 km du club, est pour moi un jour à ne pas rater. Cela permet de garder un peu d'endurance pour un jour peut-être s'y remettre plus sérieusement. En plus comme le parcours est connu cela supprime le stress de se perdre, stress que n'ont plus les BRMistes confirmés qui s'amusent même en cherchant leur chemin.

L'année passée, nous étions quatre au départ, comme cette année un autre BRM 300 a eu lieu la veille à Herentals et en plus, c'était aussi Mons-Chimay-Mons, peut-être le record sera-t-il battu. Et bien non, nous serons 6 à faire ce BRM. Trois Brmistes (dont Robert Luyckx) qui profitaient de ce 2x300 pour faire un 600. Et trois du club, Patrice (dont c'était le premier 300), Christophe et moi. Pietro, Laurent et Gérard vont nous accompagner pendant 100 kilomètres et feront ainsi le 200 du club.

Il est 6h30, il fait beaucoup moins beau que prévu, nous démarrons dans la brume à 8° degré.

Au premier contrôle de Braquegnies, Robert et son copain flamand ne s'arrêtent pas. 50 kilomètre c'est trop court, ils iront directement jusque Solre-Le-Château.

Solre-Le-Château où nous dirons adieu à Pietro et Cie. Nous continuons à 6, Robert voulant à tout prix suivre le plan de route officiel et non la trace GPS qui faisait un petit raccourci.

Patrice suit toujours, mais a un peu de peine à suivre dans les côtes un peu trop fortes.

A Marly-Gomont le soleil fait enfin timidement son apparition. Il fait enfin plus chaud, et on pourra enlever une couche. En vue d'arriver à Solre-Le-Château le petit groupe continue et n'attend plus le retardataire. Pour éviter de perdre Patrice à tout jamais, je l'attends et nous continuons à deux. Ce que je ferai encore entre Solre-Le-Château et Bracquegnies.

Et maintenant il faut écrire un peu sur le cas Patrice :

Patrice est un gars extrêmement courageux. Il est venu faire le 300 sans trop savoir ce qui l'attendait. D'autres ne sont pas venus. Je me rend compte que pour beaucoup, passer la barre des 200 requière beaucoup de volonté et certains font un blocage. Certains ont peur de se blesser. C'est sans doute vrai, la peur d'avoir une tendinite, de ne pas y arriver ou d'avoir des problèmes au derrière. Faire un 300 cela s'apprend et au début il ne faut jamais se décourager. Plus on fait de longues distances plus cela devient facile. D'autres ont peur de s'embêter, mais plus on est nombreux plus le temps passe vite.

Mais Patrice a un problème, c'est qu'il s'handicape fortement lui-même pour faire les longues distances :

o Il trimbale un sac à dos qui ressemble à une valise et qui pèse une demi-tonne. La devise du cycliste, s'alléger pour mieux grimper doit encore lui être enseignée.

o Il prend une quantité astronomique de boisson alors que l'eau est potable en France aussi.

o Il s'habille comme s'il allait affronter l'hiver sibérien alors que la température est montée à 19°.

o Il ne prend presque rien à manger alors qu'un 300 fait dépenser pas loin de 6000 calories.

o Il a toujours des calles pieds à lanière de l'époque des pionniers. Les clips permettent de mettre plus de force dans le pédalage, surtout dans les côtes.

Le jour où il aura amélioré ne fût-ce que ces 5 points, il roulera déjà beaucoup mieux.

Mais malgré tout cela, il est là, il avance, il est toujours souriant et ne se plaint jamais.

La dernière étape se fait comme les autres, sans problème. Nous avançons au rythme de Patrice, Christophe accélère toujours dans chaque côte. Le retour le long du canal est toujours aussi long, surtout quand le vent n'est pas vraiment favorable.

Mais vers 20h15, nous y sommes. Nous avons mis 13h45 pour faire ce 300 en roulant à notre aise (je n'ai jamais mis le grand plateau, sauf les 10 derniers kilomètres mais uniquement parce que mes pignons arrières s'étaient devissés et que les petits commençaient à brinquebaler).

C'est un beau parcours, c'est dommage qu'il ait aussi peu de succès. Mais peut-être que pour attirer des participants il faut aussi aller se montrer dans les autres BRM. Ce que Christophe est le seul à faire pour l'instant.

 

                                     ____________________________________________

Le profil du parcours: 305 km (+- 1800 m de dénivelé)
p




Le profil étape par étape:

Etape 1: Anderlecht - Bracquegnies - 52,6 km

e1




Etape 2: Bracquegnies - Solre-le-Château - 44,2 km

e2




Etape 3: Solre-le-Château - Marly-Gomont - 58,3 km
e3



Etape 4: Marly-Gomont - Solre-le-Château - 48,5 km

e4




Etape 5: Solre-le-Château - Bracquegnies - 43,3 km
e5




Etape 6: Bracquegnies - Anderlecht - 58,5 km
e6

 

 

 


 

 

Vendredi 01/05/2009 : Le 210 de Mons-Chimay-Mons
Par Fabien Moreau

6h30

« Debout ! les damnés de la terre »
Aujourd'hui, c'est 1er mai, jour de ... Mons-Chimay-Mons.  Voilà plusieurs années que je rêve de ce parcours. 

Je remets mon inscription pour le 205km entre les mains de ... Guy Godfrind !!  Le pauvre s'est coincé le dos en faisant des travaux de plomberie.  Il passera la journée le cul, non sur sa selle, mais sur la chaise des estampilleurs.

Pour faire le parcours en formule Audax (« Groupons nous et demain »),  le départ se donnait à 7h.. La flemme aidant, je ne prendrai le départ qu'à ... 8h50 !  Autant dire qu'à cette heure-là, je ne risque plus de croiser grand monde.  Si, des attardés explosés, des présomptueux échoués sur le parcours de 205 km sans préparation suffisante, ça j'en dépasserai par douzaines.  Parfois 2 fois ! ;-)

Mon parcours avait commencé en beauté : un crevaison au km 5,6.. le trou dans mon pneu collecté entre Pesaro et Fano n'était pas si petit que ça.  Une hernie a mis la chambre à vif et PAF ! « C'est l'éruption de la fin » !  Je répare à l'aide d'un morceau de la chambre à air. Ca tiendra jusqu'à la fin, malgré un revêtement routier parfois rustique.

Sur le parcours du 150km, beaucoup de monde quand même, mais on sent bien que les clubs sont déjà passés.  La première difficulté du jour est passée avec entrain et photo : la côte du camping entre Merbes le Château et Cousolre.  Oui ! Nous empruntons une portion de notre BRM.

Qu'est-ce qui me prend à la bifurcation ? je n'en sais rien : je pique sur le 200.

D'abord, je ne regrette pas mon choix : le parcours est fabuleux (vraiment !).  Tout le trajet entre Froidchapelle et Couvin gagne à être parcouru.  Pas une maison, pas une grand-route.  Juste cette route parfaite qui serpente de vallée en vallée.  Des forêts à perte de vue.  De temps en temps une ferme centenaire ou une scierie aux parfums envoûtants.

Couvin est contourné pour aller chercher le 2ème ravito perché en haut du Ry de Rome, au sommet du barrage du même nom.  J'arrive juste alors qu'ils remballent.  A partir de là, qu'est-ce que j'en ai bavé !!!  Tout seul ou presque, impossible de se cacher dans la moindre roue.  Le trajet remonte au Nord-Ouest avec un petit vent de face qui n'arrange pas les choses.

Ensuite, jusqu'à l'arrivée, je n'ai d'autre souvenir que cet air de circonstance, bienvenu pour écraser un 39x19 à 80trm dans ces interminables toboggans :

« Il n'est pas de sauveurs suprêmes :
Ni Dieu, ni césar, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun ! »

Je devine les sarcasmes de Guy qui me voit arriver défait.

Un œil sur mon gps me rassure : je boucle le parcours en 8h45, avec une moyenne en route de 26,55km/h.

Le dénivelé de ces 205km atteint quand même 2600m..

Bref, à refaire tous ensemble !

                        _____________________________________

Le tracé GPS de Fabien:http://www.gpsies.com/map.do?fileId=scvjjyxfalkjbwcg




Samedi 25/04/2009 La route des vétérans (BAD)

Par Fabien Moreau

Pas grand-monde ce matin pour ce brevet à dénivelé organisé par l'excellent Cyclo Club Namurois.  Alain et moi pensions parcourir le 170km en binôme.  Au départ, nous tombons sur Colombo, couvert comme pour une mission dans le Grand-Nord, qui se prépare à faire le 70 km.  Nous partons donc à trois du Café des Sports de Vedrin.  Grand soleil, un peu moins de 10°C et un vent qui se lève au Sud Sud-ouest, azimut qui nous apportera les nuages à partir de 14h, voire la pluie après 15h.  L'objectif est de rentrer avant.  Ne tournons pas autour du pot, il faudra tenir une moyenne de 24-25km/h arrêts compris.

Marc démarre avec nous jusqu'à la bifurcation.  Il s'étonne de l'altitude de 190m.  Ben oui, c'est que la journée va être vallonnée.  Le fléchage est un peu déconcertant : un c minuscule (au propre comme au figuré), surmonté d'une flèche.  Jamais répété quand il s'agit d'aller tout droit.  Il faut un temps pour s'y faire, ensuite c'est parfait.  J'ai aussi mon GPS avec la trace du parcours d'il y a deux ans.  Il y aura peu de différence, sauf la descente finale sur Namêche qui descendait alors la vallée du Samson et qui descend maintenant par le Fort Maizeret.

Le parcours commence par descendre vers Saint-Servais, puis remonte la vallée jusqu'à la E42.  On pique ensuite vers la Sambre à Franière.  Après le pont de Soye, première surprise de taille : le parcours 170 est dirigé à droite vers un casse-pattes de 1,6km avec un max à 15%.  Je suis perturbé dans la montée car je reconnais aux pieds d'un cyclo que je dépasse, le modèle de SIDI tricolore super-rare que j'avais oublié l'année passée au Ronde.  Si c'est les miennes, à la bonne heure : il en a l'air content et les utilise.  Au sommet, j'ai juste pris à Alain les quelques secondes nécessaires pour ce beau cliché en plein effort avec le « panneau-rama ».

090425 Vedrin Floreffe


Nous rencontrons ensuite notre compagn
on de la matinée : le vent de face.  Fort ! Ca s'annonce dur et le ravito de Lesve arrive bien pour le moral.  Un bon point pour les 3 ravitos d'ailleurs : oranges, cake, gauf-ò-suc', grenadine, pain d'épices et bonne-humeur.  Marc nous rattrape alors que nous quittons le ravito.  Ca nous permet de rouler encore un peu ensemble dans cette merveilleuse région qu'est la vallée du Bournot vers Bioul, Maredsous, Falaën, .. Tous réputés « Plus beau village de Wallonie » sur une liste qui doit en compter une bonne centaine.

La difficulté du parcours est largement compensée par le soleil et les vues spectaculaires sur les châteaux dressés de part et d'autre. Montaigle, Weillen, .. Et nous franchissons une première fois la Meuse à Hastière.  L'ascension qui suit est très dure face au vent.  Nous rattrapons pour nous entraîner un couple de cyclos de « La Roue Houdinnoise », bien représentée.  Heureusement, après Mesnil-Saint-Blaise, le parcours vire au Nord. Par un coup de chance que nous ne chercherons pas à élucider, le vent n'a pas tourné au Nord pour le retour !  Vent dans le dos, ça va beaucoup mieux et la moyenne remonte..

Après une pittoresque descente vers la Lesse, nous atteignons le deuxième ravito.  Il reste deux pelotons avec qui nous jouons un chassé-croisé : un groupe de flamands et une coalition de locaux.  Après Thynes, nous rejoignons la Meuse en aval de Dinant par un très beau parcours par les « Fonds de Leffe ». A retenir !

Alain me demande avec un étonnement ravi : « on suit la Meuse jusque Namur ? »..

« Que nenni, m'fi.  A Yvoir, ça repique à droite. »

En passant, nous avons un petit pincement en voyant des gamins jouer sur les voies de chemin de fer.  « HE LÀ-BAS ! ».  Pas de trace des parents bien-sûr...

A la sortie d'Evrehaille, vers Crupet, nous découvrons une version wallonne d'un dispositif de casse-vitesse que nous avions déjà vu en Alsace.  Il s'agit de placer un revêtement en pavés dans les virages en épingle à cheveux.  Le problème, c'est que le résultat importé couplé aux trous de notre Dardenne régional donne un résultat désastreux.  Les directions souffrent le martyre.  Vérification au dernier ravito : pas de casse.  La tartine de salami que me tend Alain est délicieuse : je n'ai pas eu le temps de déjeuner...

Nous rejoignons la Meuse pour la  4ème fois par Mont-Godinne.  Splendide descente sur un revêtement parfait où on pousse un petit 70km/h.  Nouvelle question réjouie d'Alain.  Mais je dois de nouveau le décevoir : à Dave, on remet ça vers Nannine.  C'est presque la dernière.. Il est temps, nous sommes vidés...

Le retour en bord de Meuse entre Namêche et Namur est tracé à l'efficacité : sur la chaussée.  Heureusement pas trop de camions de dolomie ce samedi, mais ça reste monotone. A deux, c'est un peu fastidieux, surtout le final dans les grands axes de Namur.  La remontée vers Vedrin se fait tout en douceur.  Contrat rempli : il est 14h54 ! Nous y retrouvons notre couple de Houdin qui s'est déjà changé et a déjà enfilé 2 Leffes...  Nous optons pour l'Orval et deux sandwiches américain.  Le reste je ne me souviens plus bien puisque j'ai sombré dans une bonne sieste tout le chemin du retour.  Alain ne ronfle pas trop en conduisant : parfait !


