15/07/2009

Sorties Mai 2009

Dimanche 31/05/2009 : Le mot du Président à propos de notre organisation
Par Pietro Sirigu

Formidable, il fait beau !!! Mais cela drainera-t-il du monde sur notre brevet ?

Dès 07H30 c'est l'affluence et comme d'habitude les mêmes habitués se présentent à l'inscription.

Constatation : au plus qu'ils sont âgés au plus qu'il se lèvent tôt.

Nous allons cependant très vite déchanter, en fait il n'y aura que 177 minables inscriptions.

Un merci aux personnes qui ont honoré notre brevet par leur présence.

Guy a fléché entièrement tous nos parcours ( 40 - 65 et 90KM) et je lui suis très reconnaissant car je sais par expérience le boulot que cela représente . Il a bien du mérite, lui qui doit composer avec les ennuis de santé de son épouse.

Critique ou remarque générale .....les flèches sont trop petites.

Plusieurs clubs nous ont fait l'honneur de venir en nombre à savoir le CTB, Hoesvil, LWT et Zellik.

De manière générale, il y a eût une grande défection des clubs bruxellois et c'est bien triste !

Je ne peux me résoudre à accepter cela alors que nous sommes coutumiés d'envoyer une vingtaine de cyclos sur tout les brevets et quand je vois pour quel...... retour !

Malheureusement, alors que j'avais proposé d'arrêter nos organisations ( Je précise en connaissance de cause ), une grosse partie du club s'est élevée contre mon projet. Je suis tout à fait d'accord sur le principe puisque je suis avant tout un démocrate et que dès lors il faut se plier à l'avis général.

Je remercie tout particulièrement, les membres du club qui ont oeuvré aujourd'hui à l'organisation de notre brevet c'est à dire Isabelle, Isoline, Myriam, Daniel, Gérard, Christophe & Jos.

Je me suis fais un devoir de venir m'occuper des inscriptions et ce uniquement pour honorer ma fonction de Président, en vérité je vous le dit totalement contre mon goût puisque je connaissais l'issue sur le succès de participation à notre brevet.

Ce sont les paroles d'un Président bien amer ... qui ne rejoint malheureusement pas l'avis général de ses troupes !

Bien que vous puissiez compter sur ma totale solidarité et mon dévouement sans limite, je me demande s'il n'est pas temps que je passe la main.

La liste des participants par club:

 INDIVIDUELS                           

24

 CYCLOTOURISTE BASILIQUE        

22

 WTC HOESVIL                    

19

 LEEUWSE WIELERTOERISTEN        

17

 WTC ZELLIK                     

12

 CHATEAU D'OR                    

8

 KOEKELBERG SPORTIF             

7

 HET EILAND                     

7

 SIBELGA-SPORT                  

7

 ROYALE AMICALE CYCLISTE UCCLE  

6

 WTC ASSE                       

6

 WTC DE FIETSVRIENDEN           

5

 C.W.L.                          

4

 FORTIS CYCLO AG                

4

 WTC  BEERSEL                   

3

 GEMBLOUX SPRINT CLUB           

2

 VLIEGEND WIEL NEGENMANNEKE     

2

 ROYAL WOLUWE VELO CLUB         

2

 W.V.Z                          

2

 ROYAL GUIDON BOITSFORT         

1

 CC NOUVEAU BERCHEM             

1

 CYCLO BOL D'AIR                

1

 VERBRUGGELINGEN                

1

 WTC  RUISBROEK                 

1

 AURORE CYCLO                   

13

Total

  177



 

Week-end des 30 et 31 mai 2009 : BRM 600 à Morkhoven
Par André Van Eeckhout

Pourquoi ce W-E alors que le club organise une randonnée? C'est le seul BRM600 organisé en Belgique cette année, celui de Tournai ayant été supprimé à cause des élections. L'objectif principal étant Londres-Edimbourg-Londres, j'ai besoin de longues distances.

Départ 6 h. De Morkhoven nous rejoignons rapidement le Canal Albert, le train n'étant pas trop rapide je reste dans les roues, le vent est de ¾ face; après Hasselt , virage et vent de côté jusque Gellick (Km 83) premier contrôle. Encore un bout du canal Albert, l'écluse de Lannaye puis la Meuse jusque Liège où nous devons trouver le Ravel qui, longeant l'Ourthe, doit nous amener à Esneux. Erreur de parcours dans Liège, nous suivons non pas l'Ourthe mais la Vesdre! Mea culpa Mr Lefebure !!, cette fois, j'aurais dû t'écouter. Bilan une douzaine de kilomètres en plus. Jusque là j'ai pu tenir les roues (en me mettant dans le rouge). Quelques kilomètres avant Esneux, je dois laisser partir le groupe et reprendre mon tempo. Le deuxième contrôle est à Remouchamps (151 km - 162 parcourus). Je repars seul à 14h45; la galère commence, le vent, tantôt à gauche, tantôt à droite ou de face car la route est très sinueuse, nous suivons les vallées!! de l'Amblève et de la Lienne, mais en réalité ce sont les montagnes russes. Troisième contrôle à Schmette (G-D de Luxembourg). En bon randonneur, j'étudie la carte et prends la décision de suivre la Route Nationale puis de reprendre puis loin la route de Vianden, cela devrait me permettre de récupérer le détour de Liège et de ne pas arriver trop tard au logement à Wallendorf en Allemagne. Entretemps, je suis passé au 4e contrôle (10') et ai escaladé quelques belles bosses ... la nuit est tombée, je ne vois plus les côtes mais je les sens..dans les jambes. Au sommet d'une longue et dure montée, un panneau m'indique 14% pendant 2,5 k ; descente dans le bois, trou noir, route en mauvais état, nombreux virages.... Je vérifie mon parcours à chaque changement de direction, ce n'est pas le moment de rajouter des kilomètres et j'arrive à 23 h 00. OUF! Je m'attendais à pire. 320 km parcourus, 2250 m de dénivelé en 190 km). Excepté un couple d'allemands, ils étaient tous à table et ont applaudi mon arrivée, ça m'a fait chaud au coeur, tous savent que je suis un peu court au niveau kilomètres suite à mon accident. Un repas, une bonne douche et ..un peu de sommeil (trop peu). Petit déjeuner à 6h00 et je m'élance à 6h30 en compagnie du couple cyclotouriste Muriel et Frédérique (sur le vélo, ils se sont rencontrés, sur le vélo, ils se sont aimés.. )

Le retour se fait via l'Eifel, la vallée du Kyll (avec plein de côtes de 10, 12 %), premier contrôle après 70 km, ensuite direction Malmédy et l'Est de la Belgique (Elsenborn) puis retour en Allemagne, 65 km démentiels, pratiquement pas de tronçon plat , contrôle à Roetgen. Entretemps, j'ai été dépassé par le trio André Lefébure, Willy (Mouscron) et Daniel (NL Ternat). Je repars seul mais rejoint peu après le trio précité qui cherche sa route. Je reste avec eux (en mordant sur ma chique) jusque Gellick mais ils ont fait preuve de solidarité en m'attendant lorsque je décrochais dans les longues côtes. Nous voici à St Pieters Voeren, ....Voeren, .....Voeren puis retour au Canal Albert vers Gellick via le même parcours que ce matin. Le reste c'est plat. Nous repartons de Gellick avec 204 km au compteur, il en reste 79 dont 75 le long du canal. Parti de Gellick à 18h30 en compagnie du trio, nous sommes rentrés à 21h 50! 80 km en 3 h 20 grâce à deux mobylettes Willy et Daniel; je me suis calé dans leur roue à 25-26 et ils se sont relayés. Chapeau, la solidarité existe encore chez les randonneurs! Sans eux, je serais rentré hors délais. Je pardonne bien volontiers à André Lefébure son erreur de fin de parcours qui finalement ne nous a coûté qu'un km en plus. Après avoir pris un verre, retour vers le sporthall pour une douche; la femme de Jan nous a ouvert la porte mais n'a pas voulu me frotter le dos !!!!

