15/07/2009

Sorties Juillet 2009


Dimanche 26/07/2009 : Vers Anvers
Par Alain Darville

Le brevet de Wolvertem propose un tracé vers Anvers en passant par Kapelle-Op-Den-Bos, Willebroek, Boom et Hoboken, un passage toujours intéressant sous l'Escaut par le tunnel Kennedy (pour vélos), une superbe vue du centre d'Anvers par le côté gauche de l'Escaut, un passage par la plage de Sint-Anna, et un retours par Bazel, Temse d'où l'Escaut est traversé via le nouveau pont, et un retours à Wolvertem via tous les petits chemins de campagne. Le parcours n'est pas mal, agréable et plat. Qui dit plat, dit vitesse. C'est un euphémisme à l'Aurore.

Et effectivement il ne faut pas 1 kilomètre pour que Pietro fasse une accélération dont il a le secret. Les victimes collatérales sont Freddy, Stéphane et moi. Renaud, Eric et Jean-Louis continuent à foncer avec Pietro. Nous continuons donc à trois jusque Kapelle-Op-Den-Bos où le groupe express est rejoint à un feu rouge. Bloqué par une voiture je rate l'envolée du groupe et continue seul. Je rejoins Ornella et Isabelle qui font le 65. Isabelle s'est cassée la figure en tombant presque à l'arrêt. Plus de peur que de mal. Mais bon, comme je n'ai pas envie de me faire mettre une heure à l'arrivée, il faut quand même que j'avance. Je récupère Stéphane qui n'a pas pu suivre le rythme et nous continuons à deux jusqu'à l'entrée du tunnel Kennedy où le groupe nous attend au ravito. Le 1er ascenseur est en panne. Pour nous qui devons descendre cela va encore, pour ceux qui doivent monter, c'est autre chose. Le 2ème pour remonter fonctionne. La vue de Sainte-Anne, de sa plage (dommage que Fabien ne soit pas là, il aurait pu prendre un bain), et d'Anvers de l'autre côté de l'Escaut est superbe. C'est le moment fort ce brevet.

Le retour se fait vent de face à un rythme soutenu (entre 30 et 36 km/h). Nous essayons de nous relayer. Stéphane est de nouveau lâché, et il fera tout le chemin seul. Mais les relances incessantes sont usantes et tout doucement suivre le rythme toujours très rapide devient de plus en plus difficile.

A 20 kilomètres du but, Pietro qui roulait au ralenti, décide que cela suffit et place un démarrage que seul Renaud a pu suivre. Le groupe explose et c'est chacun pour soi.

Daniel, Daniel, Benoît, Michel et Marc sont venus faire le 65 mais ont roulé en binôme ou en solitaire.

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Sur le graphique de vitesse et de profil du parcours, deux points sont intéressants :

1)      Le passage par le Tunnel Kennedy et la descente pour passer sous l'Escaut.

2)      Le démarrage de Pietro et Renaud. Le groupe explose, et je me mets en mode économique face au vent. Deux points sont à remarquer :

a.       En voyant les vitesses atteintes (par moi), on peut se dire qu'elles sont assez élevées pour quelqu'un qui en fait trop et qui n'avance plus (qu'en pensent Stéphane, Daniel et Daniel ?).

b.      Le groupe est important. C'est en restant groupé, et en s'aidant mutuellement en changeant régulièrement l'homme devant que les plus faibles (ou plus fatigués) profitent le plus des plus forts (ou plus frais). Cela permet des vitesses assez élevées pour tout le monde.

 Projet12

 

 





Samedi 25/07/2009 : Naninne-Rochefort-St Hubert-Naninne
Par Alain Darville

Tout est dit dans le titre sur le parcours effectué. C'est un Cyclo-Côteur light. Il a juste la distance et le dénivelé nécessaire : 179 km et 2420 mètres de dénivelé. C'est donc un « facile ».

Jean-Louis voulait venir et demandait à tout le monde s'il était « dur » ou « dur dur ». Comme personne ne l'avait encore fait, sa question était sans réponse. Et comme finalement il n'est pas venu... Mais comme tous les cyclo-côteurs sont difficiles, il peut être mis dans la catégorie des « durs ».

