15/07/2009

Sorties Avril 2009

Samedi 25/04/2009 La route des vétérans (BAD)

Par Fabien Moreau

Pas grand-monde ce matin pour ce brevet à dénivelé organisé par l'excellent Cyclo Club Namurois.  Alain et moi pensions parcourir le 170km en binôme.  Au départ, nous tombons sur Colombo, couvert comme pour une mission dans le Grand-Nord, qui se prépare à faire le 70 km.  Nous partons donc à trois du Café des Sports de Vedrin.  Grand soleil, un peu moins de 10°C et un vent qui se lève au Sud Sud-ouest, azimut qui nous apportera les nuages à partir de 14h, voire la pluie après 15h.  L'objectif est de rentrer avant.  Ne tournons pas autour du pot, il faudra tenir une moyenne de 24-25km/h arrêts compris.

Marc démarre avec nous jusqu'à la bifurcation.  Il s'étonne de l'altitude de 190m.  Ben oui, c'est que la journée va être vallonnée.  Le fléchage est un peu déconcertant : un c minuscule (au propre comme au figuré), surmonté d'une flèche.  Jamais répété quand il s'agit d'aller tout droit.  Il faut un temps pour s'y faire, ensuite c'est parfait.  J'ai aussi mon GPS avec la trace du parcours d'il y a deux ans.  Il y aura peu de différence, sauf la descente finale sur Namêche qui descendait alors la vallée du Samson et qui descend maintenant par le Fort Maizeret.

Le parcours commence par descendre vers Saint-Servais, puis remonte la vallée jusqu'à la E42.  On pique ensuite vers la Sambre à Franière.  Après le pont de Soye, première surprise de taille : le parcours 170 est dirigé à droite vers un casse-pattes de 1,6km avec un max à 15%.  Je suis perturbé dans la montée car je reconnais aux pieds d'un cyclo que je dépasse, le modèle de SIDI tricolore super-rare que j'avais oublié l'année passée au Ronde.  Si c'est les miennes, à la bonne heure : il en a l'air content et les utilise.  Au sommet, j'ai juste pris à Alain les quelques secondes nécessaires pour ce beau cliché en plein effort avec le « panneau-rama ».

090425 Vedrin Floreffe


Nous rencontrons ensuite notre compagn
on de la matinée : le vent de face.  Fort ! Ca s'annonce dur et le ravito de Lesve arrive bien pour le moral.  Un bon point pour les 3 ravitos d'ailleurs : oranges, cake, gauf-ò-suc', grenadine, pain d'épices et bonne-humeur.  Marc nous rattrape alors que nous quittons le ravito.  Ca nous permet de rouler encore un peu ensemble dans cette merveilleuse région qu'est la vallée du Bournot vers Bioul, Maredsous, Falaën, .. Tous réputés « Plus beau village de Wallonie » sur une liste qui doit en compter une bonne centaine.

La difficulté du parcours est largement compensée par le soleil et les vues spectaculaires sur les châteaux dressés de part et d'autre. Montaigle, Weillen, .. Et nous franchissons une première fois la Meuse à Hastière.  L'ascension qui suit est très dure face au vent.  Nous rattrapons pour nous entraîner un couple de cyclos de « La Roue Houdinnoise », bien représentée.  Heureusement, après Mesnil-Saint-Blaise, le parcours vire au Nord. Par un coup de chance que nous ne chercherons pas à élucider, le vent n'a pas tourné au Nord pour le retour !  Vent dans le dos, ça va beaucoup mieux et la moyenne remonte..

Après une pittoresque descente vers la Lesse, nous atteignons le deuxième ravito.  Il reste deux pelotons avec qui nous jouons un chassé-croisé : un groupe de flamands et une coalition de locaux.  Après Thynes, nous rejoignons la Meuse en aval de Dinant par un très beau parcours par les « Fonds de Leffe ». A retenir !

Alain me demande avec un étonnement ravi : « on suit la Meuse jusque Namur ? »..

« Que nenni, m'fi.  A Yvoir, ça repique à droite. »

En passant, nous avons un petit pincement en voyant des gamins jouer sur les voies de chemin de fer.  « HE LÀ-BAS ! ».  Pas de trace des parents bien-sûr...

A la sortie d'Evrehaille, vers Crupet, nous découvrons une version wallonne d'un dispositif de casse-vitesse que nous avions déjà vu en Alsace.  Il s'agit de placer un revêtement en pavés dans les virages en épingle à cheveux.  Le problème, c'est que le résultat importé couplé aux trous de notre Dardenne régional donne un résultat désastreux.  Les directions souffrent le martyre.  Vérification au dernier ravito : pas de casse.  La tartine de salami que me tend Alain est délicieuse : je n'ai pas eu le temps de déjeuner...

Nous rejoignons la Meuse pour la  4ème fois par Mont-Godinne.  Splendide descente sur un revêtement parfait où on pousse un petit 70km/h.  Nouvelle question réjouie d'Alain.  Mais je dois de nouveau le décevoir : à Dave, on remet ça vers Nannine.  C'est presque la dernière.. Il est temps, nous sommes vidés...