Voilà un BRM600 qui me laissera de bons souvenirs, j'ai peiné mais je sens que tous ces efforts consentis finiront par m'amener en forme fin juillet pour L-E-L.

Prochain objectif : du dénivelé à l'Ardéchoise.

Ensuite du 24 juin au 4 juillet 2 diagonales de France pour finaliser l'entraînement longue distance. Hendaye-Menton : 940 km - 5000 m de dénivelé; 2 jours de farniente à Menton à contempler les femmes se faisant dorer par les rayons de Maître Phébus.

Menton - Dunkerque 1160 km - 8000 m de dénivelé.

 

 


 

Samedi 30/05/2009 : Le BAR est de retours.
Par Alain Darville

Depuis 2005 le BAR (Brevet Ardennais du Randonneur) n'était plus organisé. Cette année-ci, il est de nouveau au programme. Comme c'est le premier BCC (Brevet Cyclo Coteur) que j'ai fait (en 2005 précisément), il me tenait un peu plus à cœur que les autres. Je me souvenais d'une journée caniculaire avec une fin de parcours assez éprouvante. A l'époque Pietro, Gérard, Alain Delvaux et moi avions fait le grand.

Mais 4 ans plus tard, les choses ont bien changé, et je voulais voir si je résistais mieux à l'effort. Fabien m'accompagne dans le 218 km, bien qu'au départ il voulait se limiter au 135 voir le 176 km. Patrice était parti une heure avant nous sur le 135 km.

Comme il est 8 heures passées quand nous nous élançons, nous seront parmi les derniers à faire le grand parcours. L'avantage c'est qu'il n'y a plus trop de monde aux ravitaillements, l'inconvénient, c'est que ceux qui sont passés devant risquent d'avoir tout mangé et tout bu quand nous passerons. Mais non, pas de crainte à avoir de ce côté-là, les ravitaillements ont tous été bien fournis.

Le fléchage est un peu déroutant, au début je suivais des flèches mises sur des poteaux, mais ça ne devait pas être ça, puisqu'il fallait suivre des flèches jaunes et puis oranges au sol. (Tout le stock des jaunes avait été épuisé.)

Le vent est au nord-est, ce qui veut que nous l'aurons un peu au départ et beaucoup au retour.

La première étape nous mène à Bastogne (km 45) en visite du Mardasson. Fabien a des fourmis dans les jambes. Chaque fois qu'un cyclo nous dépasse dans une montée, il veut absolument le suivre, voir le précéder. Comme je suis l'élément modérateur du duo (même si c'est contraint et forcé), il doit régulièrement m'attendre.

Après Bastogne, c'est direction Fauvillers. C'est facile. Le vent est dans le dos, comme il souffle fort, notre vitesse augment vraiment, même si je sais que nous payerons de nos efforts bien plus tard. Le grand plateau est mis la plupart du temps même souvent en montée. Comme ça le vélo devient vraiment amusant. C'est à Fauvillers (km71), au ravitaillement que nous récupérons notre soldat Play-mobil (Patrice pour les non-initiés), qui passe visiblement plus de temps à papoter qu'à rouler. Il s'était fait deux nouveaux copains de route, deux anciens de Fortis. Il devait se dépêcher (mais il n'en donnait pas l'air) pour être à temps à son meeting électoral à Bruxelles.

Mais à peine nos chemins se sont croisés, qu'il faut se séparer. Fabien et moi partons vers Bellefontaine et nous allons traverser la Forêt d'Anlier et ses célèbres toboggans pas si faciles que ça à franchir. A Habay-la-Vieille, le parcours fait un minuscule changement par rapport à la dernière fois. Les anciens se souviendront qu'au bout d'une descente assez forte la route faisait un angle droit à 90° vers la gauche. Mais la majorité des cyclos continuaient dans la cour d'une ferme. Cette fois-ci ils ont contourné la difficulté.

A Bellefontaine (km 112), nous partons avec un petit groupe de 3 Français. Au début il a fallu s'habituer à rouler ensemble, puisque dans les côtes assez fortes ils prenaient l'avantage, et dans les faux plats, c'était nous. Mais comme le vent était vraiment très fort de face, nous avons fini par rouler vraiment ensemble en essayant de tourner pour se relayer. Enfin moi j'y arrivais dans les rares plats et les descentes tandis que dans les montées, c'était 2 Français et Fabien qui faisaient le boulot. La vitesse augmentait sensiblement en roulant ainsi, même si j'étais souvent à la limite pour essayer de ne pas trop traîner dans les côtes.

Un des Français était vraiment costaud, il ramenait chaque fois l'un ou l'autre attardé (pas mental mais souvent moi) après une montée un peu rude. Celui-ci avait fait Paris-Brest-Paris en 48 heures. Vraiment très fort.

Après le contrôle de Cousteumont (km 152), Fabien est victime d'une fringale. Il faut qu'il s'alimente en sucre, mais pendant ce temps nos trois copains sont partis. Tout doucement Fabien reprend du poil de la bête et nous les récupérons au dernier contrôle de Houmont (km 182). Après ça on ne se quittera plus. Le GPS va enfin servir à un carrefour sans flèche. Une nouvelle couche de goudron a été mise et les flèches ont disparu. Avec le GPS nous redémarrons dans la bonne direction.

Et c'est enfin l'arrivée, les 216 km et 3000 mètres de dénivelé ont été faits à du 26,2 km/h de moyenne. La descente vers La-Roche est jubilatoire. 10 km de descente plein pot.

C'est un très beau parcours avec de beaux paysages. Mais il y a peu de temps de récupération et ce sont souvent de grosses bosses à franchir les unes après les autres. Rouler vite au début est très prenant mais à la fin les muscles commencent à flancher.

Et c'est autour de bonnes bières de la région que nous apprenons que nos nouveaux copains viennent de Valenciennes et que nous les verrons peut-être à l'Ardéchoise. Ca aussi c'est le vélo. Faire des rencontres enrichissantes et avec Fabien cela devient facile.

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Quelques photos prises par Fabien:

090530 BAR 1Alain

090530 BAR 2

090530 BAR 3Gros plan de Fabien

090530 BAR 4Villa "typique" et le dos d'Alain.

Palmiers ardennaisLe palmier ardennais.

Pipes gratuites




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Le profil du parcours:

Projet2



Le GPS a battu le beurre pour enregistrer le parcours. A Bastogne, il s'est mis a enregistré un point chaque seconde. A ce rythme les 10000 points de traces ont été atteinds bien avant la fin du parcours. Il doit y avoir un brouilleur au Mardasson.

 

 

 

 


 

Sortie du Dimanche 24/05/2009 : Vérification du parcours 90 km

Par Pietro Sirigu

En ce Dimanche printanier, un soleil radieux nous attend.