Laurent a fait le brevet avec un copain. Il est venu, mais trop tard pour que je les voie. Patrice voulait faire le grand, il a fait le 70 km. Je suis donc parti à 8h tapante me lançant à la poursuite de Patrice dont je pensais qu'il était parti vers 7h (puisqu'il me l'avait dit).

Comme toujours, la région est superbe. Cela ne vaut pas les Alpes ou même les Vosges, mais l'avantage indiscutable c'est que c'est moins loin. C'est peut-être fatigant, mais cela change des routes Bruxelloises dont on commence à connaître chaque centimètre carré. Le tout est de ne pas vouloir battre le temps de l'épreuve et de rouler relax : +- 24 km/h de moyenne.

Le temps est incertain même si avec la météo annoncée cela doit rester sec. On verra.

Les points marquant de ce brevet sont le passage en plein centre de Rochefort, le passage par tous les ponts de l'autoroute Bxl-Luxembourg, la région de Saint-Hubert, Lessive avec les Antennes paraboliques de Belgacom, le court passage le long de La Meuse et la sévère montée de Dave à Naninne après 180 kilomètres.

Rochefort avec les touristes, c'est un peu laborieux, surtout la sortie qui est une solide grimpette direction Saint-Hubert par la route principale, quelque peu fréquentée. De Saint-Hubert, je ne verrai de loin que l'église abbatiale Saints Pierre et Paul (XVI-XVIIIe siècle). Car on n'y passe pas et c'est direction Poix Saint-Hubert. C'est bien, le tracé contourne Arville sans y passer.

Mais maintenant, cela recommence comme à Aywaille-Bastogne-Aywaille. Le vent est toujours fort et d'Ouest. Donc de face pour rentrer mais il fait toujours sec.

Après le 2ème ravito de Tellin, un peu après Ciergnon au kilomètre 122, les choses se gâtent. Le temps sec se transforme en une pluie qui ressemble plus à une douche régime maximum qu'à une petite pluie rafraîchissante. Cela fait longtemps que je n'ai plus connu ça, mais à force de jouer avec les nuages, cela devait bien arriver un jour. C'est jusqu'au bout que cela va continuer, avec de temps en temps des poses, juste pour sécher un peu avant que toutes les eaux du ciel ne recommencent à tomber. Tout n'est pas négatif. Les routes sont propres et ne sont pas boueuses comme dans le Payotenland. Le vélo et les vêtements bien que trempés restent « propres ». Mais les descentes sont dangereuses et c'est à vitesse réduite quelles sont dévalées. Mais il fallait toujours que les descentes les plus raides arrivent quand il pleuvait le plus fort. Bonjour, les patins de freins qui ont un peu fondu.

Et puis La Meuse est là. Ca veut dire qu'il faudra remonter vers Naninne. En effet à Dave, c'est parti. C'est une côte de col en lacet avec un pourcentage digne du Ventoux. Dur, dur après 180 km.

Le brevet est fini, juste à temps pour voir à la TV de la buvette le début de l'ascension du Ventoux par les coureurs du Tour de France. Mais je n'avais plus le courage d'attendre une heure pour voir le vainqueur. Je n'ai jamais rattrapé Patrice, est-ce qu'il commence à rouler vite dans les montées ? Mais non, et pour cause :

Patrice nous raconte :

Je voulais faire le 179 et voulais aller tôt mais (prémonition ?) j'ai traîné au lit le matin.  Je suis arrivé à Naninne un peu avant 8 heures.  Je me suis dit, je vais voir Alain et l'accompagner (s'il daigne m'attendre) je vais jouer le rôle du boulet à son pied.  Mais dans la file de l'inscription pas d'Alain ni déjà inscrit en train d'attendre.  Aïe, comme je lui avais dit que j'allais aller tôt et qu'il me rattraperait, il est aussi parti un peu plus tôt, sans attendre le boulet.