Le retour en bord de Meuse entre Namêche et Namur est tracé à l'efficacité : sur la chaussée.  Heureusement pas trop de camions de dolomie ce samedi, mais ça reste monotone. A deux, c'est un peu fastidieux, surtout le final dans les grands axes de Namur.  La remontée vers Vedrin se fait tout en douceur.  Contrat rempli : il est 14h54 ! Nous y retrouvons notre couple de Houdin qui s'est déjà changé et a déjà enfilé 2 Leffes...  Nous optons pour l'Orval et deux sandwiches américain.  Le reste je ne me souviens plus bien puisque j'ai sombré dans une bonne sieste tout le chemin du retour.  Alain ne ronfle pas trop en conduisant : parfait !


Bilan :

27,08km/h de moyenne, une pointe à 77km/h.

1950m de D+, un mur à 15%.

Trois gouttes de pluie éparses sans jamais être mouillé.

Des paysages et des châteaux plein les yeux !

Une bonne journée avec mon copain Alain.

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Le tracé GPS:
http://www.gpsies.com/map.do?fileId=kmyrqrdasmspwijk

 

 



Samedi 11/04/2009 - Samedi 18/04/2009 : Le voyage à Pesaro


Lien vers le récit et les photos


 

Dimanche 05/04/09 : Et Pietro m'a dit...
Par Alain Darville

Le brevet de Relegem vient juste le lendemain de notre mémorable 200km. Pietro m'a dit qu'il roulerait avec Ornella, relax un petit 60km pour bien récupérer du 200. Moi, j'étais content, cela me changera des charges folles de la cavalerie légère du club.

Visiblement tout le monde s'est déjà bien remis de ce 200, enfin ceux qui sont là, c'est-à-dire Gérard, Renaud (et son VTT chéri), Christophe, Charlie, Eric, Freddy, Jean-Louis,  Pietro et moi. Jos est à moitié là, il se contentera du 35 km. Les autres qui sont tout frais sont Isabelle, Ornella, Guy, André, Philippe, Olivier et Michel.

André revient de plus en plus fort après son accident et sa clavicule cassée. Il monte en puissance et demande qui fera le prochain BRM 200. Olivier revient après 6 mois d'absence. Il n'a presque plus roulé, à peine 2 x 30 kilomètres.

Effectivement le départ est vraiment cool. On est parti sur le 75 km, Philippe en solitaire fait le 95.

Après 3 kilomètres le rythme commence à s'accélérer tout doucement. Et regardant devant, je vois qu'il manque Pietro. Où est-il ? Christophe accélère, et c'est parti.

Pietro est parti devant, abandonnant Ornella avec Isabelle. La folle cavalcade est partie. Le 40 km/h est soutenu en continu, les relances de Christophe sont infernales. Avec son entraînement de routier professionnel il ne se rend même plus compte des dégâts qu'il fait. Le VTT de Renaud fait entendre les bruits habituels des crissements, écrasement de son pneu arrière mais avec une rajoute : les klings des rayons qui commencent à rendre l'âme. Naturellement à ce régime, les 4 mêmes mousquetaires sont partis (Eric, Renaud, Pietro et Christophe). Les autres n'ont plus que leurs yeux pour pleurer et tentent de s'organiser. Olivier, Jean-Louis, Freddy et moi, nous essayons de nous relayer du mieux que nous pouvons. Charlie et Gérard restent à deux. Ornella et Isabelle ont trouvé une armoire de Normandie pour les protéger du vent, à savoir Guy.

Kapelle o/d Bos est atteint en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Je n'ai jamais été aussi vite sur ce pont.

Je vois bien les flèches mais pas les séparations du 55/75 et 95, ce qui fait que notre petit groupe s'éparpille. Olivier est parti (mais pourquoi est-ce que je passe l'hiver à rouler, si en faisant 2x30 on arrive au même résultat ?), Jean-Louis a des ratés, et Freddy et moi on fait le forcing pour revenir.

Les 4 ont ralenti (le remord ?) et nous attendent. On arrive au contrôle de Steenhuffel +- groupé. Mais maintenant la partie facile est finie. C'est vent de face, de nombreux faux plats et montées pour rentrer. Naturellement à la première grosse montée venue, c'est rebelote. Ils (les 4) sont repartis, suivi de Freddy. Moi j'ai les cuisses qui font tellement mal que j'arrête les frais. Je rentre à mon aise mais je rejoins quand même Philippe.

Le petit parcours relax est fini. Le 29 km/h de moyenne est dépassé (par moi, faut pas se demander pour les autres). Et dire que cela devait être un décrassage. Finalement Pietro avoue, qu'il avait tellement du ronger son frein lors du 200 qu'il avait vraiment besoin de se défouler et Ornella le lui avait permis. On a vu le résultat. Et comme on ne me dit jamais rien, j'étais encore une fois rempli de doutes sur le comportement à tenir.

J'avais des craintes pour Charlie. Il s'était réconcilié avec le vélo sur le 200 de la veille. Je pensais qu'avec la démonstration du dimanche il en aurait été de nouveau dégouté. Mais non, il avait toujours l'air content. Fausse alerte.

Guy, l'œil pétillant est rentré avec les deux demoiselles du groupe visiblement ravies de la présence de leur guide du jour. Gérard avait l'air le plus flagada. Sa casquette était de travers sous son casque et il avait un de ses yeux un peu glauque.

Finalement tout le monde était content. Encore un chouette dimanche surtout que c'est le Tours des Flandres à la TV. Vite vite... Ah oui,  c'est pour ça que Christophe était pressé. Il ne voulait pas rater le départ.



Samedi 04/04/2009 : Le BRM 200 de l'Aurore


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