C'est idéal pour procéder à la vérification du fléchage de notre brevet de ce 31/05/2009.

Nous formons donc 2 groupes, l'un ira sur le 65KM et l'autre sur le 90KM.

Daniel, Dan, Philippe et Jos feront le 65KM pendant que Laurent, Freddy, Eric, Renaud, Jean Louis, Marc Keymeulen, Patrice, Alain et Pietro feront le 90KM.

Gérard ayant subit une panne d'oreiller accouplée à de beaux ronflements fera le 40KM seul de son côté.

J'oubliais, nous sommes accompagné d'un jeune nouveau qui vient voir comment cela se passe chez nous.  Je ne connais pas son nom mais je peux vous dire qu'il s'est aventuré sur le 90KM avec beaucoup de mérite. J'espère qu'il est bien rentré et que nous aurons l'occasion de le revoir. Message à son attention : c'est en forgeant que l'on devient forgeron !

Dès le départ l'allure est soutenue, nous sommes évidemment aidé et transporté par les très bonnes conditions météo.

A hauteur de Essene nous rattrapons Daniel et Dan partis 10 minutes avant.

A hauteur d'Affligem soit le 1er contrôle, Philippe qui bifurquera sur le 65KM me signale que la moyenne actuelle est de 29KM/H.

Certains battent de l'aile et déjà je constate que ce ne sera pas le jour d'Eric qui manifestement évite de prendre des relais pour s'épargner, Alain imitant Yvette Horner sur le " Tour "  fait de l'accordéon.

Une fois Meldert, je décide de prendre les choses en mains, histoire de transformer cette sortie en un bel entraînement.

Seul Jean Louis prend des relais : les autres flânent.

Enfin Renaud fait sa part de travail, je lui explique qu'il ne faut pas tout donner mais que rouler à un bon train s'impose.

Du côté de Merchtem Eric qui ne sait plus " Treker " et le " nouveau " sont lâchés.

Un peu plus tard c'est Freddy et Jean Louis qui paient l'addition des efforts.

Nous sommes maintenant à 3 à savoir Renaud, Laurent et moi.

Laurent qui déménage dès la semaine prochaine pour s'exiler en province est particulièrement en forme et nous accompagnera jusqu'au bout.

Résultat de notre sortie = 88,66KM à la moyenne de 31,5KM/H.

Il n'y a eût à aucun moment des accélérations subites mais bien un tempo constant gage selon moi d'une bien meilleure gestion de l'effort.

En résumé le fléchage est tout à fait satisfaisant, il faudra juste s'adapter à 2 types de flèches différentes. Il suffira de le signaler au départ !

Un grand merci à Guy Godfrind qui s'est occupé seul de ce travail et je peux vous dire en connaissance de cause que c'est un travail harassant.....j'espère qu'il y aura beaucoup de participants pour honorer son travail.

J'espère vous voir nombreux sur les parcours de notre brevet.

 

 


 

 

Samedi 23/05/2009 : Comme un air de vacances

Par Christophe Van Schepdaele
 
La dernière fois que j'ai eu l'occasion de faire un 400 ( en un jour ) c'était lors de la fameuse année de Paris-Brets-Paris il y a deux ans avec entre autre mes potes Pietro et Alain.

Je me suis souvenu que ce qui était brutal dans ce type de longue distance, c'était l'heure de réveil. Me suis levé ce samedi à 01h30, l'heure à laquelle mes parents sont allés tout simplement se coucher. Il n'y pas si longtemps, je rentrais quand mes parents se...levaient. C'était sympa! Je m'apprêtais et avant de plonger dans ma bagnole tout le monde ronflait dans la baraque...
 
Le départ de ce magnifique BRM est donné à 04h00 à Kain qui se trouve pas très loin de Warchin; lieu de départ des 200 et 300. Nous sommes accueillis dans la résidence de l'organisateur du BRM. Le vélo est équipé version P-B-P avec lampe frontale et au guidon pour être suffisamment visible par les automobilistes. Je croise notre Pékinois André Vaneeckoudt qui revient tout doucement en grande forme. Nous serons au total 21 participants ce qui est beaucoup pour un 400.
 
Un des randonneurs me demande. Ah, alors! Où sont Pietro et ses fidèles lieutenants 
Mais alors la question qui revient de temps en temps d'un des cyclos c'est: mais surtout où est Pietro? Je les rassure en leur disant qu'il s'est reconverti dans le 7ème art momentanément après son boulot. Réalisateur mais surtout acteur de film...euuuuh comment dit-on encore? HOT HOT HOT et que son retour se ferra bientôt en fanfare avec le reste des Brmiste du club.

C'est avec joie que je retrouve aussi les cyclos avec qui j'avais fait les 200 et 300.
Il y a quelques grands spèchialistes de la longue distance tels que Robert Luycks, Geert Lammens, Kristof ( pas moi, un autre ) et d'autres gars super sympas avec qui je roulerai toute la journée. Nous formerons un groupe de 8 cyclos.
 
Nous nous en allons bien évidement sur les vélos dont certains éclairés comme la Tour Eiffel histoire de se rassuré et d'être vu de loin voire de très très loin...peut-être même de Paris.
J'ai eu l'occasion de discuter avec notre ami André pendant 10 min et puis...hop plus d'André. Il a suffi d'une accélération et l'envie de prendre les roues était tel que je me sentais attiré comme un aimant. Ce sera la première échappée matinale d'un groupe formé de 6 cyclos mené tambour battant par Edouard Christ ( que Pietro connait bien ) mais qui devra abandonner au km 86 à Coulsore suites à de trop fortes douleurs à la nuque et à l'épaule. Nous assisterons à un magnifique levé de soleil et surtout à une journée qui s'annonce ensoleillée et chaude.
 
Nous arrivons au premier contrôle km 86 peu avant 07h00 et bien évidemment tout est encore fermé. Nous attendrons l'ouverture de la boulangerie pour nous ravitailler. Nous repartons une p'tite demi-heure plus tard et passons  par de jolis patelins de la région du Nord ( 59 ) tels que Hestrud, Eppe Sauvage, Moustier en Fagne, Aubenton,  et rallierons  au prix de gros efforts dus au parcours fort vallonné le deuxième contrôle au km 165 à Signy-l'Abbaye qui est situé dans le département ( 08 ) des Ardennes dans cette superbe région de la Champagne-Ardenne.
 
Il commence à faire chaud. J'enlève une couche et je mange comme d'hab. lors des longues distances sandwiches jambon salé et saucisses sèches ( qui cette  fois sont sèches - et ne pendouille plus la veille au soir dans la garde-robe comme dans un hôtel en Archèche - n'est pas les gars !). On se rafraîchi à la terrasse d'une taverne et jetons un  coup d'oeil à la feuille de route.
 
On remonte sur les vélos et traversons  de très jolis villages où vestiges et monuments ainsi que les églises fortifiées du 15è-17è siècle sont légions dans le coin. On passe par Draize, La Romagne, Montloué pour rejoindre le troisième contrôle  au km 205 à Montcornet qui est un département de l'Aisne ( 02 ) dans la région de la Picardie. Je prends régulièrement des relais avec Kristof mais ce parcours vallonné avec souvent du vent de face ne facilite pas la chose. D'ailleurs le décor me faisait régulièrement penser à Paris-Brest-Paris.
 