On verra, je m'élance, pas trop de difficultés, çà roule bien, je ne rencontre pas beaucoup de cyclistes, le fléchage n'est pas toujours facile et vers 29 / 30 km, je me perds. Une flèche près d'une piste cyclable, je prend la piste (fallait pas) elle ne fait que 50 mètres pour aller vers un chemin terre et béton, je rejoins la route (elle monte je me dis c'est normal c'est un BAD) mais devant moi plus aucun cycliste que j'apercevais un peu avant et personne derrière moi, au-dessus de moi par contre des nuages de plus en plus menaçants.  Et ils ne font pas que menacer, ils m'agressent.  C'est la drache.  J'ai fait (grave erreur) confiance à la météo (remarque sur la RTBF nuages blancs qui lâchent un peu de pluie, sur Canvas - en néerlandais - nuages noirs qui lâchent de la pluie) et ce sont les nuages néerlandophones qui me douchent abondamment.  Continuer 140 kilomètres trempés, pas possible à mon avis.  Je fais demi-tour (puisque je m'étais trompé - je descends ce que j'ai monté) et je retrouve d'autres cycliste et le circuit.  Trempé pour trempé je ne m'arrête pas (sinon je vais crever de froid) et je paraîs peut-être courageux pour certains qui s'abritent mais à ce moment je décide d'écourter le trajet le plus possible.  Un peu plus loin je vois 70 km et je choisis cet embranchement. (un petit raccourci de 100 kilomètres).  Au kilomètre 43 environ ravitaillement, presque personne n'est passé.  Je ne m'attarde pas pour ne pas prendre froid et je poursuis ma route.  Au kilomètre 50 rebelote, une nouvelle drache copieuse (je regrette encore moins d'avoir écourté le trajet).  J'arrive au départ avec un peu plus de 72 kilomètres au compteur, il est 11h35 environ.  (72,264 km  3h 10min 12sec).

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Le profil du parcours:

Projet10






Samedi 18/07/2009 : Liège-Bastogne-Liège
Par Alain Darville

C'est déjà mon 5ème Liège-Bastogne-Liège. C'est sans doute le plus fatigant avec le 1er. Bien qu'un peu plus court qu'il y a 4 ans, il reste très dur. Mais cette fois-ci ce sont les conditions climatiques qui ont corsé l'épreuve avec un fort vent de face au retour.

Christophe voulait faire son 200 en partant assez tôt. Il l'a fait sans problème, rapidement et presque sans se fatiguer. Il est devenu trop fort pour la plupart des gars du club.

Patrice s'est aussi élancé sur le 200, avec 20 minutes d'avance sur Christophe, qui l'a dépassé en coup de vent au 40ième kilomètre.

Gérard, Marc, Stéphan ont fait le 115, Freddy le 160. Stéphan est arrivé en retard, son GPS l'a perdu quelque part. Freddy a du faire son 160 en solitaire.

Je suis donc aussi parti en solitaire par la force des choses sur le 200 puisque Christophe et Patrice étaient déjà loin et que Fabien ne roule pas quand il pleut. Le temps, lui, était vraiment incertain, avec quelques averses, toutes assez courtes, et toujours un fort vent d'Ouest qui dans la première partie aidait à la progression mais pour rentrer était vraiment pénalisant.

Beaucoup de cyclos venaient par groupes entiers des Pays-Bas. Et si l'accent n'était pas batave, il était flamand, et tous roulaient assez vite et me dépassaient chaque fois alors que je ne dépassais jamais personne. Est-ce que je suis si mauvais que ça ?

A cause des conditions météorologiques, il y avait la moitié des participants par rapport à d'autres années, ce qui laissait parfois les routes désespérément vides.

Le CTB était venu en nombre sur le 160, je les ai croisé plusieurs fois au rythme des ravitaillements.

C'est enfin au 3ème ravitaillement (au km 120) que je rejoins Patrice et son nouveau vélo (avec son célèbre déguisement de soldat cycliste). Il voulait donc faire le 200, et je décide de rester avec lui.

A Vielsam, Patrice manque de se faire écraser, en fonçant sur une grand route et en coupant la route à une bagnole dans un sens et à un mobil home dans l'autre. Il est parfois bizarre, tantôt en fonçant à travers tout, tantôt en se traînant sur la route.