Bilan :

27,08km/h de moyenne, une pointe à 77km/h.

1950m de D+, un mur à 15%.

Trois gouttes de pluie éparses sans jamais être mouillé.

Des paysages et des châteaux plein les yeux !

Une bonne journée avec mon copain Alain.

                              ____________________

Le tracé GPS:
http://www.gpsies.com/map.do?fileId=kmyrqrdasmspwijk

 

 



Samedi 11/04/2009 - Samedi 18/04/2009 : Le voyage à Pesaro


Lien vers le récit et les photos


 

Dimanche 05/04/09 : Et Pietro m'a dit...
Par Alain Darville

Le brevet de Relegem vient juste le lendemain de notre mémorable 200km. Pietro m'a dit qu'il roulerait avec Ornella, relax un petit 60km pour bien récupérer du 200. Moi, j'étais content, cela me changera des charges folles de la cavalerie légère du club.

Visiblement tout le monde s'est déjà bien remis de ce 200, enfin ceux qui sont là, c'est-à-dire Gérard, Renaud (et son VTT chéri), Christophe, Charlie, Eric, Freddy, Jean-Louis,  Pietro et moi. Jos est à moitié là, il se contentera du 35 km. Les autres qui sont tout frais sont Isabelle, Ornella, Guy, André, Philippe, Olivier et Michel.

André revient de plus en plus fort après son accident et sa clavicule cassée. Il monte en puissance et demande qui fera le prochain BRM 200. Olivier revient après 6 mois d'absence. Il n'a presque plus roulé, à peine 2 x 30 kilomètres.

Effectivement le départ est vraiment cool. On est parti sur le 75 km, Philippe en solitaire fait le 95.

Après 3 kilomètres le rythme commence à s'accélérer tout doucement. Et regardant devant, je vois qu'il manque Pietro. Où est-il ? Christophe accélère, et c'est parti.

Pietro est parti devant, abandonnant Ornella avec Isabelle. La folle cavalcade est partie. Le 40 km/h est soutenu en continu, les relances de Christophe sont infernales. Avec son entraînement de routier professionnel il ne se rend même plus compte des dégâts qu'il fait. Le VTT de Renaud fait entendre les bruits habituels des crissements, écrasement de son pneu arrière mais avec une rajoute : les klings des rayons qui commencent à rendre l'âme. Naturellement à ce régime, les 4 mêmes mousquetaires sont partis (Eric, Renaud, Pietro et Christophe). Les autres n'ont plus que leurs yeux pour pleurer et tentent de s'organiser. Olivier, Jean-Louis, Freddy et moi, nous essayons de nous relayer du mieux que nous pouvons. Charlie et Gérard restent à deux. Ornella et Isabelle ont trouvé une armoire de Normandie pour les protéger du vent, à savoir Guy.

Kapelle o/d Bos est atteint en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Je n'ai jamais été aussi vite sur ce pont.

Je vois bien les flèches mais pas les séparations du 55/75 et 95, ce qui fait que notre petit groupe s'éparpille. Olivier est parti (mais pourquoi est-ce que je passe l'hiver à rouler, si en faisant 2x30 on arrive au même résultat ?), Jean-Louis a des ratés, et Freddy et moi on fait le forcing pour revenir.

Les 4 ont ralenti (le remord ?) et nous attendent. On arrive au contrôle de Steenhuffel +- groupé. Mais maintenant la partie facile est finie. C'est vent de face, de nombreux faux plats et montées pour rentrer. Naturellement à la première grosse montée venue, c'est rebelote. Ils (les 4) sont repartis, suivi de Freddy. Moi j'ai les cuisses qui font tellement mal que j'arrête les frais. Je rentre à mon aise mais je rejoins quand même Philippe.

Le petit parcours relax est fini. Le 29 km/h de moyenne est dépassé (par moi, faut pas se demander pour les autres). Et dire que cela devait être un décrassage. Finalement Pietro avoue, qu'il avait tellement du ronger son frein lors du 200 qu'il avait vraiment besoin de se défouler et Ornella le lui avait permis. On a vu le résultat. Et comme on ne me dit jamais rien, j'étais encore une fois rempli de doutes sur le comportement à tenir.

J'avais des craintes pour Charlie. Il s'était réconcilié avec le vélo sur le 200 de la veille. Je pensais qu'avec la démonstration du dimanche il en aurait été de nouveau dégouté. Mais non, il avait toujours l'air content. Fausse alerte.

Guy, l'œil pétillant est rentré avec les deux demoiselles du groupe visiblement ravies de la présence de leur guide du jour. Gérard avait l'air le plus flagada. Sa casquette était de travers sous son casque et il avait un de ses yeux un peu glauque.

Finalement tout le monde était content. Encore un chouette dimanche surtout que c'est le Tours des Flandres à la TV. Vite vite... Ah oui,  c'est pour ça que Christophe était pressé. Il ne voulait pas rater le départ.



Samedi 04/04/2009 : Le BRM 200 de l'Aurore


Lien vers la page du récit et des photos.

 

 

 




Dimanche 29/03/2009 : Le Willy's 2ème

Par Alain Darville

Nous nous retrouvons donc Pietro et moi au même endroit que la veille (voir résumé précédent) pour refaire le 2ème Brussels Trophy du week-end. Il y a un peu plus de monde que le samedi même si c'est ne pas Rue Neuve (moins de 100 partants).

Nous sommes 12 de l'Aurore. Jos, Berto et Daniel qui se lèvent plus tôt que les poules pour faire le 60. Pietro, Charlie, Jean-Louis, Pierre, Christophe, Eric, Renaud, Gérard et moi pour faire la 100.

Les autres n'ont sans doute pas pu se lever à cause du changement d'heure. A l'image de Fabien qui oublie d'avancer ses montres, les autres dormaient encore en cauchemardant à la suite de la défaite cuisante de la Belgique (en Foot) ou bien ils rêvent qu'ils roulent à vélo pour se préparer au BRM 200 du club de samedi prochain.

Mais il faisait un peu moins mauvais que samedi, même si le vent du Nord était encore plus fort.

Christophe qui avait été faire le BRM 200 km d'Avelgem avec son amie Gerda était frais comme une rose. Et Pietro qui pensait que ce 200 était dur. En plus Christophe était de retour avec son vélo de course, aille aille les dégâts. Ce qui n'était pas le cas de Renaud, qui était en VTT puisque son vélo de course était en réparation (voir résume de Villance). Il doit avoir pris un abonnement à Alost et est sans aucun doute l'un de leurs meilleurs clients.

L'allure est modérée et son problème. Charlie toujours en indélicatesse avec les montées est attendu après chaque grosse côte. Par contre dès que ça monte beaucoup, les 3 jeunots du groupe (Eric, Christophe et Renaud), s'en donnent à cœur joie. Les démarrages de Renaud sont toujours aussi effrayants (voir un des nombreux résumés précédents). Son pneu arrière est toujours aussi violemment compressé et tordu à chaque accélération.

Sur une route en travaux, nous (je, puisque je mène) ratons une flèche? à un rond-point et nous ratons donc une des plus grosse côte du parcours (hé hé)... Pour moi ce n'est pas grave (au contraire) mais pour les 3 express j'imagine que ce doit être un drame.

Et le retour se fait vent de face. Charlie galère de plus en plus. Il n'a jamais le temps de se reposer, puisque chaque fois qu'on l'attend, on redémarre avant même qu'il ne soit arrivé à notre portée.

Je m'énerve un peu intérieurement, car après avoir ouvert la voie assez longtemps vent de face, avec la meute derrière moi, je me fais déposer proprement sur place dès que l'appel de la côte est détecté par les lascars. Je reste donc seul face au vent à rechercher mon second souffle pour me farcir la côte. Les autres sont loin devant. Mais je sais que c'est la dure loi du cyclisme.

La route en travaux (c'est la même que samedi) est contournée pour éviter le bain de boue. Ce qui fait qu'on récupère le kilométrage perdu à cause de la flèche ratée.

Pietro décide d'attendre et de rester avec Charlie. Naturellement faire cela c'est laisser libre cours aux instincts coursiers de nos 3 VGV (Vélo Grande Vitesse). Il fallait en plus que 4 autres cyclos passent par là et à la première côte, ils sont partis. Jean-Louis a bien essayé de reboucher le trou, mais rien à faire. Pierre, Gérard, Jean-Louis et moi, nous sommes donc rentrés en ordre dispersé. Les 100 kilomètres ne sont toujours pas atteints, mais le parcours est toujours aussi éprouvant.

 


 

Samedi 28/03/2009 : Brevet J.Gayer....rebaptisé.....Brevet Je galère.
Par Sirigu Pietro

Nous sommes seulement deux cyclos de l'Aurore au départ du brevet. A vrai dire, il y avait très peu de monde au départ soit seulement dix cyclos dont trois sur le 100KM à savoir Alain & moi et un individuel.

Il fait pluvieux, venteux....dégelasse quoi !

Comme nous roulons aussi demain, nous roulerons moderato, histoire de ne pas trop laisser de force en route.

Comme d'habitude le départ est un peu laborieux puisqu'il faut quitter la ville et que de nombreux pièges parsèment les parcours citadins.

Nous prenons la direction de Kraainem via la chaussée de Louvain sous un léger crachin. Puis direction Sterrebeek où le parcours file à droite à travers des routes de campagnes inondées. Comme je connais bien le parcours nous éviterons ce tronçon en allant par la route vers Moorsel où nous repiquons le parcours en haut de la côte. Le sommet est l'endroit de séparation avec le 30KM, le 60 et 100 allant tout droit vers Tervuren.

Nous abordons bientôt les premières difficultés c'est à dire la côte de Duisburg et Huldenberg.....  « ma parole que ce circuit à l'air dur » ( Paroles de Darville ).

Je lui confirme qu'il y aura une importante succession de côtes à négocier et que tout cela ne fait que commencer.

Nous nous retrouvons tout deux en plein vent avec une succession de faux plats et côtes vers Terlanen, Tombeek et enfin Maleizen.

Nous connaissons maintenant un peu de répit aussi bien parce qu'il fait sec que parce que le parcours est plus roulant. Nous avançons donc à un bon rythme direction La Hulpe puis Genval et son lac où les flèches commencent à être invisibles !!!.

Comme je connais très bien le parcours nous n'avons aucune peine à rester sur la bonne trace....par contre je souhaite bien du plaisir à mes amis cyclos qui rouleront demain. Un joli jeu de piste !

Après le lac, il faut remonter....une côte à 11-12% nous attend.

A nouveau une accalmie dans l'effort puisque le parcours redevient subitement plus roulant mais toujours pas plus de flèche...donc je fais fonctionner ma mémoire.

A hauteur de Bertem - Meerbeek c'est la catastrophe, il y a de gros travaux qui nous empêchent de passer, de plus l'organisateur n'a pas prévu d'itinéraire bis, il faudra donc traverser la gadoue composée à cet endroit de terre et de ciment, par ailleurs un mélange bien collant faisant d'énormes dégâts sur les chaînes, pignons et les roulements.

Impossible de rouler à vélo à cet endroit, donc il faut faire 200 mètres à pied en s'enfonçant les pieds jusqu'à la cheville dans cette mélasse.

Le retour en direction de Kortenberg se fait plein vent et nous nous relayons tant bien que mal.

Alain se rend compte que nous n'aurons jamais 100 kilomètres, je sais puisque les autres années ce parcours ne faisait que 92 kilomètres.

Visiblement, ils ont encore réussi à le raccourcir puisque nous rentrerons avec seulement 88 kilomètres au compteur.

Notre retour par la ville est toujours aussi bordélique et very dangerous ( On se demande qui sont les dieux qui ont pensé ces rétrécissements, ces pistes cyclables et bordures en tout genre...ha j'oubliais les casses vitesses. ).

La traversée de Schaerbeek est égayée par les préparatifs du Schaerneval. A cette occasion nous n'avons jamais vu autant de forces de l'ordre rassemblées en une aussi petite surface ( Cela s'appelle de l'élevage de poulets en batterie ), il est vrai qu'il y avait vraiment beaucoup de boulot......avec toutes ces voitures à dépanner.

Eureka...la solution en ces temps de crise, créer une société de dépannage et attendre patiemment les appels de nos amis.....!

En définitive, le parcours s'est révélé très ardu puisqu'il fait +/- 1.000 mètres de dénivelé pour 88 kilomètres au compteur. Un bel entraînement en vue de notre BRM de Samedi prochain.

Et dire que nous remettons cela demain.....!


Samedi 28/03/2009 : Les Monts de Flandre
Par Christophe Van Schepdaele

 
Ce qui fait le charme du vélo, c' est que l' on peut passer d' une semaine à l' autre d' une région à une autre.

Alors que la semaine passé, j' étais avec mes fidèles compagnons de route dans le sud de la province du Luxembourg (  la Gaume ) me voilà embarqué ce samedi dans un 200 ( flèché ) à Avelgem dans le Heuvelland pas très loin des Ardennes flamandes. Avelgem est située ni plus ni moins à l' intersection de 3 provinces: Flandre Occidentale, Flandre Orientale et... le Hainaut.