Il fait de plus en plus chaud et le groupe roule toujours à une allure aussi soutenue. D'ailleurs Robert me dira même à la fin du BRM qu'il n'aura jamais roulé si vite sur un 400. Je tiens à te félicité Robert car pour tes 62 balais, fieu, tu as tout de même une condition physique de rêve. 
 
On se dirige un peu plus à l'Est de la Picardie Autremencours, Assis-sur-serre pour aller vers le quatrième contrôle à Danizy au km 261. Un village complètement déserté et nous nous ravitaillerons dans un bar tabac pour y reprendre par la suite une série de route de campagne et de départementale qui sont toujours aussi vallonnée. Nous passerons même à à peine 12km de Laon. Ville arrivée de la 1ère de notre merveilleuse aventure Bxl-Nice de l' année passée. Ce qui n' est pas toujours évident dans un 400 ce sont les distances qu' il y a entre chaques contrôles ( en moyenne 80-90 km) mais on s' y fait.

Tout se passe très bien au sein du groupe mais la fatigue se fait ressentir chez certains d'entre ns et bien évidemment je n'y échappe pas non plus. Nous passons par Ribemont  puis par Bohain-en-Vermandois ( km 290 ) où je connais une  p'tite baisse de régime de 30 à 40 borne mais le groupe reste toujours soudé et c'est avec soulagement qu'on se ressource à Bouchain km 344, le dernier contrôle de la journée.
 
Le reste du parcours sera une alternance de plats et de faux plats descendant ce qui est particulièrement agréable pour une fin de journée. Le p'tit groupe se divisera en deux car certains préfèrent terminer un peu plus molo car les efforts de la journée auront été, il est vrai, assez soutenu! Nous roulerons à 3 et termineront à 20h45  (parmi les premiers)  avec une moyenne de...28,8km/h pour un dénivelé de 2600 mètres. Le tout accompli en 16h45.

Un tout grand merci aux organisateurs pour le tracé de ce magnifique BRM  et de l'accueil que nous avons reçu.
 
Place bientôt pour moi au premier grand RDV de la saison à savoir Milan-Sanremo. Je n'ai pas la prétention de dire que ce 400 ne constituait pas pour moi un objectif car s'en était réellement un, mais à La Primavera, il y a tout simplement une ambiance, des sensations et des émotions qui sont tout simplement.... incomparables!
Plus que 14 jours! Je décompte, je décompte, je décompte....

A bientôt pour d'autres  aventures
 
Et le mot de la fin....
 
ALLEZ LES MAUVES!!!
 

 

 

 

 


 

Samedi 23/05/2009 : En route vers Saint-Hubert

Par Alain Darville

Pendant que Christophe et André faisaient leur 400 à Tournai (et que les autres se doraient au soleil), Guy, Patrice et moi sommes partis à Andenne faire le Brevet Cyclo-Côteur Andenne-Saint-Hubert.

C'était pendant 4 ans le BAR (Brevet Andennais du Randonneur), mais comme maintenant le vrai BAR (Brevet Ardennais du Randonneur) a ressuscité, l'abréviation ne peut plus être utilisée.

Guy voulait faire le grand parcours, mais son dos lui a dit que ce serait peut-être un peu trop. Il va se limiter au 167 km. Et ceci est un moment historique (comme me l'a dit Guy) : « C'est la première fois an 40 ans que je ne fais pas le grand parcours ». Mais ce n'est que partie remise, à 66 ans c'est encore un jeunot comparé à ces copains septuagénaires qui en font encore beaucoup plus.

Je m'élance donc seul (je reprends mes habitudes d'avant club) sur le 197 km. Guy veut rouler à son aise et me laisse filer en me donnant un ¼ d'heure d'avance. Le but (non dit) est de récupérer Guy avant la fin du trajet.

Patrice me voit partir en arrivant en voiture, mais moi je ne le vois pas. L'heure c'est l'heure, après l'heure c'est trop tard. Mais de toutes façon, Patrice voulait faire le 120 km.

Je roule tranquille en essayant de gérer mon effort (je ne suis pas Christophe qui peut se permettre de foncer pendant 200 km et plus). Je m'intègre dans un petit peloton d'une dizaine de cyclos qui roulent un peu plus vite. Je vois donc que certains clubs sont encore capables d'envoyer une dizaine de cylcos sur un brevet en Ardennes et rouler ensemble, mais je suppose que cela doit être une exception.

Nous passons par Natoye, Ciney, Ychippe et Chevetogne. Les différentes distances s'imbriquent, ce qui veut dire que je ne sais jamais si les cyclos que je vois font la grande distance ou une plus petite.

Après le premier contrôle, je rattrape un ancien Paris-Brestiste (et copain de Guy), avec qui je papote un peu, cela fait passer le temps et comme il ne roule pas très vite, je récupère un peu.

Nous passons par Villers-Sur-Lesse, Rochefort, Han sur Lesse.

Mais ensuite c'est la longue montée vers Saint-Hubert et on arrive à plus de 500 mètres d'altitude (+ de 300 de dénivelé pris d'un coup). C'est une très belle région de forêts, ce qui contraste avec les 70 premiers kilomètres.

Le 2ème ravitaillement est au Fourneau Saint-Michel qui est un superbe lieu touristique de la région (pas assez connu), avec un village-musée agricole du début du XXème siècle reconstitué et un excellent restaurant installé dans une ancienne grange..

Et ensuite c'est une très longue descente, où les 70km/h sont atteints sans problème.

Le circuit passe par Nassogne, On, Humain (le nom des villages est parfois aussi bizarre qu'en France), et Buissonville. C'est le 3ème contrôle et qui vois-je ? Guy. Au kilomètre 150, je lui ai repris 30 bornes sans trop forcer. Je suppose qu'il a bavardé à chaque contrôle ou qu'il a pris un bain de soleil, puisque c'est la première belle et chaude journée de l'année. Nous rentrons ensemble et moi je suis content d'avoir un compagnon et de ne plus rouler trop vite. Je suis cuit (tout rouge, malgré la crème solaire), mais un peu cuit aussi à cause de la chaleur qui est venue tout d'un coup (+ de 30°).

Mais je suis content, j'ai fait un vrai Cyclo-Côteur (+ de 2800 mètres de dénivelé), c'est dur, bien plus dur que faire un BRM 200 km même à la vitesse de Christophe.


Remarques de Patrice :

Je suis arrivé vers 8h05 ou 10 et en allant vers le parking j'ai croisé Alain sur son fier destrier (et moi dans mon cheval -125- d'acier).

J'ai parcouru les 120 kilomètres (127, d'abord c'était un peu plus long que prévu et je me suis trompé (mais avec d'autres, comme quoi ! ! )).

Les ravitaillements étaient encore super.  C'est une spécialité de la région ?

J'ai eu dur dans les côtes mais, comme Alain l'a décrit, je monte à mon aise.  Bon temps, pas trop de vent, une petit rafraîchissement ne fait pas de tort.  Les montées nous offrent ensuite de belles descentes, j'ai atteint le 60 dans la descente de Buissonville.  Je croyais avoir là mon maximum  mais que neni, dans la dernière partie, mais je ne sais plus où, j'ai atteint 64 kilomètres heure.