Après Coo, c'est la Côte de Roanne. Patrice vient avec moi, mais visiblement c'est la côte de trop pour lui. Je l'attends longtemps au sommet alors que je suis monté lentement. Il arrête là le 200, et va continuer sur le 160. Je me retrouve donc de nouveau seul, et je commence à me demander comment je vais passer La Redoute avec mon 39x25 (puisque mon Scott se balade quelque part en Belgique pour être réparé). Si la route est mouillée, ce sera impossible, la roue va patiner et je vais me planter.

Mais à Remouchamps tout est sec. Je m'élance donc sur cette côte qui fait peur à beaucoup. La 1ère partie passe sans problème. La 2ème avec son mur à 17-20% est assez effrayante. Et c'est en force que je la passe, tout en danseuse, en soufflant et suant, mais j'arrive enfin au-dessus. Ouf, je ne pensais pas y arriver.

Je croise Patrice en rentrant qui n'a pas osé faire La Redoute et qui a fait demi-tour à mi-chemin. Les autres sont déjà rentrés chez eux depuis longtemps et je ne les ai pas vus.
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Rajoute de Patrice Martin, alias Play-Mobil:

La côte de Wanne était, en effet, la côte de (presque trop) j'ai dû mettre pied à terre en la montant (j'ai bu un coup) et, moi qui aime pourtant les descentes (surtout si en bas il y a une nationale où je m'insère dans le trafic un peu à la hussarde, habitude Bruxelloise où il faut s'insérer dans la circulation et où on ne se laisse pas intimider par un coup de klaxon), je n'ai pas trop apprécié la longue descente de Wanne, si je ne me trompe 6 longues minutes presque sans pédaler à environ 40 à l'heure et plus dans le vent et où on se refroidit (rythme cardiaque revenu à environ 90).  Suite à ces avertissements je ai abandonné Alain à son 200.

Je n'ai pas eu trop mal aux jambes mais j'étais fatigué (et j'aime beaucoup dormir).

Avec des calles bloquantes aux pieds, d'autres muscles travaillent (je n'ai effectué aucun réglage « perso » pour les calles et elles ne sont probablement pas bien placées - il faudra une étude « ergonomique »).  Pendant l'effort je sentais la présence d'un muscle sur le dessus de la cuisse droite, muscle dont j'ai toujours, jusqu'à ce samedi, ignoré l'existence.  Dans le côte de Wanne, j'ai essayé de me mettre en danseuse mais mon mollet gauche ma dit tout de suite « attention alerte crampe » et je me suis assis tout de suite.  Il faut être à l'écoute de son corps.  Comme je l'ai déjà dit, je me méfie de ma jambe gauche car le genou n'est pas top, mais ici c'est mon mollet gauche qui « flanche ». 

Je ne me plains pas trop car, jusqu'à présent (volley-ball, football ou vélo,..) mon corps me préviens pour que je n'aille pas trop loin et c'est à moi de « faire mollo ». 


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Le profil du 200 (qui en fait 193). Les noms des principales côtes et villes/villages traversés y sont indiqués.

Projet9




Dimanche 12/07/2009 : Le bonus de Play-Mobil
Par Patrice Martin

Ce dimanche, j'étais à Beersel et en voulant retrouver mon canal adoré, je me suis perdu (comme d'habitude)  dans Beersel Dworp, Lot, etc...  en tout cas je me suis aperçu qu'on pouvait aussi organiser un BAD car je me suis retrouvé dans des côtes avec la merde que mon dérailleur qui fait ses maladies de jeunesse, la veille ne passait plus sur le grand plateau (emmerdant parce qu'on ne peut profiter des descente) mais ce dimanche matin il ne descendait plus sur le petit plateau et je ne peux pas encore tout monter en 39 donc j'ai dû, dans ma recherche du canal, abandonner dans une montée (un peu style Bruine Put).  J'ai monté toute une "rue ?" avec des pavés - plus ou mois plats - au milieu de la route et sur les côtés des dalles de bétons dans des champs ou des prairies.

Je me suis retrouvé dans une descente en pavé (je ne sais plus quoi  Meer, que j'ai rebaptisé grosse MeerDE).