Ce début de résumé a comme un doux parfum de géographie mais il aura surtout un caractère très historique.
 
A Avelgem, la famille Demayer est bien connue. Jacques Demeyer qui est l' organisateur de ce BRM avait comme frère Marc Demeyer qui était un ancien coureur cycliste. Professionnel de 1972 à 1982, il totalisera 67 victoires dont quelques prestigieuses tels que Paris-Roubaix en 1976 ainsi que quelques victoires au tour de France et d' Italie.
 
Ce BRM permet aussi de faire des retrouvailles.  J' y retrouve une belle brochette de BRmistes ainsi que quelques Paris-Brestard tels que Jan Geerts, Etienne Bundervoet, Robert Luyckx, Yvan ( dont je ne me souviens plus de son nom, je le surnommerai Yvan IV Le Terrible, il n' a rien d' un Tsar mais c' est un crac!) ainsi que quelque gars avec qui j' ai fait Milan-Sanremo.
Nous serons au total une bonne vingtaine.
 
Le départ est donné à 08h00 tapante. On a visiblement de la chance en ce début de matinée. Alternance d' éclaircies et de passages nuageux.  Le réservoir d' eau placé au dessus de nos tête ne se déversera que plus tard ds le courant de l' après midi. Il était dit que ce sera comme d' ab. un temps de classique flandrienne!
 
Je décide de prendre les commandes du groupe à allure modérée pendant de longs kilomètres avec un vent de face persistant. Nous empruntons des chemins qui passent par des patelins ou la dernière syllabe en GEM est roi dans cette région ex:
Avelgem-Gullegem-Otegem-Ledegem-Izegem-Bissegem-Wevelgem etc....En veux-tu; en voilà!  Nous passons par Courtrai et Dadizele pour ensuite atteindre la première ville intéressante de la journée: Ypres
 
Ypres est connue pour  son  monument de la première guerre mondiale dédié aux soldat britanniques et au Commonwealth: le Mémorial de la Porte de Menin.  Il ressemble un peu à un petit Arc de Triomphe puis nous traversons sa jolie Grand-Place et passons devant son grand Musé. On continue en prenant des chemins de campagne pour se diriger vers Watou qui est le premier contrôle situé seulement au km85.
 
On en profite pour prendre un peu de répit, Jacques récupère en avalant quelque bières et moi le temps de manger quelques p' tis sandwichs et hop on repart de plus belle sous une pluie battante en direction des Monts de Flandre dont celui de Cassel situé dans la partie Française.
 
La succession de faux plats montant aura tendance à user une bonne partie du groupe. Je roule à mon rythme ( selon moi modéré ) et on formera un groupe de cinq dont les gars de la Primavera. Des gars qui ont un patois de Torhout extraordinairement incompréhensible d' ailleurs. Un d' eux me dira même qu' il a lui-même du mal à piger ce que son pote lui dit alors qu' ils sont du même coin! Tout bon ça!  C'est bon que j' ai des connaissances du patois du Pajottenland ( qui a certaines ressemblance ) due à mes origine paternelle... 
 
Dans le mont Cassel ( 176 m ) , on rencontre Gerda ( la femme de Jacques - )  au p'ti ravito qui est toujours aussi souriante et qui parle toujours aussi fort; d' ailleurs je crois qu' elle m'a à la bonne. La caractéristique de cette montée c' est qu' elle est en pavée.

On attend le reste du groupe au sommet puis on repartira de plus belle pour débouler la descente plein tube. Le sommet du Mont Cassel permet d' avoir un panorama magnifique sur la région. On se dirige vers le Mont des Cats ( 164 m ) puis le Mont Noir  ( 150 m ) et pour terminer le Mont Rouge ( 129 m ) avec ces pentes toujours impressionnantes à certains endroits.   
 
On enchaîne par la suite avec de bons petits relais pour se diriger vers le deuxième contrôle à Wijtschate situé au km130
 
Wijtschate est aussi connue pour ses monuments de guerre, ses cimetières militaires britanniques, ses cratères de mines . On y retrouve d' ailleurs au milieu de la place la Colonne commémorative dans le souvenir aux victimes de Wijtschate et la plaque commémorative du Pool of Peace.
 
On repartira enfin avec de belles éclaircies et surtout un vent dans le dos. On fait en sorte de garder un maximum de gars dans notre groupe car la fatigue se fait ressentir pour la plupart. On roulera la plupart du temps en empruntant des ravels à un rythme régulier mais pas trop soutenu...En attendant notre retour, Gerda nous avait préparé de la bonne soupe ainsi que des sandwiches. Encore un grand merci pour leur parcours ( fléché ) et leur organisation en général.
 
Une moyenne de 25,7 km/h au final ce qui est un léger plus rapide que l' année passée. Soigner la vitesse n' était  évidemment pas le but  mais bien d' assimiler les kilomètres  -  ce qui constitue un excellent entraînement en vue de notre beau BRM de la semaine prochaine...en espérant être les plus nombreux possible.
 
A bientôt pour d' autres aventures.



 


 

Dimanche 22/03/2009: 26 à s'égrener tel un chapelet le long du parcours.
Par Alain Darville

Le dimanche, c'est le Brussels Trophy du Cyclo Club Château d'Or à Anderlecht. Je ne sais pas si j'aurai récupéré du 200 de samedi, et la distance se fera en fonction de mes sensations.

Nous sommes 26 au départ. C'est vraiment très bien. Mais tout le monde ne part pas en même temps. Visiblement le fait de mettre l'heure de départ à 8h30, incite les « moins forts » à partir plus tôt et même beaucoup plus tôt. 7h45. Cela implique que des cyclos viennent rouler et on ne les voit même pas. Au départ par ordre chronologique : Guy ensuite le premier groupe : Umberto, Daniel, Jos, ensuite le deuxième groupe : Myriam, Isoline, Ornella, Isabelle et Dante, puis le troisième groupe :  Christophe, Eric, Pietro, Renaud, Jean-Louis, Gérard, Freddy, Philippe, Didier, Charlie, un peu plus loin (départ raté), moi et Laurent, ensuite Rufino et pour finir Pierre et Michel. Patrice est venu mais quand est-il parti ?

Il ne faut pas longtemps pour que Pietro prenne la poudre d'escampette suivi comme son ombre par Eric. Mais Pietro fait le 30, obligeant Eric à faire le 90 tout seul. Comme Eric est trop fort, il a enfin pu rouler à son rythme sans se coltiner les boulets que nous sommes Clin d'oeil. Renaud et Christophe avec leur VTT feront aussi le 30.

Didier en manque flagrant d'entraînement, râlait parce qu'on ne roulait pas à son rythme.

Au premier contrôle qui est à seulement 20 kilomètres du départ. Jean-Louis s'arrête avec Laurent, Charlie, Didier et moi. Les autres continuent comme si de rien n'était. Sympa. Mais bon, on continue donc à quatre, Didier préférant continuer avec Ornella et Isabelle. Jean-Louis abattant un travail phénoménal face au vent (Un grand Merci Jean-Louis, aujourd'hui c'était moi la sangsue!). Je n'osais pas trop le relayer, doutant de mes capacités de récupérations après le BRM de Villance. Laurent qui s'accrochait comme il pouvait, jouait à l'accordéon. Le seul entraînement qu'il avait, étaient des sorties en VTT. Dans ces conditions, faire un 90 comme ça, c'est vraiment extra. Charlie était fâché avec les côtes. Ils nous a dit d'y aller et encore une fois il a continué seul.

Au deuxième contrôle on récupère Freddy, Gérard et Philippe. Ils n'étaient donc pas si loin devant. Le départ se fait en peloton avec les gars d'Hoesvil et du CTB. Visiblement Hoesvil se fait un devoir et un plaisir de mener le groupe. Je peux enfin me reposer et suivre. Comme ça le cyclisme devient facile.
On dépasse en coup de vent, Daniel, Umberto et Jos, partis 3/4 d'heure avant nous.

Freddy essaye de mener, mais personne ne suit. Cela ne sert donc à rien de vouloir y aller.

A dix kilomètres du but, j'attaque une côte assez sévère et seul Freddy est dans ma roue. C'est bien la première fois que personne ne monte plus vite que moi. C'est encore Jean-Louis qui se démène pour faire la jonction entre nous deux et le reste du groupe.

Finalement j'ai tenu le coup. Presque 29 km/h de moyenne dans ces conditions sur 90km, je ne peux pas être trop mécontent. Mais c'était un brevet un peu bizarre, avec des gars du club éparpillés un peu partout sur le parcours.

 

 

 




Samedi 21/03/2009: Le premier BRM de la saison, fatigués mais heureux

Par Alain Darville

 

Le club de l'Aurore a fait pour la 3ème année consécutive le BRM 200 km de Villance.

Ce n'est sans doute pas le plus facile, mais comme il traverse une superbe région, c'est toujours tentant d'y aller. Il fait 208 km avec un dénivelé de 2400 mètres.

Christophe est de nouveau là avec son VTT et ses gros boudins, les autres, Pietro, Fabien, Renaud et moi avec des vélos normaux pour ce genre d'épreuve.

Comme on a la trace GPS faite par Fabien l'année passée, le suivi du trajet ne sera pas difficile. On part un peu avant le peloton juste avant 8 h du matin. Il fait -4° et la journée sera ensoleillée avec un vent du nord légèrement trop fort. Pour s'habiller c'est un problème. -4° au départ, et dès que le soleil commence à chauffer, cela monte rapidement à 8 puis 12°.

La première partie du BRM se fait rapidement, le vent est dans le dos, tout le monde suit, quelques grosses côtes sont franchies sans difficulté, et dans la forêt d'Anlier nous commençons à rattraper les cyclos partis bien avant nous. Nous sommes montés à plus de 500 mètres d'altitude et nous avons traversé Neuchâteu, Fauvillers et Habay. Avec le GPS, on ne perd jamais son temps à chercher le chemin. Le fait de rouler en continu assez vite, ne procure que peu d'instants de récupération et les organismes commencent à donner des signes de fatigue.

Au premier contrôle d'Etalle qui se fait dans un magasin de vélo, Fabien a vu un réducteur de guidon, et veut le placer directement. Un réducteur est utilisé avec de gros guidons. Il permet de placer des lampes ou des GPS qui sinon ne peuvent pas se mettre au guidon. Mais cela prend un peu de temps. Les autres cyclos sont déjà repartis, et le peloton arrive.

On redémarre juste avant le peloton, et on attaque la longue descente vers Virton par la piste cyclable (une ancienne voie ferrée) à plus de 40 km/h. Fabien traçant à tue-tête.

Juste avant d'arriver à Virton, Renaud crève un pneu. Etrangement c'est exactement au même endroit que Freddy l'année passé, une pincette dans le même trou. (c'est vrai ça où est Freddy ?). La réparation se fait de main de maître par Pietro, et nous repartons juste quand le peloton arrive. Et c'est alors, que naïf que je suis, je pensais qu'on roulait vite, mais eux c'est pire. Dans chaque montée, c'est un rythme infernal (pour moi) qui est soutenu. Seuls Renaud et Fabien parviennent à suivre. Christophe a explosé toutes ses durites depuis longtemps. Si on était parti avec eux, c'est moi qui aurais dépéri dans un fossé depuis longtemps.

Le deuxième contrôle est atteint dans une auberge par loin de l'Abbaye d'Orval. La moyenne dépasse largement les 28 km/h. C'est la ruée des cyclos sur toutes les tables disponibles. Fabien qui voyage léger commande une soupe et des tartines au pâté. Nous bêtement à boire, puisqu'on voyage chargé. Mais tous les cyclos sont déjà servis et même repartis, quand nous, nous n'avons toujours rien. La pauvre demoiselle qui n'en peut sans doute rien commençait à ne plus savoir que faire quand Fabien voulait tout annuler et manger un biscuit pour finir le BRM (il est fou ou vraiment très fort). Finalement tout le monde est enfin servi. Mais nous repartons à cinq, les autres n'ont pas attendu.

La remontée vers Florenville et ensuite vers Bouillon est vraiment pénible. Le vent est assez fort et de face. Christophe n'avance plus très fort et Pietro donne de sérieux signes de faiblesses.

Mais après Bouillon, c'est la longue remontée vers Corbion. Plus de 4 kilomètres. Cela ne monte pas trop fort, jamais plus de 3 %. C'est une des rares montées que j'apprécie (c'est tout dire), donc j'y vais. Mais le vent est toujours de face. Collés comme deux grosses sangsues sur mes fesses, Renaud et Fabien se promènent. Je reste tout le temps en tête et je prends tout le vent. Tant pis, ce sera comme ça jusqu'au sommet. Renaud n'est pas discret. Le pédalier de son vélo donne des signes de rébellions. Il émet des bruits de craquements sinistres. Pour une fois que Renaud ne casse pas un rayon, il démolit son pédalier.

Après Corbion on traverse la France (un petit bout) jusque Sugny (connu de tous les BRMistes du monde entier), où on retrouve Constant Devos dans son restaurant fétiche. La fille du resto, celle qui sieutait les cyclos tout nus qui prenaient leur douche lors du BRM 400 d'avant PBP, a visiblement grandi. C'est le 3ème contrôle. Constant a l'air en forme, on ne saura toujours pas pourquoi il a abandonné Randonneurs.be.