A un moment, avec d'autres, on a hésité,  et on n'a pas vu Buresse, mais on était sur le bon chemin.

Je suis arrivé vers 14h45 et suis resté jusqu'à 15h15 environ mais n'ai vu personne du club à part Alain le matin.

Vous aurez remarqué le jeu de mot sur les plaques d'annonce des villages  SCY  Hamois ! ! !   Désopilant.

Il faudra que je lise l'itinéraire et sa légende convenablement.  Je viens de m'apercevoir que les chiffres reprenaient le dénivelé cumulé.  Je croyais qu'il s'agissait des longueurs des côtes.  

Résultats: 127.32 km  5h  49min  25 sec  moyenne 21.86 km/h  max 64.0  avec mon vélo optimalp (qui a maintenant 4.042 kilomètres).


                                        _____________________________________

Le tracé GPS du 197 km:
http://www.gpsies.com/map.do?fileId=tqgakytohywjmaze


 

Dimanche 17/05/2009 : Dans la boue et la flotte.
Par Alain Darville

Pietro, Renaud, Eric et Christophe voulaient faire le 140 km de Hoeilaart. C’est pourquoi le départ avait été fixé à 8h. Comme j’étais un peu fatigué de mes 167 km de la veille, je voulais faire le 90 à mon aise en arrivant relax après 8h. Et qui vois-je, Pietro, Renaud, Christophe, Stéphane, Daniel mais pas Eric. Eric qui n’en rate pas une, était resté coincé dans son ascenseur et il était attendu avec beaucoup de patience.

Mais il avait plu toute la nuit, les vannes célestes s’étant une fois de plus déversée sur la Belgique. Du coup, peu de monde ce matin. Il faisait dégueulasse, les vélos vont encore une fois trinquer.

Eric arrive enfin et tout le monde part sur le 90. Tranquille mais pas longtemps. Eric et Christophe se font un plaisir d’accélérer le tempo. Stéphane ne met pas longtemps à décrocher et moi je joue au yo-yo. Je me fais larguer dans les montées, je reviens dans les descentes, mais pas pour longtemps et les 4 as sont partis. Je me mets dans un petit groupe jusqu’au 1er ravitaillement où je les retrouve. Mais à peine le départ effectué, ils sont repartis de plus belle. Je continue et je finis seul le parcours. J’ai l’impression de ne pas avoir roulé vite et je termine loin derrière à du 27,5 de moyenne. Le vent n’a jamais été favorable, et c’est tout crotté que nous nous sommes retrouvé dans l’ancienne gare de Hoeilaart pour boire un verre en compagnie des rare cyclos qui avaient pris le départ de matin.

Marc est venu aussi faire le 55 km, mais nous ne nous sommes pas vus. Freddy aussi est venu, mais à l'heure où les autres rentraient.

Commentaires de Stéphanes:

En ce qui me concerne, j'ai collectionné les petits soucis techniques aujourd'hui. Après mon patin de frein bloqué qui frottait sur ma jante en permanence, j'ai eu quelques soucis avec ma chaîne qui n'arrêtait pas de sauter (Vivement le nouveau vélo). Pour corser le tout, je sentais mon pneu arrière se dégonfler petit à petit. Problème : je n'avais changé une roue arrière qu'une seule fois, et cela s'était soldé par une chaîne complètement emmêlée. J'ai donc décidé de poursuivre quelque peu comme cela, en espérant que cela ne se dégonfle pas trop, mais en optant pour une distance plus raisonnable en cas de souci. (55km). Pas de chance pour moi, à 10km de l'arrivée, il était tout à fait à plat. Je me suis donc résigné à tenter à nouveau l'expérience du changement de pneu mais, à ce moment, Daniel est arrivé à ma hauteur et m'a aidé à changer ma chambre à air (un énorme merci à lui, maintenant, je sais changer une roue arrière !!!:). J'ai donc terminé le brevet avec lui.

A 1km de l'arrivée, nous avons croisé un cycliste qui semblait commencer le brevet. Ce cycliste très motivé n'était autre que ... Freddy. Par contre, je ne sais vraiment pas quelle distance il s'apprêtait à faire.

 


 

Samedi 16/05/2009 : BRM 300 à Merelbeke
Par André Vaneeckhout

« L'ancien » a décidé de rouler un BRM300 officiel ce samedi.

Départ de Bruxelles vers 4h45, bien m'en a pris, la sortie Merelbeke est fermée suite à des travaux et me voici lancé dans une déviation. Je tourne en rond pendant ¼ h; peu de monde dans les rues à cette heure... ah oui ...voici un écossais ..... non il parle flamand mais il porte un kilt et a manifestement vécu une nuit bien arrosée. Il n'empêche ce brave gars m'indique la direction pour Merelbeke-station où a lieu le départ. Cinq minutes plus tard j'y suis, quelques cyclos m'ont devancé; André Lefebure me demande pourquoi je suis seul du club « Où sont les autres ? Ils ne roulent plus les BRM ? » Réponse : « Quand le Président est absent, les troupes sont moins motivées »

Accueil à noter : café et tarte gratis

Départ à 6h02. L'itinéraire doit d'abord nous mener à Bavay en suivant l'ancienne voie romaine; cela implique un pilotage difficile; je roule donc avec le groupe, surtout avec ce vent de face. Après 25 km, dès les premières bosses, je dois jeter l'éponge. Tant pis je continuerai seul. A une ou deux reprises je perds l'itinéraire mais le retrouve à chaque fois; une crevaison à l'arrière me fait perdre un peu plus de temps. J'atteins Bavay à 11h45 avec 103 k au compteur (99 prévus). Je repars toujours via de petites routes, nouvelle erreur de parcours puis quelques kilomètres sans bosses et vent de côté. Le contrôle à mi-parcours est prévu aux « Sources de l'Escaut » à Mont Saint Martin. Le Quesnoy, Solesmes, Caudry ..... monter, descendre, monter, descendre ..... les bosses ne sont pas très raides mais le vent rend la progression difficile. J'atteins le contrôle à 16 h 00, 171 km au compteur (160 prévus). Après avoir avalé un croque-monsieur agrémenté d'un café offert par le patron, je reprends la route ... ouf c'est mieux avec le vent dans le dos! Mais la fatigue de l'aller est présente et , pas question d'y aller à fond, la route est encore longue. Une crevaison à l'avant me retarde un peu plus. Dernier contrôle à Mainvault « Au blanc pignon » une patronne aussi agréable que ses rondeurs (une vraie femme quoi avec ce qu'il faut là où il faut!). Il est 21h30, le compteur indique 271 km (261 prévus); je me restaure, la charmante dame remplit mes bidons, c'est parti mais la nuit est tombée et pour trouver la route c'est coton. Je dois abandonner l'idée, trouver ces petites rues dans le noir, mission impossible! Je sors ma carte et décide de joindre les patelins mentionnés sur l'itinéraire en suivant des routes plus importantes. A plusieurs reprises, je m'arrête pour contrôler ma route. Le temps passe, les kilomètres s'ajoutent ....j'avance de moins en moins vite, dans l'obscurité je suis prudent, je regarde où je passe pour éviter une nouvelle crevaison. Merelbeke 5 km OUF!

Pas si vite, il faut encore retrouver la gare. Les indications d'un couple qui sort d'un café me remettent dans la bonne direction. J'atteins enfin mon but. Il est 01h30 (17/05), le compteur indique 340 km!! Un bon entraînement pour le 400. Démontage du vélo et retour à Bruxelles; A 3 h00 je me mets au lit.