Et il y a une collusion avec mon cardio, car à ce moment il a refusé obstinément de m'afficher mon rythme cardiaque.  J'ai finalement retrouvé le canal (à l'endroit où il y a un passage métallique sous un pont).  Je suis retourné chez moi directement pour régler mon dérailleur.  Je n'ai parcouru que 46,86 kilomètres le matin.

Après réglage de mon dérailleur, il me fallait le tester et j'ai encore roulé 44.11 kilomètres en fin d'après-midi puisqu'en plus on re-risquait plus la pluie, il y avait du soleil mais aussi du vent 

 

Petit correctif pour Andenne:

Je suis allé assez tôt car je voulais faire le 180.  Je suis parti vers 7h. (Après avoir coulé un bronze, n'avez-vous pas dit que le cycliste devait s'alléger ! ! ! ).

Je ne sais comment j'ai fait mais avec d'autres notamment deux maillots citibank tubize et un autre, nous avons raté le premier ravitaillement à Lesves.  Nous avons d'ailleurs croisés certains qui rebroussaient chemins en disant "y a plus de flèches".  Un des deux citibank, plus expérimenté nous a remis sur le bon chemin MAIS sans passer par le ravito ! ! !   Sur le plan général, avant de partir, j'avais vu qu'il y avait un ravito à Crupet.  Ayant pourtant suivi à chaque fois qu'il y avait des flèches 180, les 180, je vois une indication Crupet 7 kilomètres, super je me dis, bientôt un (ce que je croyais être le deuxième) ravito.  J'ai, en effet à ce moment un peu plus de 90 kilomètres au compteur.  Je demande si on peu en profiter doublement si on a raté le premier.  Alors que je me régale, en discutant avec d'autres, on me dit que je suis sur le 120.  C'est le dernier ravito. Déception de ma part et même doute.  Soudain je vois arriver du jaune.  C'est Fabien qui arrive au ravito.  Persuadé, vu sa force et son habitude, qu'il fait le 180 je lui demande quel parcours il fait.  Il me confirme le 120.  Re-déception.  Je dois donc me résigner à ne faire que 120.  Je n'ai eu que peu de pluie, je n'appelle pas cela de la pluie, mais un petit rafraîchissement.  Je n'ai que peu de regret puisque j'ai peut-être évité plus de pluie et surtout les mauvaises routes que tu décris.  Je ne suis déjà pas à l'aise dans les bois ou les sous-bois quand le soleil ne fait que quelques tâches sur le sol et on ne sait s'il s'agit de tâches de lumière solaire et si dans l'ombre ne se cache pas l'un ou l'autre trou très malvenu pour nos jantes et pour notre sécurité. 


Nouveau vélo : J'ai eu pas mal de problèmes. Ma chaîne a sauté à trois reprises au moins du grand plateau et se bloque entre le plateau et la manivelle, risque de bris de la chaîne.  Les calles bloquantes aux pieds je me suis retrouvé trois fois au sol, çà ne se débloque pas toujours, ces saloperies là.  Alors que j'étais avec un groupe de mon niveau depuis quelques kilomètres, ma chaîne a sauté et le temps de la remettre je ne les ai plus revus. 

Frustré du 180 cette semaine, j'envisage (toujours aussi inconscient play-mobil) de faire le 200  d'Aywaille.  Mais je compte essayer de partir le plus tôt possible.

Je vais essayer de bien vérifier mon vélo cette semaine et de faire plusieurs sorties, pas tellement pour ma forme à moi mais bien celle du vélo.






Dimanche 13/07/2009 : Beersel canceled

Par Alain Darville


Aujourd'hui, le brevet de Beersel était au programme. J'étais occupé à chercher désespérément l'adresse de départ du brevet quand Christophe me téléphone pour me dire qu'il n'y a personne. Le brevet n'est pas au programme officiel de la Fédération Belge, mais bien au programme du club. C'est embêtant, et c'est un peu tard pour prévenir les autres en sachant que certains ne roulent pas quand il pleut et que d'autres sont en vacances. Eric et Christophe qui campaient devant le café fermé pour être les premiers à partir, sont revenus à Anderlecht pour faire une sortie club, où je les rejoins. Un peu après 9h, Patrice me téléphone pour me dire qu'il est à Beersel avec Renaud et Freddy, et qu'il n'y a personne. Bon, ben, c'est un peu le cafouillage. Renaud et Freddy viennent à Anderlecht, Patrice disparaît. Jean-Louis était aussi à Beersel et il a fait un tour dans le coin. Daniel était aussi à Beersel et il est revenu à Anderlecht.