La descente vers Membre et la Semois se fait à plein régime, mais après Vresse-sur-Semois, c'est la longue remontée vers Petit-Fays. La route est une route de col avec des virages serrés. C'est chacun pour soi et chacun monte à son rythme.

Après Petit-Fays, Fabien et Renaud s'en vont. Ils sont vraiment trop forts. Comme Pietro (qui a de sérieux problèmes de digestions) est à la ramasse, et Christophe qui ne sait plus où il est, ni ce qu'il fait, n'avancent plus très fort, j'essaye de les tirer pendant plus de 10 kilomètres. Je ne suis plus très frais non plus, mais je m'accroche. On dépasse pour la Xième fois Gerda et Jacques d'Otegem (les copains de Christophe). Gerda parle toujours aussi fort et sans arrêt, mais elle aussi est cuite et recuite.

Finalement peu avant Maissin, Renaud et Fabien nous ont attendus. Est-ce l'odeur de l'écurie qui est proche, mais tout le monde accélère subitement. Pietro sprinte même en vue de l'arrivée. Je ne sais pas qui a gagné et cela n'a pas d'importance. Moyenne : les  26,5 km/h sont dépassés. Plus d'une heure d'avance sur l'année passée. Le soleil est encore là. L'arrivée dans la pénombre n'est pas pour cette année.

C'est sans doute l'année où ce BRM aura, paradoxalement à la moyenne faite, été le plus épuisant. Le vent constant de face pour le retour aura sans doute été le principal responsable de ceci. Mais ce BRM est tellement beau à faire, que tout le monde est quand même heureux d'être venu.

Une Orval est excellente après un tel effort. Fabien qui voulait un spaghetti ne l'aura jamais eu. Il semble fâché avec la nourriture. Quelqu'un doit lui en vouloir.

Les petites photos sympas de Fabien:
090321 1Le casque de Fabien, Christophe en VTT, Renaud en bleu et jaune et Alain. Des 2 autres ?
090321 2Pietro au 2ème contrôle.
090321 3Christophe itou.
090321 4Autoportrait de Fabien suivi de Pietro.
090321 5Alain, Renaud et Pietro.
090321 6Alain, Christophe, Pietro et Renaud.
090321 8Christophe raplapla et Renaud à Corbion.
090321 10Pietro et Alain.


Le tracé GPS. C'est la même route que les autres années:
href="http://www.everytrail.com/view_trip.php?trip_id=155014"

 


 

Dimanche 15/03/2009 : Le parcours dénivelé de nos amis du CTB
Par Pietro Sirigu

Ce parcours fait 110 KM pour un dénivelé positif de 1250m.
Ce Dimanche, nous avons RDV pour notre premier parcours corsé de la saison, à savoir le brevet dénivelé du CTB. Ce parcours devrait être une formalité pour ceux qui se sont entraînés durement tout l'hiver.

Nous sommes 25 cyclos du club présents pour cette sortie, naturellement tout le monde n'ira pas sur le grand parcours à l'image d'Isoline et Myriam qui se contenteront du 40KM ou de Daniel, Michel, Benoît et Pierre Paul qui s'élanceront sur le 70 KM.

Guy, Marc Colombo, Philippe et Massoni sont eux partis très tôt sur le 110 KM. Quel courage dans le chef de Philippe qui revient de sa mission au Liban ou de Massoni qui reprend du service après des mois d'absence. Nous apprenons à l'arrivée que Didier est revenu complètement cramé de son périple dominical.

Pendant ce temps Isabelle et Ornella se sont aventurées avec hardiesse sur le parcours de 70KM, malheureusement elles ont raté la bifurcation et se sont retrouvées sur le 110KM qu'elles ont quitté à hauteur de Ronquières pour revenir par le canal et puis en appelant les Taxis Myriam depuis Anderlecht : pas folles les guêpes !

Notre groupe composé de Freddy, Marc Keymeulen, Gérard, Christophe, Renaud, Eric, Jean-Louis, Alain, Charlie, Umberto, Patrice, Jos et moi-même s'est élancé vers 08H40. L'allure fût modérée au début et ce n'est qu'à partir de Grand-Bigard que celle-ci commença à s'intensifier. Nous avons assez rapidement perdu Jos, Umberto et Patrice.

Les 2 beaux frères ont continué le parcours en toute décontraction, en ce qui concerne Patrice pas de nouvelles....! Nous craignons le pire car suivre un fléchage n'est pas sa tasse de thé. Toutefois pas de panique la Belgique est criblée..... de gare.

Les choses sérieuses commencent dès Beersel avec l'ascension de sa célèbre côte puis directement dans la foulée, nous escaladons la côte du Bruineput à Alsemberg, certains donnent des signes de faiblesse mais nous nous arrêtons à intervalles réguliers pour permettre un regroupement général. A partir du Bois de Halle, le parcours nous offre 10 KM de répit en direction de Tubize.

La côte d'Ittre est franchie sans trop de difficulté pour ensuite plonger sur Ronquières où le premier contrôle nous attend au pied du plan incliné. Nous nous regroupons à nouveau grâce à ce contrôle bénéfique pour tous.

Tout le monde s'accrochera jusqu'à la côte de Charly des Bois où Eric, Renaud et moi prenons la poudre d'escampette jusqu'au deuxième contrôle. Nous profitons Renaud & moi de cette partie du parcours pour mettre Eric sous pression toujours en poursuite pas...loin.....mais pas....avec nous.

Comme tout le monde a bien roulé nous décidons de faire une trêve et de continuer notre chemin ensemble, le retour étant uniquement perturbé par une crevaison de Jean-Louis. Nous sommes restés groupé jusqu'à hauteur de Dilbeek et son fameux Keperenberg où à nouveau nous partons à trois pour finir crescendo.

Eric s'est bien accroché et à tenu bon jusqu'au bout, sa présence étant marquée de temps à autre par deux ou trois râles de souffrance nous indiquant qu'il n'était pas loin de ravaler son certificat de naissance ainsi que sa copie en double exemplaire s.v.p .

Finalement tout le monde est rentré à bon port, plus ou moins frais selon l'état de forme.

A signaler la performance de Marc Keymeulen qui a fêté son premier parcours de plus de 100KM par un beau dénivelé, je suis certain que ses jambes s'en souviendront encore quelques..... heures. Marc est finalement rentré avec Charlie qui en bon samaritain ramasse au fur et à mesure de sa progression les cadavres éparpillés sur le parcours ou tout simplement ceux ayant sauté malencontreusement sur une.......mine.

Au local du CTB nous retrouvons  Daniel, Guy et Philippe qui nous attendaient.

A signaler la très bonne idée du CTB qui avait décidé d'innover en remboursant 10 inscriptions au club le plus nombreux du jour. Nous étions 25 soit les plus nombreux du jour, nous avons donc hérité de la cagnotte de 18,00-Euro qui viendra gonfler les caisses du club.

Merci le CTB pour cette très belle initiative, pour ce très beau parcours dénivelé et pour votre très bon travail de fléchage.

P.S.: Des nouvelles de Patrice: Il  n'est pas rentré en train, mais par le canal à vélo. Son pneu ayant denouveau des envies de crevaisons. Le 110 sera pour une autre fois.

                                         ______________________________

Le profil du dénivelé du parcours ainsi que les vitesses atteintes.

Projet1




Dimanche 08/03/2009 : La montée en puissance se poursuit.

Par Alain Darvile


Pietro veut absolument encourager les moins aguerris à monter en puissance pour éventuellement arriver à faire le BRM 200 km du club sans trop de problème.

Cette fois-ci nous allons un peu allonger le parcours par rapport dimanche passé. Nous allons monter à 140 km, nous reprenons donc le parcours du 200 km, mais nous allons jusque Fauroeulx, où nous ferrons demi-tour.

Nous sommes 15 au départ, les mêmes que dimanche passé moins Marc, Johan, Jos et Daniel (Wauters), plus Daniel (Margan) et Charlie (qui revient tout bronzé de ses vacances pour le boulot en Italie).

Une inquiétude m'envahit quand je vois Daniel. Il n'a plus roulé depuis quelques dimanches et il vient faire le 140. Il est sans doute très courageux, mais cela va être une journée de galère pour lui s'il s'accroche.

Le départ est donné à 7h30 (faut c'qui faut), groupé et vent de face le long du canal. Fini le beau temps, il va pleuvoir la première partie de la journée. L'allure est modérée pour ne pas dire lente, un petit 20 km/h. Dès que je me mets devant et que j'ose un peu accélérer (24 km/h), plus personne ne suit (sauf Freddy). La journée va donc être longue.

Daniel qui a mal à sa hanche fait demi-tour, visiblement il a compris qu'il est parti dans une aventure un peu trop risquée.

Dans les montées, Patrice semble déjà aller un peu plus vite, il mouline toujours autant, mais il semble respirer un peu plus efficacement. Fini la loco à vapeur. C'est dommage, c'est moins spectaculaire. Il a enfin mangé le matin avant de venir. Il fait tache à sa réputation de cyclo qui se goinfre après avoir roulé et pas avant. Cette fois-ci il ne dévalisera plus de boulangerie comme il en a pris l'habitude.

On passe à Maurage sans s'arrêter dans notre bistro habituel, mais comme Patrice crève (son pneu), on s'arrête quand même. Pietro fait une démonstration de son savoir faire dans le changement de chambre à air. Il faut juste expérimenter le système de cartouche de Patrice pour regonfler le pneu. Un peu de gaz dans la nature et beaucoup dans la chambre.

A Fauroeulx Charlie part à la recherche d'un casque de motard qui trônait au milieu d'un champ. Y avait-il une tête dedans ? Suspens. Non, rien, même pas un peu de sang. Maintenant le casque est planté sur un piquet le long du virage.

Et nous faisons demi-tour. Le calvaire du vent de face et de la flotte qui fouette les glorieux cyclistes touche à sa fin. Nous irons un peu plus vite pour rentrer.

Notre café est bondé et enfumé. Il faut se battre pour avoir quelque chose à boire, mais cela fait du bien de manger un peu plus copieusement que nos petits en-cas.

On reste groupé, mais Stéphane a un problème. Il a remonté sa selle un peu trop haut, et le cadre en carbone se fend. Il paraît que Pietro l'a longuement eng... mais ce sont des « on-dit », j'étais un peu devant avec entre autres Berto et Patrice.

Stéphane est la victime de ce dimanche. Il s'est découragé, le retour s'est fait à l'agonie avec une selle beaucoup trop basse. Il ne fera pas l'Ardéchoise, j'espère qu'il ne le regrettera pas. Pourtant nous avons tout fait pour motiver la troupe.

Le long du canal, Pietro et Renaud sont restés avec Berto et Stéphane, à allure réduite. Eric et Fabien sont partis devant, suivi de Freddy qui les a rattrapés au prix d'un effort surhumain. Moi j'ai fait l'erreur de vouloir rendre service en voulant mener le groupe de Guy, Charlie, Gérard, Christophe et Pierre. Face au vent tout allait bien, vent dans le dos je roulais trop vite, paraît-il. Pietro avait dit 25 km/h. Vent dans le dos, même en freinant je n'y arrivais pas. Adieu le petit groupe, le vent les poussait, je pouvais les abandonner. J'ai donc relâché les freins et je suis parti.

Finalement, c'est sous le soleil que notre dimanche s'est terminé, un peu tard, mais tout le monde avait l'air satisfait (sauf sans doute Stéphane). Guy et moi, nous nous sommes réconciliés autours d'un bon verre.

Les photos de Fabien:

090308 1

090308 3

090308 4

Le cadre de Stéphane.




Dimanche 01/03/2009 : Le grand retour de Benoît !

Par Michel Roelants


9 h : nous étions 6 à ne pas avoir lu le mail de Pietro ou à ne pas avoir voulu se lever tôt : Pierre, son frère Albert accompagné d'un ami, Benoît dont c'était la 1ère vraie sortie, Charly sorti d'un avion de Naples et moi-même.


Nous sommes partis sur le parcours A tirés par Charly qui avait le feu aux fesses (il devait sans doute rattraper le décalage horaire) (20 premiers km à 27 de moyenne).

Après le traditionnel arrêt vidange, nous voilà repartis un rien plus lentement.  Après 3 erreurs de parcours et plusieurs km de détour, nous revoilà enfin à Asse où Albert et son copain (cuit et recuit après 2 ans d'inactivité) nous lâchent.  Nous reprenons la route à 4 avec toujours Charly en point de mire (toujours ce satané décalage horaire ...) pour finir à 3 derrière lui à 23 de moyenne sur 68 km.

Benoît cuit mais terminant au courage, bouclait son 1er grand parcours.  Félicitations à lui et à Pierre qui reprenait également les moyennes distances.







Dimanche 01/03/2009 : Il fait beau......profitons !!!

Par Pietro Sirigu

Ayant constaté qu'il allait faire beau ce Dimanche nous avions décidé d'avancer l'heure de RDV à 08H00 pour permettre au groupe de monter en distance. Il ne reste en effet plus qu'un mois avant notre BRM 200 et il est plus que temps de faire monter la pression.

Un beau groupe a répondu présent, celui-ci étant composé de Fabien, Pierre, Stéphane, Jos, Freddy, Patrice, Umberto, Daniel, Gérard, Marc Colombo, Johan, Guy, Alain, Eric, Renaud, Christophe et Pietro. Soit 17cyclos qui s'élanceront sur le parcours raccourci du 200.

Benoît, Michel, Paul Pierre et Charlie partis à 9H00 rouleront 67 KM de leur côté.