OUF !

 


 

Samedi 16/05/2009 : Vers les Fagnes
Par Alain Darville

Naïf comme je suis, je pensais que vers les Fagnes cela voulait dire un brevet vers Spa, La Roche, Malmedy ou autre ville du coin. Mais non, demi-tour, ce sont les Fagnes de Chimay. Direction Mariembourg.

Le départ est à Vedrin (et pas Verdin comme annoncé). C'est la 2ème fois en trois semaines que nous y allons Fabien et moi. Cette fois-ci c'est le club local qui organise. Guy est là aussi. Nous partons donc à trois pour faire le 157 km avec un dénivelé de 1616 mètres. Patrice est venu aussi, mais un peu tard, nous l'avons raté.

Le début du parcours est presque le même que celui d'il y a trois semaines. Nous y allons relax à trois jusqu'à ce que la Sambre soit passée. Après cela commence à monter et Fabien décolle. Il va squatter un groupe de Flamands avec qui il fera de long relais. Avec ça, moi je suis de nouveau en chasse patate. Guy est largué et on ne le reverra plus.

J'espère que Fabien attendra à l'Abbaye de Maredsous, une Maredsous à la main. Mais non il est parti avec ses nouveaux copains. Je continue donc seul, je commence à avoir l'habitude. Le vent est de face et assez fort (voir très fort). J'avance sans forcer et c'est à du 23,5 de moyenne que j'arrive à Mariembourg (au 2ème ravitaillement) après être passé devant le musée du Chemin de fer. Musée où stationnait une superbe locomotive à vapeur BR 50 de la Deutsche Budesbahn (c'est une loco pour trains de marchandises).

Et puis c'est le retour avec le vent dans le dos. Quelle différence. Je suis resté presque tout le temps sur le grand plateau flirtant souvent avec le 40, les côtes étant avalées à du 25-30 km/h. Beaucoup de ceux qui m'avaient dépassé à l'aller sont redépassés. Mais le grand plateau, ça use un peu plus que la moulinette, c'est gai, mais bon, à la longue, ça épuise.

Pas loin de l'arrivée, après avoir dépassé un cyclo qui s'est ensuite accroché, dans une longue descente, j'ai du raté une flèche. Comme c'était une grand-route, je m'en suis aperçu bien trop tard pour faire demi-tour et je me suis perdu. J'ai retrouvé le chemin du matin, mais suivre une trace en sens inverse, c'est pas évident. Entre-temps après avoir assisté à un tournoi de pétanque, j'ai vu une flèche « Namur ». Ouf, entre Namur et moi, il doit y avoir Vedrin.

C'est gagné, mais Vedrin, c'est fort étendu et pour s'y retrouver, c'est direction l'église. Et c'est face au local d'arrivée que je me suis retrouvé en demandant à un cyclo où était l'arrivée. Je devais être un peu fatigué après mes 167 km, mes 1900 mètres de dénivelé et mes 6h24' de vélo. Fabien était là avec une immense baguette de pain français et une bonne Chimay pour moi. Cela fait du bien. Guy n'était pas encore arrivé quand nous sommes partis.

Commentaire de Patrice:

J'hésitais entre le 85 et le 112 et j'ai payé pour le 112.

J'y étais vers 8h10 / 15 et j'ai probablement démarré vers 8h30 (je n'ai pas regardé l'heure au départ).

J'ai bien entendu souffert dans les côtes mais dans l'ensemble cela s'est bien passé.  Premier ravitaillement Maredsous à environ 40 km (sans fromage ! ! de l'abbaye ?? ). Super les ravitaillements (pain d'épice, gaufres, chocolat, cake, boissons eau, eau avec menthol et autre, ...).  Excellent.  S'il y a un prix, le ravitaillement d'or, ils le méritent.  Je comprends maintenant pourquoi Alain va si souvent à Vedrin. (C'est bien VEDRIN).

Second ravitaillement à Mettet annoncé à 71 km mais à plus de 74 km selon mon compteur.  Super aussi.

Troisième partie du parcours.  Fatigue, relâchement, je ne sais toujours est-il que je me suis perdu.  Et quand tu es perdu des panneaux y en a pas. Vedrin n'existe pas.  J'ai demandé plusieurs fois (pas toujours facile certaines personnes ne connaissent pas non plus très bien leur région).  Je suis donc arrivé à Vedrin avec 140 km au compteur.

Sur ma carte 112 km.

Autre commentaire : qu'est-ce que c'est que ces descentes ou le vélo freine ! ! !  Tellement il y avait du vent, dans certaines descentes j'ai dû pédaler sinon la vitesse diminuait 25, 22, 20, 18 ! ! ! Purée çà freine en descente ! !

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Le tracé GPS de Fabien:
http://www.gpsies.com/map.do?fileId=xrnpiwkxfbvzpngi

 





Dimanche 10/05/2009 Le brevet de la Fête des Mère

Par Alain Darville

C'est la fête des mères, vive les Mamans. C'est donc le « Brevet de la Fête des Mères » organisé par le club de Het Eiland à Ruisbroek. Les Dames ont reçu une rose, c'est une attention sympathique. Ornella et Isabelle sont présentes et nous sommes finalement 18 au départ. Pas mal...

Mais bon, il fallait quand même rouler. Au grand désespoir d'Eric, nous allons faire le 90 km. Et c'est de nouveau une discussion sur l'heure du départ, en sachant que partir à 8h30 pour faire 120 km, c'est un peu tard à moins de rouler à du 40 km/h. Déjà 8h c'est limite, alors...

Christophe est là en grande forme, même pas fatigué par son BRM 300 km de Tournai effectué la veille à du 29 km/h de moyenne. Christophe est prêt pour son Milan - San-Remo, j'espère qu'il battra les Italiens (et les autres aussi, mais comme ce sont les Italiens qui sont généralement les plus forts...).

J'avais décidé de rouler relax puisque mon genou donne des signes de fatigue. Bizarrement pendant 10 km tout le monde me suit, jusqu'à l'approche d'une montée où ce sera invariablement le même manège : Christophe accélère, suivi de Pietro, Renaud et Eric. Les autres n'ont plus que leurs yeux pour pleurer. Je reste donc seul, puisque je ne veux pas forcer. Je me résigne à faire seul les 80 restant quand tout le groupe me repasse à plein régime dans une ligne droite. Je suppose qu'ils se sont trompés.

Comme la vitesse du groupe est sans doute excessive pour beaucoup, celui-ci commence à égrainer les cyclos.

Toujours en roulant calmement je repasse donc Patrice (qui veut faire 120 km, bon courage), Rufino (qu'on voit très rarement) et Michel dont le pulsomètre n'arrête pas de donner des alarmes. Puis je rejoins Jos et Stéphane avec qui je vais rouler quelques kilomètres. Mais le groupe TGV a crevé et nous les passons puisque de toute façon ils reviendront.

Dans une montée un groupe de Zellik nous dépasse à toute vitesse. Le dernier du groupe se plaint de la vitesse excessive de celui-ci. Cela me fait penser à l'Aurore et Gérard, il y a quelques temps. Maintenant, les traînards se sont résignés. Et nous restons avec ce groupe qui n'ose plus trop avancer.