A part ça, Eric, Christophe et moi, nous avons fait le 65 km ensemble. Le cyclo-côteur était encore dans les jambes et les montées étaient franchies de plus en plus lentement avec en plus un fort vent de face pour rentrer. La slaptitude me gagnait. Freddy et Renaud ont fait le même parcours à 20 minutes d'intervalle.





Samedi 12/07/2009 : La Namuroise
Par Alain Darville

Pleuvra ? Pleuvra pas ? Telle est la question du jour. Pour Fabien, c'est résolu, il pleuvra. Donc la grande distance pour lui ce sera une autre année.

Mais ce brevet à dénivelé est à marquer d'une pierre blanche : Nous étions 7 au départ. C'est un record. Benoît, Stéphane et Marc ont passé la journée ensemble pour faire le 120, Fabien a commencé le 180, mais s'est dérouté sur le 120. Patrice en solitaire s'est lancé sur le 120. Christophe et moi, nous avons fait le 180.

Nous sommes partis tous ensemble, sauf Patrice, mais dès la 1ère côte, la cassure des deux groupes est déjà faite. Jusqu'à la séparation du 120/180, Christophe, Fabien et moi nous roulons ensemble, à un rythme assez élevé. La montée de la Citadelle de Namur est faite au pas de charge, ensuite la montée de Bois de Villers voit s'échapper Fabien et Christophe que je retrouve au ravitaillement. Mais dès que Fabien nous quitte, Christophe s'en va et je continuerai le reste seul. A Denée, dans un des nombreux trous de la route (celui-là était assez gigantesque, même mon guidon s'est affaissé), c'est une pincette et une crevaison. Je commence la réparation, quand « SOS cyclos en détresse » arrive. Ce sont Marc, Stéphane et Benoît qui passent par là. Que font-ils là, je me croyais sur le 180. Mais le 120 rejoint le 180 sur 5 kilomètres à cet endroit. Marc m'aide à remettre le pneu et à pomper, il me donne même une chambre à air, au cas où, et nous repartons à 4, le temps de passer à Maredsous. Pas longtemps puisque une nouvelle séparation est là. Merci à Marc pour l'aide et à Benoît et Stéphane pour le soutien moral.

Les petites routes parcourues sont assez effrayantes. Je passe plus de temps à slalomer entre les trous et les rustines qu'à regarder les paysages. C'est un peu frustrant de garder le nez collé à la route pour ne pas se planter. Mais comme la pluie menaçait toute la journée, je regardait aussi les nuages, ce qui entre regarder en bas et en haut (drôle de gymnastique) me faisait parfois rater des flèches.

Maintenant ce sera pendant 60 kilomètres une longue succession de côtes avec des moyennes entre 5 et 8%. Presque 2000 mètres de dénivelé sont faits sur cette distance. La Meuse est franchie à Heer-Agimont et le retour,  se fait vent dans le dos.

Dans une descente assez raide, je suis un peu optimiste sur la vitesse et le freinage à faire avant un virage en épingle. Je finis dans la rigole, après avoir bloqué la roue arrière, ce qui a fait du vélo un objet légèrement incontrôlable jusqu'à ce que je fasse de l'ABS manuel. Après cette frayeur, je continue en me modérant un peu.

Les ravitaillements comme d'habitude sont bien fournis. Mais c'est un brevet très dur, avec des côtes assez pentues et qui se succèdent à un rythme soutenu.

C'est à 16h30 que je retrouve Fabien (avec qui j'étais venu en voiture) qui m'attendait en buvant sa 87ème Kriek et en regardant l'étape du Tour de France. Christophe était arrivé et reparti depuis longtemps.

Finalement seul Fabien aura eu une pluie assez forte. Lui qui ne voulait pas salir son vélo, aura été servi. Sur le 180, à part 2x un petit crachin, le reste du temps, il fera sec. Le vélo à peine dans le coffre de la voiture, il a commencé à pleuvoir assez fort.