Notre parcours dominical ira jusqu'à Maurage soit le premier contrôle et retour sur Bruxelles pour un total de 112KM.

Pour certains cette sortie constituera un record personnel comme pour Patrice qui fera plus que doubler son score, Umberto pour sa 3ème sortie s'est farci le plateau complet que dire de Daniel qui malgré son tic-Tac à 200 / bpm a tenu à nous accompagner, Stéphane à moitié moribond par la faute d'une fête d'anniversaire qui s'est éternisée a quand même tenu à être présent et s'en est très bien sorti.

La première partie sur le canal jusqu'à hauteur de Lembeek a été roulée sur un ton moyen, tout le monde suivait et nous avions même le temps de faire la causette entre-nous. A partir de Tubize les choses se corsent puisqu'il n'y a pratiquement plus de plat jusqu'au sommet de Virginal. Les côtes ayant été abordées sur un rythme mineur tout le monde a suivi. C'est au sommet de la côte de Virginal que nous avons récupéré Daniel et Umberto qui étaient partis avec 10 minutes d'avance histoire de bien s'échauffer et de ne pas souffrir d'un départ trop rapide.

Daniel et Umberto sont les moins costauds du groupe mais l'objectif de ce jour n'est pas de lâcher un maximum de gars mais plutôt de jeter les ponts d'une belle saison pour tous. Je reste donc en leur compagnie pour éviter une chute de moral synonyme de jambes coupées. Le restant du groupe bien dans la philosophie du jour attend à plusieurs endroits pour permettre un regroupement. Seul Guy, Jos et Johan ont pris les devants, ceux-ci nous attendront toutefois au contrôle, dans leur chef c'est une stratégie pour s'octroyer une plage de repos un peu plus longue.

Nous arrivons au contrôle de Maurage tous groupé et avec 54KM au compteur. Notre arrêt obligatoire au café du Pont-Levis est devenu un must, difficile de s'en passer !

A partir de maintenant nous amorçons le retour sur Bruxelles. Daniel et Umberto souffrent mais tiennent bon, ils vont maintenant pouvoir récupérer quelques kilomètres car la partie jusqu'à Seneffe est plutôt roulante et réparatrice.

A hauteur de Seneffe le long de la « Route Baccarat », les choses se corsent à nouveau puisqu'il y a un peu de dénivelé et donc Umberto et Daniel redonnent des signes de faiblesse. Un peu de courage et ce sera bientôt le canal que nous retrouvons à hauteur de Ronquières au KM 81. C'est là que Daniel décide de continuer seul et tranquille pendant qu'Umberto gérera le final à sa façon.

Evidemment, nous sommes maintenant sur le Ravel du canal Ronquières - Bruxelles et je me pose la question de savoir qui va lancer les hostilités ? La réponse fusera rapidement car Fabien accélère sans l'air d'y toucher. A partir de cet instant le groupe ne descendra plus sous les 35KM/H et nous naviguerons pendant trente kilomètres en fleuretant en permanence avec les 40-42 KM/H, pas mal pour des cyclos ! Au début le groupe constitué compte plus de 10 cyclos mais au fur et à mesure des kilomètres celui-ci se réduira pour ne laisser en présence qu'un petit peloton composé de Fabien, Renaud, Freddy, Alain, Christophe, Eric et moi. Christophe qui roule toujours sur son VTT est au bord de l'explosion ce qui nous vaudra deux belles frayeurs du style : « Je mange le pneu de la roue de celui qui me précède et je lui explose par la même occasion la roue arrière ». Mais chapeau Christophe bientôt tu connaîtras la récompense de tes efforts et nous, il nous restera seulement nos yeux pour pleurer ! Comme nous constituons un bon groupe de surcroît solidaire nous nous sommes essayés à la technique des relais, de ce côté il y a encore du travail à réaliser mais nous sentons une progression venir. Il n'appartient qu'à nous d'améliorer la vitesse de croisière du groupe en n'oubliant pas que l'essentiel est d'avancer à un rythme soutenu et constant et donc sans à coup. Les à coups étant source de zizanie et donc de désorganisation du groupe avec pour conséquence des accélérations et décélérations intempestives, source de perte d'énergie et d'éliminations précoces d'éléments du groupe tout le long du parcours. Notre avancée du jour le long du canal a été maintes fois perturbée par des promeneurs trop content de profiter des premiers rayons du soleil annonçant l'arrivée prochaine du printemps, qu'à cela ne tienne en poussant une gueulante la route se dégageait pratiquement instantanément.

Comme de coutume notre sortie se soldera par un bel emballage final que je vous conte ci-dessous.

Le long de la route menant à Erasme la vitesse augmente sensiblement et par palier, il y a un petit vent léger mais contrariant, j'en déduis qu'il faut s'abriter un maximum et surtout se découvrir le plus tard possible. Christophe avec ses dernières forces lance le bastringue et puis Freddy se charge d'un long relais puissant jusqu'à hauteur du rond-point où Fabien prend la corde pour s'octroyer rapidement une vingtaine de mètres d'avance, Eric est planté sur place et ne peut faire le bond.....l'avance de Fabien augmente....il est temps de réagir. Je sens dans mon dos l'ombre de Renaud, il faudra donc la jouer fine et en garder sous la pédale. J'accélère progressivement en évitant de faire du bruit et d'éveiller l'attention de Fabien qui bien évidemment commence à plafonner puisqu'il a lancé le sprint contre le vent et dès lors de trop loin. Le sprint est lancé aux 200 mètres d'abord sur le 15 puis le 13 et pour finir le 11 pour contenir le retour de Renaud.

Finalement, tout le monde est rentré en excellent état de fraîcheur ce qui augure de futures très belles parties de manivelles.


Les petites photos de Fabien, le long du canal et quelque part peu après:

090301 1
090301 2

 

Une petite leçon de montée (Rajoute d'Alain Darville) :

Au grand désespoir de Pietro, qui malgré les conseils prodigués regarde impuissant le spectacle des montées de Patrice. Il mouline comme un damné, passant du grand plateau au tout petit dans un geste rageur. Pour accompagner ses moulinets, il souffle comme une locomotive au démarrage d'un train de marchandise composé de 400 wagons (si, si, ça existe, mais pas en Europe). C'est assez impressionnant comme technique mais visiblement pas très efficace. En plus dans cet effort intense il n'entend plus rien, perdu dans son tripe intérieur. Mais il monte, et on l'attend aux sommets.

                                 _____________________________________

Le profil du parcours et les vitesses atteintes (ce sont les vitesses d'Alain, la fin est différente pour bcp de cyclos):

01-03-09







Jeudi 26/02/2009 : La première fois d'Eric.
Par Pietro Sirigu


Nous avions décidé Alain et moi d'effectuer une belle sortie d'entraînement, histoire de jauger notre niveau de forme.
Comme nous ne sommes pas égoïstes et que nous aimons...... voir souffrir,  nous avions envoyé une invitation aux gars du club pour participer à notre sortie.

Malgré la longueur du parcours proposé plusieurs gaillards ont répondu à notre invitation et sont venus s'ajouter à nous, soit Freddy, Renaud, Christophe et notre novice du jour à savoir Eric. A signaler,  un désistement de dernière minute en la personne de Fabien qui fût retenu par son devoir professionnel.
Nous étions donc 6 pour cette sortie de 200KM qui n'est autre que notre parcours BRM. Le gros avantage de ce beau parcours est qu'il est très bien connu d'Alain et moi, ceci étant un gage de sécurité et que donc il n'y aura pas d'erreur de parcours.

Ce parcours démarre de Bruxelles pour arriver en France à Solre-Le-Château et puis retour.
Nous avons beaucoup de chance car visiblement la météo s'est considérablement améliorée, en fait nous roulerons toute la journée sans connaître la pluie et donc au sec. De plus la température du jour sera comprise entre 6 et 9°C.

Au départ de Bruxelles le parcours emprunte le canal sur 19KM jusqu'à Lembeek, sur cette partie je mène bon train mais je suis passablement contrarié dans ma progression par un petit vent assez gênant.

Dès que nous quittons le canal en direction de Tubize c'est Alain aux commandes de son Scott "doré", qui prend les choses en main en escaladant les côtes de Tubize et Virginal sur un tempo élevé : visiblement, il tient la grande forme le bougre. Alain en bon diesel qu'il est, a toujours été plus fort sur les longues distances que sur nos courtes et rapides sorties.

Après Virginal nous traversons une portion de route bordée de part et d'autre par un superbe bois qui nous mène jusqu'à Henripont.

Nous arrivons à notre 1er contrôle ( KM 56 ) au « Café du Pont-Levis » à Maurage. Nous nous octroyons 10 minutes d'arrêt dans notre « Caberdouche » préféré où certains « habitués » sont déjà à la bière.

Maintenant nous nous dirigeons dans la direction de Binche ( Nous sommes là 2 jours trop tard ), tous les villages traversés sont encore endormis par le lendemain de la veille et les routes portent encore les stigmates du carnaval, toutes les rigoles étant parsemées de confettis.
Notre parcours traverse maintenant la région d'Hestrud et un endroit magique « La vallée de la Thure », nous constatons une forte différence de qualité de revêtement avec nos routes belges et c'est vrai qu'une fois en France tout devient plus facile.
Encore 2 côtes et nous arriverons à Solre-Le-Château que nous pouvons déjà apercevoir au loin avec son clocher très caractéristique puisque fortement incliné.

Au contrôle de Solre-Le-Château la moyenne est de 26,2KM/H autant dire beaucoup trop vite pour un 200 hivernal mais puisque tout le monde tient le coup.....!
Au contrôle Eric est scandalisé par le prix du Coca Cola servi à 2,80-Euro et sans..... paille s.v.p. C'est vrai que les limonades et ses dérivés sont particulièrement cher en France, voilà très certainement la raison du succès du Pastis servi lui à la moitié du prix.
Mais Eric quand on aime on ne compte pas et notre but c'est de faire du vélo et surtout de ne pas crever de soif en cours de route.

Solre-Le-Château est au 94ème kilomètre, ce qui nous oblige à faire une belle petite boucle en France au beau milieu des boccages et ce jusqu'à Cousolre.

A partir de maintenant et jusqu'au contrôle de Maurage le parcours emprunte exactement le même itinéraire qu'à l'aller mais bien entendu en sens inverse.

Il est incroyable de constater l'état général de fraîcheur de ce petit peloton où certains ont encore la force de se battre dans les côtes en direction de Maurage. A cet instant Christophe qui est toujours fâché avec son vélo de course suit sans problème la cadence avec son VTT.
Dernier contrôle à Maurage ( KM 146 )  et repos d'un quart d'heure.

Le retour sur Bruxelles se fait en longeant le canal en direction de « La cantine des italiens » et des très beaux anciens ascenseurs ( Oeuvre de Gustave Eifel ) en cours de rénovation. C'est à Seneffe que nous quittons le canal et c'est précisément l'endroit que choisissent Christophe et Freddy pour commencer à battre de l'aile c'est normal pour Christophe en VTT et aussi pour Freddy qui est présent avec pour seul fond des entraînements sur des distances de 65KM. Les gars feront comme les roseaux ( Voir Jean de La Fontaine ), ils plieront mais sans jamais casser.

Je suis aussi assez fatigué ainsi qu'Alain, seul semble échapper au phénomène Renaud et Eric qui est très impressionnant d'aisance pour son premier 200.

L'esprit de groupe fonctionne à 100% et nous décidons de réduire légèrement l'allure, je prends donc de longs relais en soignant notre progression « Allegro ma non troppo ».

Nous retrouvons le canal à hauteur de Ronquières pour ne plus l'abandonner jusqu'à Bruxelles.

Eric n’a pas écrasé de canard cette fois-ci, mais il traumatise les jeunes filles qui se promènent le long du canal et qui prennent toute la largeur du chemin. Comme elles ne se bougeaient pas assez vite pour laisser place à la meute en furie, il leur a crié dans son langage assez fleuri : « ET ALORS FILLEKE, TU T’BOUGES UN PEU PLUS VITE QUE CA. TU T'CROIS EN VACANCES ? ». La réputation des hommes jaunes va encore en prendre un coup.

Nous progressons toujours sur un rythme moyen de 28 à 30KM/H et ce jusqu’à l'écluse de Lot où tout à coup Renaud est pris de convulsions frénétiques pour ne pas dire d'une folie passagère et nous tire une bordure à 40KM/H. Celui-là, il nous a soigné le final...!

A l'écluse d'Anderlecht nous arrêtons les frais pour rentrer sur un rythme modéré histoire de ne pas avoir des poteaux à la place des guibolles et de pouvoir marcher normalement le lendemain.

Nous rentrons au local avec au compteur une moyenne de 27KM/H pour 203KM.Pas mal pour un début de saison  !

Mes félicitations à Eric pour son formidable premier 200 et bien entendu à mes autres compagnons de route pour cette très belle performance hivernale.

J'espère que ce résumé encouragera un maximum de cyclos à être présent sur notre BRM du Samedi 4 Avril. Il auront pour l'occasion toute une équipe de cyclos du club très expérimentés, ceux-ci sont fin prêts pour les emmener sur notre très beau parcours explorant une zone très peu connue de la France, jamais ennuyant, très équilibré avec des parties plates et roulantes, des zones de récupération et bien entendu quelques belles côtes jamais très longues.

A Dimanche.