Et le groupe TGV nous repasse. Pietro est resté avec Charlie qui essaye son nouveau vélo. Comme le parcours n'est pas trop vallonné il n'aura pas de problème avec son 39x21

Au seul contrôle c'est le regroupement général. Comme le genou ne fait toujours pas mal, je vais un peu forcer l'allure pour le tester et je roule donc avec les vedettes jusqu'à ce qu'une côte un peu plus forte arrive, et le même cinéma recommence. Je continue donc avec Jean-Louis jusqu'à la fin. Freddy ne suit plus. Les autres sont encore plus loin et/ou personne ne sait où ils sont. Patrice, où es-tu ?

Et le mot de la fin revient à Freddy : « Je n'ai jamais roulé aussi vite : 31 km/h de moyenne et j'arrive le dernier... ». Cela veut tout dire sur la forme actuelle des cyclos du club.

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Le profil du parcours des 90 km (+- 560m de dénivelé):

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Samedi 02/05/2009 : Impressions d'un néophyte.

Par Patrice Martin

Impressions du 300.  Comme je le disais à Pietro :  je sais qu'un trois cent n'est "qu'un"  deux cent "et demi" mais coment s'y préparer ?

Nous sommes partis plein d'entrain sûr que le temps allait s'améliorer dans l'après-midi.  Comme j'ai toujours peur d'avoir froid, et que cela permet à mon casque de ne pas trop se mouvoir sur ma tête, j'ai mis une cagoule. 

Bien protégé dans le groupe, il n'y a pas de problème si ce n'est, comme d'habitude, qu'à la moindre montée votre playmobil est le dernier et cette fois ci, il n'y avait vraiment plus personne derrière.  Les autres attendront un peu plus loin soit ensemble, soit que l'un deux  se sacrifiera pour ne pas perdre playmobil. 

C'est ainsi que la journée sera ponctuée d'attentes de voir Patrice rejoindre le groupe.  Combien de fois ?  Je ne sais pas comptez les côtes et vous saurez combien de fois j'ai été attendu.  Toute la journée deux anges gardiens se relaieront pour m'attendre ou me protéger du vent.  Qui sont-ils ?  Ils s'appellent Alain et Christophe.  Si je suis arrivé au bout c'est bien grâce à eux et c'est probablement ce que l'on appelle "l'esprit d'équipe". 

En ce qui concerne les paysages et le parcours en France, en fait de paysage, j'ai eu la plupart du temps le derrière d'un ou des deux de mes anges gardiens.  Alors comme paysage, il y a mieux.  Comme protection, par contre, il n'y a pas mieux. 

J'avais pris quelques ravitaillements dans mon sac à dos qui a encore suscité quelques commentaires.  Mais obnubilé par les remarques de Pietro, avant le deux cent, et encore dans ses conseils par mail pour ce trois cent, j'avais surtout, trop apparemment, insisté sur la boisson.  Quatre gourdes des 700 ml d'eau mélangée avec de l'isotar en poudre, un bouteille d'isostar de 500 ml et un litre d'eau (plus un pneu de rechange, quatre chambres à air, un pack de cinq bonbonnes d'air comprimé, une trousse à outils, un essuie, un veste  de rechange, une cagoule et une paire de gants de rechange, 250 grammes de dattes, ..).

Du beau temps prévu, à part un rayon de soleil à Marly-Gomont (et pas Gaumont, comme je l'avais d'abord indiqué erronément à Christophe, cela n'a rien à voir avec le cinéma Gaumont) il n'y a rien eu.  Alain, lui a fait un strip et a exhibé ses gambettes.  C'est là que j'ai remarqué que j'avais un ange gardien épilé (Christophe) et un ange gardien "à poils" (Alain).  Mais cette différence n'a pas d'influence sur leur efficacité. 

A un peu plus de 200 kilomètres au compteur, je ne vois pas mon canal et je ne reconnais pas Bruxelles ! ! !  Ah oui, merde, c'est un trois cent et on n'est qu'à Solre-Le-Chateau.  Purée, "on est pas rendu" comme ils disent au Québec.  

Alain s'inquiète de ne pas me voir manger alors qu'il reste encore 100 bornes à parcourir.  Mes dattes ont en effet été ingurgitées en deux fois.  Il me propose une de ses tartines, je refuse, il insiste et j'accepte.  Il me signale que personne ne pourra me porter sur son dos pour le retour, comme quoi la solidarité a quand même des limites ;)).  Il m'offrira aussi une gaufre que je m'empresse de manger.  Il me proposera encore à deux reprises d'acheter quelque chose dans une boucherie ou un magasin mais je lui dis que je le ferai "au pont levis".  Il doit penser "pourvu qu'il tienne jusque là".  Ai-je donc l'air si mal en point ?  Comme à plusieurs reprises au long de la journée, on me demandera si cela va.  Et invariablement je répondrai, çà va, tant qu'il n'y a pas de montée.  

Comme je suis vraiment très lent (j'espère ne pas avoir gâché le plaisir des membres du groupe, j'avais l'impression d'être Benoît 16 qui prêchait l'abstinence à tous ces cyclistes qui avaient tous envie d'envoyer la purée, heu je veux dire de mettre la gomme). 

Les autres s'en sont allés et Alain s'est sacrifié pour m'attendre et ne pas perdre playmobil.  Nous avons finalement rejoint "le pont Levis" où je suis allé me ravitailler à la boulangerie du coin.  Un bon carré "confiture d'abricot" et une tartelette au riz.  Cela a semblé rassurer Alain.  J'avais déjà rempli deux gourdres d'eau à Solre-Le-Chateau pour lester mon sac qui commençait à se faire léger ;)).

Merci encore à mes deux anges gardiens sans lesquels je n'y serait pas arrivé, à la patience de tout le groupe qui a du attendre playmobil à chaque montée.

Qu'avons-nous donc appris cette fois.  Qu'il faut prendre une boîte à tartine et manger à chaque arrêt.  Bon sang, on me fait des remarques sur le poids de mon sac et il faut encore prendre tout un picnic.  C'est cher une remorque pour vélo ?

Bilan physique, autant le 200 (et c'est pas pour me vanter que je dis cela) ne m'avait laissé pratiquement aucune séquelle, ici, le lendemain je sens quelques douleurs musculaires - mollets - et un peu mal aux genoux.  Mon postérieur est aussi atteint, je devrai donc probablement me limiter aux 200 kilomètres qui ne m'avaient laissé aucune séquelle.

 

 

 


 

Samedi 02/05/2009 : Le BRM 300 de l'Aurore.
Par Alain Darville


Le BRM 300 km du club, est pour moi un jour à ne pas rater. Cela permet de garder un peu d'endurance pour un jour peut-être s'y remettre plus sérieusement. En plus comme le parcours est connu cela supprime le stress de se perdre, stress que n'ont plus les BRMistes confirmés qui s'amusent même en cherchant leur chemin.

L'année passée, nous étions quatre au départ, comme cette année un autre BRM 300 a eu lieu la veille à Herentals et en plus, c'était aussi Mons-Chimay-Mons, peut-être le record sera-t-il battu. Et bien non, nous serons 6 à faire ce BRM. Trois Brmistes (dont Robert Luyckx) qui profitaient de ce 2x300 pour faire un 600. Et trois du club, Patrice (dont c'était le premier 300), Christophe et moi. Pietro, Laurent et Gérard vont nous accompagner pendant 100 kilomètres et feront ainsi le 200 du club.