Patrice devient célèbre sur les dénivelés, avec son look inimitable. Des remarques d'autres cyclos : « Et il est là chaque semaine ». « On ne sait pas le rater avec son casque allemand ». Finalement, nous étions encore gentil avec notre appellation contrôlée : « Soldat Play-Mobile »

Pour ceux, qui voudraient, mais qui ne peuvent pas ou qui n'osent pas, voici à quoi ressemble un Cyclo-Côteur *** étoiles : Les côtes répertoriées (21 sur le 180 km). A quoi il faut encore ajouter les petites côtes et les faux plats.

Côte N°

Localité

Km

Longueur

% moyen

% maximum

Dénivelé

1

Bonneville

7

3

4

9


2

Maizeret

12

2

6

11


3

Citadelle

34

2

5

8


4

Bois de Villers

44

3,5

5

9

627

5

Salet

64

2,3

6

11


6

Maredsous

70

3

4

9


7

Falaen

73

1,3

5

8


8

Château de Weillen

77

0,8

5

10


9

Weillem

81

1

8

15


10

Les Stépy-Soulme

93

1,2

7

14


11

Agimont

96

1

5

8


12

Heer

102

1,5

7

13


13

Blaimont

106

2,1

7

11

1860

14

Lavys

124

5,2

5

11


15

Boisseilles

128

2,9

5

8


16

Sorinnes

132

1,1

6

14


17

Lisogne

138

2,1

6

10


18

Purnode

143

0,73

6

11


19

Durnal

149

2,6

4

8

2560

20

Assesse

158

1,4

5

8


21

Groynne

177

2

4

7


Total


181

42,7

5,5

10,1

2868


Projet8




Dimanche 05/07/2009 : Un brevet de prestige à Waterloo
Par Alain Darville


Le C.W.L. organise le Wellington Trophy à Waterloo. C'est un beau parcours et dans mon souvenir je me souvenais qu'il était très joli mais assez corsé. Fabien et Patrice sont restés invisibles (au repos ?), mais Charlie, Stéphane, Eric, Christophe, Jos, Daniel, Jean-Louis et moi, nous étions bien là. Jean-Louis qui trouve que les départs à 8h30 sont bien trop tardifs était déjà parti depuis longtemps quand nous avons démarré. Daniel et Jos se limitent au 75, les autres au 110. Seulement 2 coureurs sont présents (Eric et Christophe). Peut-être seront-ils calmes et que les 5 resterons ensembles ? Et visiblement cela marche. Stéphane souffre mais tient bon.

Et ce qui devait arriver, arriva. Un groupe de cyclo de Blanmont nous a rejoint. Naturellement les instincts de vitesses et de courses inculqués semaines après semaines par Pietro refont surface dans les esprits de Christophe et Eric. Le rythme s'accélère tout doucement, Stéphane est le premier à être lâché, ensuite c'est Charlie et puis c'est moi (c'est presque le scénario habituel, sauf qu'ici nous sommes moins nombreux que d'habitude). Enfin le 1er ravitaillement arrive après 38 km  un peu après Villers-La-Ville et ses ruines. Nous repartons à 4 puisque Stéphane n'est jamais arrivé (où est-il) et nous restons +- ensembles jusqu'à ce que les gars de Blanmont reviennent encore (ils étaient restés plus longtemps au ravitaillement). Et Charlie redisparait, mais nous le retrouvons au 2ème ravitaillement/contrôle de Mazy au km 60.

Et ensuite Christophe et Eric décident de partir. J'essaye de les suivre de loin. Ils roulent tellement vite qu'ils ne voient plus les flèches. Et trois fois je les revois à moins de 200 mètres, chaque fois ils se sont trompés. Au dernier ravitaillement de Ways, je les retrouve, et Christophe décide de larguer même Eric. En les voyant on peut les comparer à des motos : Christophe en grosse cylindrée toujours avec de la réserve, Eric en petite cylindrée, genre mobylette gonflée, mais moulinant au maximum dans les montées pour arriver à ne pas se faire décrocher. Ce qui s'est pourtant bien passé. Presque 28 km/h de moyenne et je ne sais pas les suivre, il faudra bientôt ouvrir une section « course » dans ce club.