                              ___________________________________

Le tracé GPS réel du parcours est le suivant: Le parcours GPS








Dimanche 22/02/2009 ( Wolvertem ) : Que nous sommes nombreux !!!

Par Pietro Sirigu


Wolvertem est traditionnellement le premier brevet de la saison. Et pour l'occasion nous serons très nombreux sur le parcours soit 22 cyclos ce qui constitue le groupe sportif le plus imposant du jour.

Sont présents : Isoline, Isabelle, Myriam, Ornella, Daniel, Guy, Marc Colombo, Marc Keymeulen, Alain, Fabien, Renaud, Christophe, Eric, Freddy, Jos, Umberto, Johan, Gérard, Stéphane, Pierre, Michel, Pietro.

Les filles sont de retour ce qui nous fait énormément plaisir. Elles accompliront le parcours de 35KM ;

Guy visiblement malade roulera  le 65KM de son côté en prenant bien soin de s'égarer en cours de route de quoi augmenter la distance.

Daniel est parti plus tôt et sera repris en cours de route à hauteur d'Eppegem.

Au départ nous avons de la chance puisqu'il fait sec et pas trop froid, la pluie arrivera plus tard.

Nous partons groupé en direction de Sint Brixius Rode au milieu d'un groupe d'une petite cinquantaine de cyclos renfermant principalement des éléments des clubs d'Hoesvil, C.T Basilique et nous.

Visiblement le fait de passer devant l'usine et le domicile d'Eddy Merckx nous donne des ailes et très rapidement les choses vont en s'accélérant.

A la « Ijsfabriek Strombeek » les choses sont déjà à peu près décantées, il reste à l'avant une partie du groupe d'Hoesvil et 6 vaillants cyclos de l'Aurore.

Les accélérations tantôt portées par Fabien ou moi ont éliminé une grosse partie du contingent comme par exemple Alain qui trop à l'arrière n'a pût qu'assister de loin et en spectateur attristé à l'envol du groupe des flyers.

En direction d'Humbeek Fabien prend les choses en main et il mènera le groupe de tête jusqu'a l'entrée du canal à hauteur d'Hofstade. C'est là que je lui demande d'un peu lever le pied de façon à faire passer les gars d'Hoesvil trop contents d'avoir trouvé une aussi belle et bonne locomotive.

Hoesvil devant, nous nous sentons obligés de faire comme eux et de griller le contrôle à hauteur du pont de Hever situé au 25ème kilomètre.

Nous roulons toujours le long du canal jusqu'à hauteur de Kampenhout où je décide de jouer un petit tour à nos amis d'Hoesvil, nous prenons un petit chemin annexe pour nous retrouver avec 200 mètres d'avance. Bien joué maintenant il vont pouvoir chasser.

Eric voudrait accélérer mais comme nous avons l'esprit « sportif » nous les laissons revenir. 

C'est à hauteur de Perk que nous perdons 2 unités à savoir Freddy et Christophe qui jusque là avait fait forte impression avec son VTT. Les commentaires que j'ai entendu dans le peloton étaient élogieux à son égard comme par exemple « t'as vu ce gars, qu'est ce qu'il est fort » : je confirme c'est vrai qu'il est impressionnant !

Vers le 40ème kilomètre la pluie commence à faire son apparition ce qui rendra la fin du parcours plus périlleuse avec par exemple de beaux travers et glissades de Renaud ( Renault chaussé en Michelin.....comme la F1 d'Alonso ).

La fin du parcours sera essentiellement à mettre à l'actif de Fabien qui aura pris un nombre impressionnant de relais.

C'est sur un de ceux-ci à hauteur de Beigem qu'il prend 100 mètres d'avance laissant sans réaction le groupe d'Hoesvil qui a déjà donné, Eric, Renaud et moi, nous nous tenons en embuscade au cas où !

Passablement dégoûtés nos compagnons de route prennent la tangente et quittent le parcours officiel.

Ce n'est pas grave nous terminerons dès lors le parcours à quatre flanqués du copain de Fabien qui a effectué tout le parcours en notre compagnie.

J'espère qu'il s'est bien amusé parce que c'est là l'essentiel.

Résultat = 61,23KM à la moyenne de 31,2KM/H.

Les autres sont rentrés un peu plus tard....!

A signaler le beau petit groupe formé par Marc, Stéphane, Johan, Pierre et Gérard qui sont rentrés ensemble. Stéphane me confiant qu'il a été carbonisé par le début rapide à plus de 40KM/H.

Ce groupe est rentré à la moyenne appréciable de 28KM/H.......c'est pas mal du tout les gars !

Plus tard rentreront Marc Keymeulen qui pour l'occasion a roulé avec son beau-père, puis Michel avec un peu de crampes mais pas trop, Jos qui comme à son habitude n'a pas résisté à l'envie de visiter la campagne profonde en effectuant une petite boucle non prévue d'une dizaine de kilomètres.

Umberto perdu corps et bien ne répond plus au GSM que lui est-il arrivé ? Rassurez-vous, il est bien rentré et même pas trop épuisé !

A bientôt pour de nouvelles aventures.




Samedi 21/02/2009 : Remise des trophées 2008

Le samedi 21/02/2009 était organisée une cérémonie pour la remise des trophées du Brussels Trophy, du Brabant Trophy et du Vlaams-Brabant Trofee 2008

Quelques photos:


pIMG_0475
Eric reçoit au nom du club, le trophée de la 3ème place au Brussels Trophy.








pIMG_0476
Eric reçoit l'Iris de Diamant. Il a participé à tous les Brussels Trophy.

















pIMG_0477

Alain et Pietro Reçoivent l'Iris d'Or pour avoir participé à presque tous les Brussels Trophy.








pIMG_0478





Christophe reçoit son Iris d'Or et prend aussi ceux de tous les absents.












pIMG_0479





Eric est fier de présenter son trophée.












pIMG_0485





Eric (encore) reçoit le Brabant Trophée. Aussi de Diamant (tous les brevets effectués).







pIMG_0488


Eric (toujours) reçoit sa médaille fédérale pour avoir effectué plus de 5000 km dans l'année.















pIMG_0489




Pietro reçoit la médaille férérale pour 10 ans de participations.





pIMG_0490

















pIMG_0497
Alain reçoit au nom du club le trophée du 2ème club bruxellois ayant le plus de participations au Vlaams-Brbant Trofee.







pProjet1
Un apreçu des trophées de Diamant, d'Or, d'Argent et de Bronze du Brussels Trophy.





pProjet2
Les trophées du Brussels Trophy de tout le club.













pProjet5

Tous les trophées reçus par le club.











Dimanche 15/02/2009 : Les Charlots au ski, les autres font du vélo

Par Stéphane Cordier

Les uns partis profiter d'une météo capricieuse pour faire du ski, les autres sûrement pas encore remis de la Saint-Valentin, c'est à quatre que nous nous retrouvons pour notre sortie du dimanche matin, Daniel étant parti rouler de son côté.

Après quelques négociations quant au parcours à effectuer, Eric, Gérard, Marc et moi-même prenons la route pour faire les 65 km de notre parcours A. La météo se veut en fait nettement plus clémente qu'annoncé et nous pouvons même de temps à autre profiter d'un petit rayon de soleil, ce qui est loin d'être désagréable.

Le tempo sur le début du parcours est rapide mais pas vraiment insoutenable. Par contre, fait suffisamment rare pour être signalé, le parcours s'effectuera d'une traite, sans aucune crevaison à l'horizon. Nous roulons donc groupés jusqu'au 50ème kilomètre, malgré les tentatives d'Eric pour déstabiliser le petit groupe, notamment dans le Ravel, parcouru à vive allure.

C'est à ce moment qu'Eric, sans avoir l'air d'y toucher, se met à accélérer progressivement, ce qui a pour effet immédiat de nous distancer, Gérard et moi. Marc, quant à lui, s'accroche courageusement à la roue d'Eric, qu'il ne lâchera que dans la montée de l'autoroute, Eric en rajoutant encore une petite couche ! De toutes façons, nous ne les reverrons plus, ni l'un ni l'autre.

Je réussis néanmoins à rejoindre Gérard et nous terminerons le parcours à deux, même si chaque passage givré ou verglacé me fera perdre instantanément plusieurs dizaines de mètres (...). C'est donc après 2h25 de route que nous rejoignons Eric, Marc et Daniel pour profiter d'un peu de repos bien mérité (...). Vivement dimanche prochain pour l'ouverture de la saison et le premier brevet.

Remarque d'Eric:
Nous sommes restés ensembles jusqu'au 50 ème kilomètre, puis Marc et moi nous avons accéléré sur la fin du parcours. En sentant que Marc était toujours dans ma roue, je n'ai pas pu résister à faire comme le Professeur (Pietro).      (Ben tiens, tu m'étonnes... (Remarque du webmaster))




Dimanche 15/02/2009 : Les Charlots font du ski
Par Alain Darville

Le récit et les photos



Dimanche 08/02/2009 : Le Chat parti...

Par Fabien Moreau

Neuf irréductibles ont pointé leur nez au départ de la sortie du Club, ce matin.  Un peloton réduit mais motivé. Difficile d'apprécier les 3°C au thermomètre, tant le vent est humide. Marc est venu avec son copain Vincent.  Eric et Renaud sont chauds-boulettes !  Stéphane, Daniel et Michel sont fidèles à leur plan d'entrainement, sous l'œil encourageant de Columbo.  Et moi-même, bien entendu.  Après une négociation serrée, nous décidons de faire notre brevet de 65km vers Sint-Pieters-Leeuw, Gooik, Liedekerke, Asse, Zellik, ... soit le parcours très légèrement vallonné marqué par la flèche jaune pleine soulignée.  Espérant toujours voir surgir un 10ème pour fermer le peloton, nous attendons 10 minutes en comptant les rares rayons encore intacts de la roue de Renaud.

La première partie jusque Gooik se fait face à un vent d'Ouest bien glacé.  Malgré ça, le groupe reste bien soudé.  La bonne humeur est palpable, et d'ailleurs, je l'ai palpée en prenant une petite photo souvenir. Renaud nous offre un premier concert de crissements de pneus dans la petite bosse au sortir de Gooik.  Ca va être chaud.  Pensez-vous que ça impressionne les gars d'Aurore ?  Du tout ! À l'embranchement, tout le monde reste bien soudés sur le 65Km.

Mais voilà que Renaud nous met le turbo et file un 40km/h bien enroulé.  Inquiets, Eric et moi le prenons en chasse.  Pas de panique, ce n'est que l'air de la Dendre qui a un effet puissant sur sa vessie.  Il était pressé d'arriver au Relais du Castor. Nous terminons cette première partie avec une gentille moyenne de 25km/h et - c'est à souligner - pas une crevaison.  Il reste à découvrir qui est l'absent qui nous porte la poisse d'habitude.

Vincent a déjà beaucoup entendu parler de la côte de Asse et imagine un mur infranchissable, alors que finalement, on monte cette bosse avec de plus en plus d'entrain.  Sauf que Renaud me laisse toujours sur place dans les 10 derniers mètres.  Pfff... Aucun respect pour ses aînés.  Bah ! je vais m'arrêter au sommet pour prendre quelques photos des grimpeurs.  Tout le monde s'accroche dans un intervalle de 2 minutes.  Chapeau ! C'est beau les gars ! Alles geive !

Pour rejoindre Asse, nous prenons à droite dans le quartier résidentiel qui était en travaux.  Les routes sont refaites mais déjà boueuses.  Et surtout, il n'y a plus de flèches.  Avec mon sens de l'orientation affûté, nous nous retrouvons dans une rue inexplorée flanquée d'une belle et courte bosse à 13%.  Faut la marquer celle-là.

Le pont sous le chemin de fer à la sortie d'Asse marque la borne des 40km et le début de la récréation.  A partir de là, nous mènerons une moyenne de 30km/h.

Dans le petit groupe composé de Renaud, Eric et moi, les erreurs se payent cash.

D'abord, la vessie de Renaud est de nouveau dans le rouge.  Le modeste s'arrête sans nous prévenir.  On l'attendra au bar.

Plus loin, je fais un de mes fameux « Oups!-tout-droit » mais Eric, bon prince, m'attendra.

Ingrat, je file ventre-à-terre à la sortie de Sint-Martens-Bodegem sans voir que sa chaîne a sauté.  Le finaud se cache dans les voitures pensant que j'accélérerais en le voyant revenir.  C'est l'effet inverse, bien-sûr.  Ne le voyant pas, je décide de décrasser mes bielles en profitant de la bonne adhérence retrouvée.

Mais voilà mon carrefour favori sur la Appelboomstraat où, comme à mon habitude, je pars tout droit ...

Arrivé au Club, je vois Eric qui m'attend avec un sourire indescriptible.

Il va me falloir une bonne Orval pour me remettre de ce coup là...

                                   ___________________________

Les petites photos de Fabien:.



090208 Sortie Liedekerke 1Le groupe à Gooik

090208 Sortie Liedekerke 2Vincent dans la côte d'Asse

090208 Sortie Liedekerke 3Columbo au même endroit.


Le tracé GPS du parcours avec le petit tout-droit bien visible: Le tracé GPS



Vendredi 06/02 au dimanche 08/02/2009 : Week-end à Faymonville
Par Alain Darville

Le récit et les photos



Dimanche 01/02/2009 : Surprise : du verglas au détour d'un virage !!!
Par Pietro Sirigu

Après notre petite soirée arrosée de Vendredi 31/01, il était important de constater qui avait récupéré : comme dirait Freddy ce n'est pas tellement la boisson qui est difficile à assimiler mais plutôt le vin des moules.