Il est 6h30, il fait beaucoup moins beau que prévu, nous démarrons dans la brume à 8° degré.

Au premier contrôle de Braquegnies, Robert et son copain flamand ne s'arrêtent pas. 50 kilomètre c'est trop court, ils iront directement jusque Solre-Le-Château.

Solre-Le-Château où nous dirons adieu à Pietro et Cie. Nous continuons à 6, Robert voulant à tout prix suivre le plan de route officiel et non la trace GPS qui faisait un petit raccourci.

Patrice suit toujours, mais a un peu de peine à suivre dans les côtes un peu trop fortes.

A Marly-Gomont le soleil fait enfin timidement son apparition. Il fait enfin plus chaud, et on pourra enlever une couche. En vue d'arriver à Solre-Le-Château le petit groupe continue et n'attend plus le retardataire. Pour éviter de perdre Patrice à tout jamais, je l'attends et nous continuons à deux. Ce que je ferai encore entre Solre-Le-Château et Bracquegnies.

Et maintenant il faut écrire un peu sur le cas Patrice :

Patrice est un gars extrêmement courageux. Il est venu faire le 300 sans trop savoir ce qui l'attendait. D'autres ne sont pas venus. Je me rend compte que pour beaucoup, passer la barre des 200 requière beaucoup de volonté et certains font un blocage. Certains ont peur de se blesser. C'est sans doute vrai, la peur d'avoir une tendinite, de ne pas y arriver ou d'avoir des problèmes au derrière. Faire un 300 cela s'apprend et au début il ne faut jamais se décourager. Plus on fait de longues distances plus cela devient facile. D'autres ont peur de s'embêter, mais plus on est nombreux plus le temps passe vite.

Mais Patrice a un problème, c'est qu'il s'handicape fortement lui-même pour faire les longues distances :

o Il trimbale un sac à dos qui ressemble à une valise et qui pèse une demi-tonne. La devise du cycliste, s'alléger pour mieux grimper doit encore lui être enseignée.

o Il prend une quantité astronomique de boisson alors que l'eau est potable en France aussi.

o Il s'habille comme s'il allait affronter l'hiver sibérien alors que la température est montée à 19°.

o Il ne prend presque rien à manger alors qu'un 300 fait dépenser pas loin de 6000 calories.

o Il a toujours des calles pieds à lanière de l'époque des pionniers. Les clips permettent de mettre plus de force dans le pédalage, surtout dans les côtes.

Le jour où il aura amélioré ne fût-ce que ces 5 points, il roulera déjà beaucoup mieux.

Mais malgré tout cela, il est là, il avance, il est toujours souriant et ne se plaint jamais.

La dernière étape se fait comme les autres, sans problème. Nous avançons au rythme de Patrice, Christophe accélère toujours dans chaque côte. Le retour le long du canal est toujours aussi long, surtout quand le vent n'est pas vraiment favorable.

Mais vers 20h15, nous y sommes. Nous avons mis 13h45 pour faire ce 300 en roulant à notre aise (je n'ai jamais mis le grand plateau, sauf les 10 derniers kilomètres mais uniquement parce que mes pignons arrières s'étaient devissés et que les petits commençaient à brinquebaler).

C'est un beau parcours, c'est dommage qu'il ait aussi peu de succès. Mais peut-être que pour attirer des participants il faut aussi aller se montrer dans les autres BRM. Ce que Christophe est le seul à faire pour l'instant.

 

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Le profil du parcours: 305 km (+- 1800 m de dénivelé)
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Le profil étape par étape:

Etape 1: Anderlecht - Bracquegnies - 52,6 km

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Etape 2: Bracquegnies - Solre-le-Château - 44,2 km

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Etape 3: Solre-le-Château - Marly-Gomont - 58,3 km
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Etape 4: Marly-Gomont - Solre-le-Château - 48,5 km

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Etape 5: Solre-le-Château - Bracquegnies - 43,3 km
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Etape 6: Bracquegnies - Anderlecht - 58,5 km
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Vendredi 01/05/2009 : Le 210 de Mons-Chimay-Mons
Par Fabien Moreau

6h30

« Debout ! les damnés de la terre »
Aujourd'hui, c'est 1er mai, jour de ... Mons-Chimay-Mons.  Voilà plusieurs années que je rêve de ce parcours. 

Je remets mon inscription pour le 205km entre les mains de ... Guy Godfrind !!  Le pauvre s'est coincé le dos en faisant des travaux de plomberie.  Il passera la journée le cul, non sur sa selle, mais sur la chaise des estampilleurs.

Pour faire le parcours en formule Audax (« Groupons nous et demain »),  le départ se donnait à 7h.. La flemme aidant, je ne prendrai le départ qu'à ... 8h50 !  Autant dire qu'à cette heure-là, je ne risque plus de croiser grand monde.  Si, des attardés explosés, des présomptueux échoués sur le parcours de 205 km sans préparation suffisante, ça j'en dépasserai par douzaines.  Parfois 2 fois ! ;-)

Mon parcours avait commencé en beauté : un crevaison au km 5,6.. le trou dans mon pneu collecté entre Pesaro et Fano n'était pas si petit que ça.  Une hernie a mis la chambre à vif et PAF ! « C'est l'éruption de la fin » !  Je répare à l'aide d'un morceau de la chambre à air. Ca tiendra jusqu'à la fin, malgré un revêtement routier parfois rustique.

Sur le parcours du 150km, beaucoup de monde quand même, mais on sent bien que les clubs sont déjà passés.  La première difficulté du jour est passée avec entrain et photo : la côte du camping entre Merbes le Château et Cousolre.  Oui ! Nous empruntons une portion de notre BRM.

Qu'est-ce qui me prend à la bifurcation ? je n'en sais rien : je pique sur le 200.

D'abord, je ne regrette pas mon choix : le parcours est fabuleux (vraiment !).  Tout le trajet entre Froidchapelle et Couvin gagne à être parcouru.  Pas une maison, pas une grand-route.  Juste cette route parfaite qui serpente de vallée en vallée.  Des forêts à perte de vue.  De temps en temps une ferme centenaire ou une scierie aux parfums envoûtants.

Couvin est contourné pour aller chercher le 2ème ravito perché en haut du Ry de Rome, au sommet du barrage du même nom.  J'arrive juste alors qu'ils remballent.  A partir de là, qu'est-ce que j'en ai bavé !!!  Tout seul ou presque, impossible de se cacher dans la moindre roue.  Le trajet remonte au Nord-Ouest avec un petit vent de face qui n'arrange pas les choses.

Ensuite, jusqu'à l'arrivée, je n'ai d'autre souvenir que cet air de circonstance, bienvenu pour écraser un 39x19 à 80trm dans ces interminables toboggans :

« Il n'est pas de sauveurs suprêmes :
Ni Dieu, ni césar, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun ! »

Je devine les sarcasmes de Guy qui me voit arriver défait.

Un œil sur mon gps me rassure : je boucle le parcours en 8h45, avec une moyenne en route de 26,55km/h.

Le dénivelé de ces 205km atteint quand même 2600m..

Bref, à refaire tous ensemble !

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Le tracé GPS de Fabien:http://www.gpsies.com/map.do?fileId=scvjjyxfalkjbwcg


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