Et enfin le Lion est là. Ce brevet est un Brevet à Dénivelé qui s'ignore (+-1000 mètres). Pas beaucoup de plat et toujours des montées, des faux plats et quelques descentes. C'est un parcours usant, tellement usant que Charlie et Stéphane ont disparu (Mais où sont-ils ?).

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Le profil du parcours (110 km) assez accidenté:

Projet7

 

 



Samedi 04/07/2009 : A Flémalle ça fait mal (je sais c'est facile)
Par Alain Darville


Nous n'étions que trois à prendre le départ du brevet à dénivelé de Flémalle. Le 170 km ayant été supprimé, Fabien et moi nous sommes partis sur le 154 km. Patrice est venu aussi mais lui voulait faire le 132 km. Il fait beau, le vent est presque nul, c'est un temps parfait pour faire du vélo, même si dans les côtes la chaleur faisait transpirer à grosses gouttes.

L'allure est assez soutenue, Fabien faisant le tempo dans les côtes. Il ne force pas trop, sinon il sait bien que je serai largué à la première grosse côte venue.

Nous passons par Esneux et Remouchamps (ouf on ne fait pas La Redoute, et c'est ici que j'apprend que Fabien, pour sa grande honte, ne l'a jamais faite) avant de longer l'Emblève. C'est une partie de manivelle jusqu'au 1er ravitaillement. Ensuite nous faisons une boucle de 20 km en passant par les sommets de Xhierfomont , Cheneux et Stoumont avant de revenir au 2ème ravitaillement qui est le même que le 1er. Et ça tombe bien, puisque Fabien y a oublié sa gourde. Si nous étions restés plus longtemps, nous aurions tout su sur les voyages Alsaciens de la dame qui s'occupait du ravitaillement même si elle était, elle aussi, en boucle, puisqu'elle racontait toujours la même chose la 2ème fois. Un stouffer se vantait en criant bien fort d'avoir fait l'Ariégeoise, qui est une des cyclo-sportives des plus célèbres. Elle se fait dans la région des Pyrénées (http://www.cyclosport-ariegeoise.com/). Il avait fait les 11 cols du parcours de plus de 200 km. Je ne vois que 3 cols et 160 km. Et à la façon dont il grimpait les côtes il n'a pas du finir 1er.

Mais bon, son copain bien plus discret qui avait fait "Le Tanargue" de l'Ardéchoise en 2 jour (2x190 km, c'est déjà autre chose, nous on l'a fait en 3 jours), a décidé de nous accompagner. Naturellement dans ce cas Fabien met une dent en moins, et c'est parfois sur le grand plateau qu'on gravit les pentes pas trop sévères. A ce rythme Patrice est avalé après moins de 100 km, (on lui a repris les 20 bornes de la boucle), et nous l'attendons au 3ème ravitaillement. Il fait 30°, et il est habillé cuissard long, veste manches longues, et gants d'hiver, plus casque de ville sans aération. Tout le monde se demande comment il tient le coup, et visiblement il souffre un peu de la chaleur.

Ensuite nous continuons à deux dans le Condroz avec les bosses casse-pattes à monter et à descendre et qui empêchent d'avoir un bon rythme dans les montées. Nous passons par Nandrin et son festival rock, et enfin c'est la descente vers Flémalle. Pas fâché d'arriver avec une moyenne de 26,7 km/h et un Fabien à peine fatigué. Il se prépare à faire les "Cinglés du Ventoux" (3 ascensions en 1 jours par les 3 faces) avec les Christophes (le Belge et le Suisse), et avec ce qu'il a montré il n'est pas trop loin de la forme optimale.

Et Patrice est bien arrivé. Il n'a pas fondu dans la chaleur, mais le jour où il se décidera à s'habiller normalement et à mettre ses calles pied automatiques (qu'il a enfin achetés, si si...), il roulera enfin un peu mieux dans les montées. Et déjà son sac à dos a rétréci.

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Le profil du parcours (150 km):

Projet6


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