J'ai donc été agréablement surpris de constater que la majorité d'entres nous avaient bien récupéré des libations.

Malgré le froid, tout de même - 4°C un bon nombre de cyclos ( 12 au total ) étaient présents à notre sortie soit Freddy , Eric , Alain , Stéphane , Dan , Fabien , Renaud , Jean-Louis , Marc Colombo , Marc Keymeulen , Gérard & moi .

Nous décidons de faire le circuit de 62 KM soit le A ( Parcours de Gérard ) .

Cela démarre moderato, il y en a qui ont ......comme des ratés moteur : il est plus facile d'engloutir des moules que d'appuyer sur les pédales.

Le rythme adopté semble idéal pour tous et nous montons la côte d'Itterbeek sur un ton mineur. En haut de la côte, Dan manque à l'appel : une coquille de moule calée entre sa glotte et sa luette l'empêche de respirer !

En fait Dan va galérer toute la journée !

Nous prenons maintenant la direction de Schepdaal où Dan est toujours manquant, donc le groupe s'arrête et l'attend. Maintenant que nous sommes sur une portion plus facile, il aura l'occasion d'accrocher les roues. Mais que diable pourquoi s'acharne t-il toujours à rester 10 mètres derrière le groupe : cela lui coûte des forces puisqu'il roule toujours dans le vent et doit supporter avec retard les moindres sollicitations du groupe, il utilise de plus des braquets trop petits ce qui donne l'impression vu de derrière d'avoir affaire à un facteur sur son Solex.

Mais ce n'est rien c'est en enfonçant des clous que l'on apprend à clouer !

Il fait particulièrement froid et nos moteurs ont eu besoin d'une bonne quinzaine de kilomètres avant d'arriver à bonne température.

La vitesse moyenne du groupe avoisine les 25-26KM/H pour aller vers Essene via Affligem et son traditionnel arrêt à la " Tannière du Castor ".

Nous roulons maintenant en direction de Meldert puis vers la côte de Baardegem où pour la première fois je place une mine,  histoire de tester le niveau de forme des copains. Nouvel arrêt après le sommet ou Dan et son Solex sont attendus avec impatience.

Nous virons maintenant à droite à hauteur de l'ancienne gare de Baardegem pour prendre le Ravel, curieusement la vitesse est cette fois acceptable et les moteurs ne s'emballent donc pas.

Traditionnellement nous roulons groupés jusqu'au 40ème kilomètre mais je ne sais pour quelle raison je prends la tête du groupe ( vers le 32ème kilomètre ) en ayant pris soin d'augmenter le tempo et un peu avant Opwijk Fabien me fait comprendre qu'il constate que le groupe s'est installé dans un mutisme qui en dit long .

Freddy qui a retrouvé ses jambes nous roule une belle bordure en tête jusqu'à pratiquement Merchtem. Bizarrement à l'arrière, Eric joue au "Bon Samaritain"  et attend Dan.

Un groupe se dégage avant Asse, nous avons perdu les 2 Marc, Gérard et Stéphane qui décident de faire un groupe et de rester ensemble pour terminer le parcours .

A l'avant la vitesse s'est sensiblement accélérée et chacun à son tour vient prendre son petit relais. Jean-Louis dans la descente de Sint-Ulriks-Kapelle me montre qu'il est avantagé par son poids et me passe en riant : ce n'est pas grave la côte du pont de l'autoroute approche et je sens que l'endroit est propice à une petite escapade. En haut de la bosse, je me retrouve en compagnie de Renaud ....les autres étant légèrement décollés.

Nous continuons maintenant en directions de Dilbeek, après un regard jeté vers l'arrière je constate que les autres ne sont pas loin et nous décidons de laisser revenir la compagnie en décélérant sensiblement. C'est à hauteur du fameux virage toujours noyé par un ruissellement bordé d'un côté par le bois et de l'autre par  le chemin de fer qu'une petite surprise nous attend ! Les autres sont à nos basques et encore légèrement décollés par rapport à nous. Je prends donc ce virage en tête .....trop tard ....il y a du verglas : je crie pour avertir Renaud du danger alors que pendant ce temps je joue à imiter le rallyman Sébastien Loeb , je manque de me casser la g...... . J'ai de la chance, je suis épargné de la chute ....ouf Renaud aussi. Le groupe derrière est emmené par Fabien qui a entendu mes cris d'avertissement son instinct de survie lui commande de freiner .....malheureusement notre secrétaire qui le collait de près ...trop près s'étale de tout son long. Je vous rassure plus de peur que de mal pour notre scribe qui se relève sans dommage : celui-ci me disait lors d'une de nos dernières sorties d'entraînement et je le cite « Je préfère un vélo à un cheval , les freins sont plus facile à vérifier ».

Je décide donc vu la dangerosité de la situation de faire marche arrière et d'attendre en compagnie du 1er groupe reconstitué, l'arrivée des 2 Marc, Gérard et Stéphane pour les informer de la situation et ainsi éviter des chutes bien inutiles.

La situation me semble surréaliste et incroyable Eric manque à l'appel, les autres me rassurent en me signalant qu'il est loin derrière en compagnie de Dan.

Mais non c'est impossible...... qui arrive au loin, Eric « Le Terrible » qui tel un Viking est parti à l'abordage pour essayer de réintégrer les groupes à l'avant. Il tente de nous expliquer ou faire croire qu'il est resté auprès de Dan mais nos soupçons ne font qu'augmenter ......après 10 minutes toujours pas de Dan .....drôle de garde du corps que cet Eric et quelle de façon d'escorter un cyclo en détresse. Sans rancune Eric, je sais on ne se refait pas.....! Chasser le naturel, il revient au grand galop.

Petit conseil destiné à Eric : Ouvrir le petit Robert ou le livre de la Bible et aller consulter la définition du « bon samaritain ».

Enfin au loin et après bien des..... mirages ( Ha .....il est là , hà non il n'est pas là , hà non ce n'est pas lui ) Dan arrive enfin . Maintenant que nous sommes tous avertis de la situation nous repartons en passant avec une extrême prudence ce damné virage.

Nous sommes bien évidemment refroidis par notre attente prolongée et dès lors la vitesse est descendue d'un cran, ce qui n'est pas plus mal et cela permet au plus grand nombre de rouler groupé.

La descente du Kepperenberg semble elle aussi verglacée et donc nous l'abordons avec une prudence de Sioux .

Comme vous le savez l'Aurore Cyclo est composée pour moitié de gens dît « raisonnable » et pour l'autre moitié de « fous ». Donc vous allez assister à un emballage final. Freddy  qui « passe son tour » est le premier à mettre le train en marche, puisque quelques gars s'observent c'est Alain qui décide de mener le train mais Eric au travers de son Cor Viking  fait sonner la charge et décide de passer à l'abordage Fabien qui suit bien le mouvement le déboîte et se retrouve seul devant avec 20-30 mètres d'avance, il y a comme un flottement dans le groupe et l'écart à tendance à se creuser, il faut réagir mais surtout ne pas trop y laisser de force car le vent est bien installé sur la ligne droite. Je me méfie de notre jeunot Renaud qui possède un bon potentiel au sprint et donc je décide de revenir progressivement sur Fabien mais en gardant quelques cartouches de réserve ......il faut bien maintenant se découvrir donc tout à droite ... je sens la présence de Renaud dans mon sillage mais il ne peut me remonter......

                                                _____________________________

Dimanche 01/02/2009 (2ème) : L'art de mettre un protège-chaussure.
Par Alain Darville

André le Pékinois est en convalescence suite à sa rencontre avec la portière d'une voiture qui virait lorsqu'il arrivait. Sa reprise annuelle du vélo a fait long feu : 5 km. Résultat : Sa clavicule gauche et quelques côtes sont cassées. Il est out pour quelques semaines et nous lui souhaitons un prompt rétablissement pour qu'il réintègre ASAP les pelotons.

Pendant ce temps nous, nous continuons à rouler. Nous étions encore un peu engourdis par la récupération de la fête du club qui s'est tenue dans les dépendances de l'Abbaye de la Cambre et qui fut une grande réussite. Réussite grâce au dévouement d'Isabelle, d'Isoline, de Myriam, d'Ornella, de Freddy et de Pietro. Je tiens à les féliciter encore tout particulièrement.

J
e commence à me demander si les Ecolos ne sont pas des gens particulièrement lunatiques. Après la démonstration de Patrice, dans son obstination devenue légendaire à ne pas voir les flèches au sol et à prendre imparablement la mauvaise direction, c'est au tour de Fabien de faire un One Man Show. Mais Fabien fait encore plus fort. Au départ du parking le petit groupe s'en va et Fabien ne suit pas. On s'arrête. Après quelques instants il arrive, il a eu un petit soucis technique. L'incident technique est celui-ci : Il a perdu son protège chaussure en venant en métro. Avec le -1° et le blizzard du matin ça peut être utile. Bizarre, comment a-t-il réussi à faire ça ? En fait après quelques recherches, il s'est aperçu que son protège chaussure protégeait en fait sa pédale et non son pied. Il s'en est aperçu par hasard parce que son clip ne marchait plus. Encore plus bizarre. Ou bien ce protège-chaussure est à la taille 68 ou bien c'est en nous voyant qu'il perd tous ses moyens et qu'il retire les pieds des pédales plus vite que leurs ombres. Mais Fabien dans la continuation de Patrice, a aussi une tendance à ne pas voir les flèches. C'est la 10ème fois qu'il fait le 61 km de Gérard,et chaque fois qu'il prend la tête du groupe on est certain qu'il va se planter à la 1ère bifurcation. A la longue on savait à l'avance où il allait se gourer, et Pietro s'amusait à l'induire en erreur. A la fin par charité chrétienne et pour lui éviter de faire des kilomètres inutiles on lui disait par où il fallait aller.

Et c'est Freddy qui a fait exploser le peloton. Freddy, l'homme si sage, si réfléchi, qui démarre. Mais qu'est-ce qui se passe ! Naturellement le peloton en miette, on pouvait y aller. J'ai donc mené dans le faux plat vers Asse. Avec le vent dans le dos, c'était facile, mais à force de tirer de plus en plus vite, Jean-Louis et Freddy ont disparu. Et c'est tant mieux ! Heu..., je veux dire tant mieux pour eux, pour leur éviter de se retrouver les 4 fers en l'air. En tête il restait Pietro et Renaud suivis à quelques longueurs par Fabien qui commençait à payer ses tous-droits intempestifs et par moi.

Eric, lui avait décidé de faire sa B.A.. Comme à l'aller le vent d'Est était vraiment pénalisant, il voulait rester avec Daniel qui n'avançait plus beaucoup.


Et c'est alors que survint l'incident : Dans un virage sur une route peu fréquentée, la patinoire de Forest National avait émigrée. Pietro en tête à un bon 30 km/h l'a vu en roulant dessus. C'était donc le sauf qui peut, et les freinages d'urgences pour ne pas emboutir le cul du prédécesseur. Fabien freinant comme il pouvait et moi ayant oublié mon ABS sur ma roue arrière il a fallut naturellement que ce soit pour ma pomme. La glace étant aussi dur que le macadam, une chute fait aussi mal. Il fallait ensuite d'urgence faire demi-tour pour prévenir les autres et éviter l'hécatombe.


C'est ainsi qu'on a attendu les autres qui sont arrivés par petits groupes et qu'après un long moment Eric s'est présenté sans Daniel. Eric protège du vent Daniel en roulant devant lui à 5 km. Mais non, c'est vent dans le dos, la protection d'Eric n'était plus utile et Daniel a continué seul.


Pendant notre attente, Gérard est parti en éclaireur pour nous éviter d'autres chutes, mais nous soupçonnons son départ précoce d'avoir eu un autre but. Santé, Gérard !!!

                                                _____________________________

Images de Fabien de la patinoire:

Ph3

Pho2

Verglas6

Verglas1

Verglas2

Verglas5

                                        ___________________________________________

La profil et la vitesse du parcours (c'est le temps qui est indiqué et non la distance).

Projet1

 







Vendredi 30/01/2009 : La fête du Club

Les photos de la fête




Dimanche 25/01/2009 : Patinage sur glace ou vélo ?
Par Pietro Sirigu

Surprise ce matin, il y a du verglas ....même les services météo n'en avaient pas parlé.

Les gars s'enhardissent de plus en plus, visiblement plus rien ne peut les arrêter, pour preuve le nombre de participants à notre sortie dominicale soit 16 cyclos .Sont présents Freddy , Alain , Christophe , Renaud , Eric , Jos , Umberto , Jean-Louis , Stéphane , Daniel " le déménageur " , Marc Colombo , Johan , Guy , Fabien , Marc Keymeulen et my .

Pour son baptême notre dernier et frais arrivé Marc Keymeulen a bravé les conditions glissantes pendant ce temps Jean-Louis en voulant imiter Philippe Candeloro s'est étalé de tout son long en venant nous rejoindre au départ.

Je dois relater un fait important à savoir la présence d'Umberto, de retour après de long mois d'hibernation : il a choisi son jour ...!

Rouler dans ces conditions est totalement funambulesque et nous évoluerons donc avec extrême prudence dans la première partie de la matinée. A hauteur de Sint-Pieters-Leeuw, Jean-Louis déjà victime d'une chute n'a plus envie de prendre de risques et donc il décide de nous quitter ! Un peu plus loin Guy est victime de sa crevaison hebdomadaire, ces derniers temps il n'est pas épargné par la malchance.

Nous roulons donc groupé mais avec quand même une certaine distance entre nous. A la séparation du 40KM Umberto et Marc Colombo nous quittent pour le petit parcours. A cet instant, Alain est victime d'un appel Fortis et il se bat avec ses 2 portables pour établir un contact avec le siège central. Après quelques minutes nous redémarrons, pendant ce temps une grosse partie du groupe s'était enfuie vers l'avant et les quelques fous restés avec Alain se sont fait un plaisir de réintégrer le groupe au prix d'une belle partie de manivelles. Le regroupement se fera peu avant Affligem.

Les conditions s'améliorent maintenant que le soleil est de la partie et le dégel est amorcé. L'allure ira en s'intensifiant progressivement mais le groupe reste soudé jusqu'à la fameuse côte d'Asbeek où tout explose sous la conduite des grimpeurs. En haut de la côte nous battons rassemblement avant de nous diriger vers Asse centre. C'est à Asse que le vent commence à se faire sentir et le groupe explose sous les coups de boutoirs d'Eole. Un groupe se constitue à l'avant avec Renaud , Fabien , Eric et moi . Un peu plus loin notre très cher secrétaire se bat seul dans le vent pour revenir : impossible d'abandonner Darvilou dans la nature donc très léger ralentissement et retour d'Alain.

A hauteur de Kobbegem et Zellik, le vent se fait de plus en plus tenace et Alain fait de l'accordéon, tantôt avec le groupe tantôt tout seul à 20mètres : il a beaucoup de mérite à s'accrocher sur cette portion particulièrement dure nous menant à Grand-Bigard .Les choses sérieuses sont lancées et c'est principalement sous la conduite de Renaud ou moi que le groupe évolue tant bien que mal. Eric et Fabien semblent un peu moins fringants et la côte d'Itterbeek aura raison de leurs ambitions. A partir de ce moment Renaud et moi nous nous relayerons sur un tempo en accord avec le vent de face, inutile de s'entêter le vent est bien plus fort que nous.

Nous rentrerons à deux, suivi à une petite minute d'Eric et Fabien. Au loin, j'aperçois l'arrivée d'Alain qui tel Superman fonce directement sur Jette car l'informatique à la Fortis à besoin de lui ...!

Les autres arrivent chacun à leur rythme et le plus important sans accident ce qui dans ces conditions est plutôt miraculeux.

A Dimanche prochain

Aurore1
La photo de Fabien lors d'un Stop and Go à Affligem. Pietro surveille la troupe.

                            ________________________________________

Le tracé GPS de ce dimanche (Le fichier GPS du parcours est déchargeable de ce site) : http://www.everytrail.com/view_trip.php?trip_id=114425




Dimanche 18/01/2009 : Un vent à décorner les boeufs.
Par Pietro Sirigu

Nous sommes assez nombreux pour cette 3ème sortie dominicale depuis l'an neuf soit 10 cyclos.

Sont présents : Eric, Jean-Louis, Alain, Patrice, Stéphane, Johan, Guy, Christophe, Gérard et Pietro.

Les conditions météo sont pénibles : temps pluvieux et  rafales de vent au programme du jour. Par contre petite consolation il fait +/- 6°C ce qui nous change des grands froids.

Aujourd'hui nous effectuerons le parcours de 65KM tracé par Gérard.

Notre préoccupation première est comment gérerons nous ce diable d’Eole.

La mise en route se fait moderato ce qui permet à tous de s'échauffer progressivement. Par chance le vent de dos nous pousse au sommet de la côte d'Itterbeek. Déjà Patrice donne des signes de faiblesse un peu comme son employeur « Fortis ». Il faut dire qu'il a été absent plusieurs semaines et faire 65KM dans ces conditions ne sera pas de tout repos.

Nous procédons maintenant notre route vers Terrafelne avec notre traditionnel « arrêt pipi » sur le parking du restaurant Mie Katoen : cela va schlinguer le castor cet été !

Toujours sur un tempo medio nous passons devant l'abbaye de Terralfene, direction la côte de Meldert où Patrice est obligé contraint et forcé de vendre ses dernières actions Fortis. A partir de cet instant, il continuera à galérer seul dans la pampa.

Direction Baardegem et son ancienne gare bucolique puis à droite sur un tronçon du Ravel avalé à plus de 40KM/H. C'est maintenant la fin du pacte et à hauteur d'Opwijk Eric met le train en marche. Victime d'une erreur de compteur, il confond le 30ème et 40ème KM !

Je décide de le suivre mais sans appuyer ses relais, j'espère voir revenir quelques potes de l'arrière. Jean-Louis et Christophe reviendront au prix d'un bel effort et nous formerons un quatuor.

Eric prend des relais trop appuyés ce qui a pour conséquence de mettre Christophe et Jean-Louis en difficulté, je prends donc la décision de mener le train pour éviter d'abandonner nos 2 compagnons de route.

Faut pas rêver quand je parle de train cela ne veut pas dire ballade et il faut donc s'accrocher. Petit à petit mes compagnons battent de l'aile et même Eric donne des signes de faiblesse dans ce vent infernal.

Dans la côte de Dilbeek, Christophe et puis Eric mènent bon train mais j'ai décidé de les laisser en plan, je sais ce n'est pas beau mais on ne se refait pas !

Donc accélération brutale et adios la compagnie. Je rentre donc seul à Anderlecht mais pas d'inquiétude, mes 3 compagnons arriveront un peu plus tard, contents et fiers du devoir accompli.

Les arrivées d'Alain, Gérard et Stéphane se feront tel un long chapelet qui s'égraine.

Résultat des courses nous avons perdu Guy, Patrice et Johan : je suppose qu'ils sont arrivés à bon port !

Pour terminer mon résumé du jour et apprendre à défier le vent :

« Cyclistes, fortifiez vos jambes en mangeant des oeufs mollets »  ( Pierre Dac )

                                 _____________________________________


Petite note d’Alain Darville : Patrice n’a pas du tout galéré seul dans la pampa. Il a galéré avec moi. Je n’ai pas pu me résoudre à l’abandonner si loin du but. Le problème de Patrice est qu’il ne parvient pas à voir les flèches au sol et qu’il prend systématiquement la mauvaise direction. Lorsque Eric menait le train à du 40 km/h, j’essayais de ne pas décrocher Patrice à du 20 km/h. Contrairement à ce que certains pensent, je suis capable de rester avec des copains en difficulté quand il le faut.

A force d’attendre dans la flotte et le vent, je commençais tout doucement à geler. C’est pourquoi un peu avant Asse, en m’assurant qu’il pouvait rentrer seul, je suis parti dans une course poursuite un peu vaine. Après avoir dépassé un peu vite Johan et Stéphane, je suis revenu sur Gérard. Mais où est passé Guy ?

                           ______________________________________

Des nouvelles de Patrice : La police l'a trouvé hagard et errant la nuit, le vélo à la main sur la digue d'Ostende. Il a suivi de mauvaises flèches... Naturellement, c'est faux. Même si... Certains l'on peut-être cru, mais en réalité, c'est gelé et affamé, en finissant à du 10 km/h, qu'il a dévalisé une boulangerie (« het graantje ») près de Asse. Ensuite il a pris le train à Ternat (C'est un ancien de la SNCB, comme quoi...) pour rentrer à Bruxelles. Un supplément d'entraînement s'impose donc avant d'affronter les gros mollets du club. Courage Patrice, les BRM sont en avril.

                          ________________________________________

Et Guy dans tout ça ? On l'a revu à la réunion du club, le mercredi. Entre-temps il a fini son parcours. C'était un parcours personnel et innovant. Comme Guy ne s'arrête plus lorsqu'il est sur son vélo, il continue quand on attend les retardataires. Naturellement c'est faisable quand on connaît le tracé et/ou qu'on suit les flèches. Mais sans doute Guy a-t-il eu un moment de distraction (une jolie fille en mini-jupe en hiver ?). Il s'est donc trompé. Et quand Guy se trompe, il persiste. Il ne sait plus par où il passé, mais il a fait du hors piste, passé dans des bois, fait du cyclo-cross, jusqu'au moment où son pneu arrière à rendu l'âme. C'est donc sur la jante qu'il a fini les 80 km de sa sortie spéciale (au lieu de 65). Et comme Guy s'est proposé pour repeindre les flèches qui s'effacent de ce parcours pour le brevet officiel, nous restons confiants.



Dimanche 11/01/2009 : L’hiver est vraiment là.
Par Alain Darville

L’hiver bat son plein. Les températures sont négatives, le samedi le thermomètre est descendu sous les -9°. Et Pietro et moi, nous y sommes allés. Une petite sortie d’entraînement en VTT sur route pour tester l’état de celles-ci. C’est un record de température pour moi.


C’est peut-être dur, mais les paysages sont superbes. On se croirait dans un autre pays. La neige montre les campagnes du brabant flamand sous un aspect totalement différent. Tout est gelé, les arbres sont tout blancs. Cela montre des détails qui passent inaperçus en temps normal.

Ce dimanche, il fait moins froid, presque chaud : -4°. L’air semble moins pollué que le samedi, le vent s’est un peu levé. Les routes restent dangereuses et Pietro avait conseillé aux cyclos de venir avec leur VTT. Naturellement pour ceux qui en avaient un.

Eric était donc là avec son vélo de course. Freddy, Pietro et moi avec le VTT. C’est tout. Les autres étaient sans doute gelés et sous la couette.


Le départ d’Eric était dejà épique. C’est le vélo sur l’épaule à la manière d’un cyclo-crossman qu’il a démarré. Je pensais qu’il ferait les 40 kilomètres comme ça, mais non c’était uniquement pour sortir du parking un peu enneigé. Dommage…

La plupart des routes étaient déneigées et le VTT n’apportait rien, si ce n’est des souffrances supplémentaires. Il n’y a rien à faire, pour moi rouler avec cette machine, s’apparente à de la torture. Dès que ça monte je me traîne jusqu’au sommet. Quand je pense à Pietro, Christophe ou Renaud qui sont capables de tenir 80 km (et plus) à plus de 28 km/h.

Sur les 40 petits kilomètres effectués, seuls 2 étaient encore enneigés. Enfin ! C’est là que le VTT fait la différence. Pietro, un peu trop confiant, a risqué de se casser la figure, mais avec ses réflexes il a fait une récupération digne d’un patineur lorsque sa roue arrière est partie en glissade. Mais moi, je trouvais cela amusant. Il y a moyen de rouler assez vite et de rester en équilibre. Le bruit de la neige et la glace écrasée est un régal.

Pour Eric, c’était autre chose. Avec ses pneus slicks, il glissait sans arrêt et il a fallu l’attendre quelques minutes, crispé qu’il était sur ses freins.

Mais finalement tout s’est bien passé, et c’est sous la canicule (+5°) qu’on est rentré, avec tout le sel des routes collé aux vélos.




Dimanche 04/01/2009 : Bonne année 2009
Par Alain Darville

Une nouvelle année débute. Tout le monde a pris de bonnes résolutions, à commencer par Gérard qui réapparaît sur son vélo. Il reste à espérer que cette fois-ci, il s’accroche et roule plus régulièrement. Et pourtant l’hiver s’est installé. Il fait froid (-1°) et un léger brouillard humide accentue l’effet de froid. Il fallait du courage pour se mettre en route.

Mais ce n’était rien comparé à samedi, où Pietro et moi avons fait + de 80 km par -6° et dans un brouillard givrant. Il fallait être givré pour le faire et c’est ce qu’on était en rentrant, complètement givré et tout blanc.

Renaud était de nouveau là avec son VTT. Il est obligé de venir avec cette machine, comme il casse un rayon à sa roue de course une sortie sur deux. Il met tellement de puissance dans ses démarrages que les rayons ne tiennent pas. Maintenant, c’est le pneu arrière de son VTT qui a vécu un véritable calvaire. Chaque fois que Renaud démarre, son pneu fait un bruit de frottement/grincement/écrasement assez effrayant. Son vélo rebondit dans tous les sens, sur les dos d’ânes il fait des bonds de trois mètres de haut.

Nous sommes donc partis faire le 65 km, calmement (sauf Renaud), avec Jean-Louis, Renaud, Freddy, Pietro, Fabien, Eric, Marc, Gérard et moi. Christophe ne vient pas. Il fait trop froid. Avec le corps de cycliste professionnel qu’il s’est forgé, il ne supporte plus le froid et rentre dans des états proche de l’hypothermie.

On est rentré ensemble, sauf Gérard et Marc qui ont fini à leur rythme. C’est Eric et Fabien qui faisaient le tempo. Renaud a souffert avec sa machine dans les côtes du final quand Pietro a commencé à mener le groupe. Comme d’habitude la dernière ligne droite s’est terminée au sprint. Je n’étais pas là, j’étais loin derrière, je n’ai vu qu’une voiture qui klaxonnait rageusement parce qu’elle était bouchonnée. Mais qui a gagné ? C’est Pietro, suivi de Fabien qui faisait des photos du sprint en sprintant Clin d'oeil, suivi d’Eric.
                                         _______________________
Petites photos de Fabien:


Photo014
Renaud, Pietro et Fabien.

Photo015Pietro, Freddy, Jean-Louis, Alain et Fabien

Photo016Renaud, Jean-Louis, Freddy, Alain et Fabien.








Les commentaires sont fermés.