15/07/2009

Sorties Mars 2009

Dimanche 29/03/2009 : Le Willy's 2ème
Par Alain Darville

Nous nous retrouvons donc Pietro et moi au même endroit que la veille (voir résumé précédent) pour refaire le 2ème Brussels Trophy du week-end. Il y a un peu plus de monde que le samedi même si c'est ne pas Rue Neuve (moins de 100 partants).

Nous sommes 12 de l'Aurore. Jos, Berto et Daniel qui se lèvent plus tôt que les poules pour faire le 60. Pietro, Charlie, Jean-Louis, Pierre, Christophe, Eric, Renaud, Gérard et moi pour faire la 100.

Les autres n'ont sans doute pas pu se lever à cause du changement d'heure. A l'image de Fabien qui oublie d'avancer ses montres, les autres dormaient encore en cauchemardant à la suite de la défaite cuisante de la Belgique (en Foot) ou bien ils rêvent qu'ils roulent à vélo pour se préparer au BRM 200 du club de samedi prochain.

Mais il faisait un peu moins mauvais que samedi, même si le vent du Nord était encore plus fort.

Christophe qui avait été faire le BRM 200 km d'Avelgem avec son amie Gerda était frais comme une rose. Et Pietro qui pensait que ce 200 était dur. En plus Christophe était de retour avec son vélo de course, aille aille les dégâts. Ce qui n'était pas le cas de Renaud, qui était en VTT puisque son vélo de course était en réparation (voir résume de Villance). Il doit avoir pris un abonnement à Alost et est sans aucun doute l'un de leurs meilleurs clients.

L'allure est modérée et son problème. Charlie toujours en indélicatesse avec les montées est attendu après chaque grosse côte. Par contre dès que ça monte beaucoup, les 3 jeunots du groupe (Eric, Christophe et Renaud), s'en donnent à cœur joie. Les démarrages de Renaud sont toujours aussi effrayants (voir un des nombreux résumés précédents). Son pneu arrière est toujours aussi violemment compressé et tordu à chaque accélération.

Sur une route en travaux, nous (je, puisque je mène) ratons une flèche? à un rond-point et nous ratons donc une des plus grosse côte du parcours (hé hé)... Pour moi ce n'est pas grave (au contraire) mais pour les 3 express j'imagine que ce doit être un drame.

Et le retour se fait vent de face. Charlie galère de plus en plus. Il n'a jamais le temps de se reposer, puisque chaque fois qu'on l'attend, on redémarre avant même qu'il ne soit arrivé à notre portée.

Je m'énerve un peu intérieurement, car après avoir ouvert la voie assez longtemps vent de face, avec la meute derrière moi, je me fais déposer proprement sur place dès que l'appel de la côte est détecté par les lascars. Je reste donc seul face au vent à rechercher mon second souffle pour me farcir la côte. Les autres sont loin devant. Mais je sais que c'est la dure loi du cyclisme.

La route en travaux (c'est la même que samedi) est contournée pour éviter le bain de boue. Ce qui fait qu'on récupère le kilométrage perdu à cause de la flèche ratée.

Pietro décide d'attendre et de rester avec Charlie. Naturellement faire cela c'est laisser libre cours aux instincts coursiers de nos 3 VGV (Vélo Grande Vitesse). Il fallait en plus que 4 autres cyclos passent par là et à la première côte, ils sont partis. Jean-Louis a bien essayé de reboucher le trou, mais rien à faire. Pierre, Gérard, Jean-Louis et moi, nous sommes donc rentrés en ordre dispersé. Les 100 kilomètres ne sont toujours pas atteints, mais le parcours est toujours aussi éprouvant.

 


 

Samedi 28/03/2009 : Brevet J.Gayer....rebaptisé.....Brevet Je galère.
Par Sirigu Pietro

Nous sommes seulement deux cyclos de l'Aurore au départ du brevet. A vrai dire, il y avait très peu de monde au départ soit seulement dix cyclos dont trois sur le 100KM à savoir Alain & moi et un individuel.

Il fait pluvieux, venteux....dégelasse quoi !

Comme nous roulons aussi demain, nous roulerons moderato, histoire de ne pas trop laisser de force en route.

Comme d'habitude le départ est un peu laborieux puisqu'il faut quitter la ville et que de nombreux pièges parsèment les parcours citadins.

Nous prenons la direction de Kraainem via la chaussée de Louvain sous un léger crachin. Puis direction Sterrebeek où le parcours file à droite à travers des routes de campagnes inondées. Comme je connais bien le parcours nous éviterons ce tronçon en allant par la route vers Moorsel où nous repiquons le parcours en haut de la côte. Le sommet est l'endroit de séparation avec le 30KM, le 60 et 100 allant tout droit vers Tervuren.

Nous abordons bientôt les premières difficultés c'est à dire la côte de Duisburg et Huldenberg.....  « ma parole que ce circuit à l'air dur » ( Paroles de Darville ).

Je lui confirme qu'il y aura une importante succession de côtes à négocier et que tout cela ne fait que commencer.

Nous nous retrouvons tout deux en plein vent avec une succession de faux plats et côtes vers Terlanen, Tombeek et enfin Maleizen.

Nous connaissons maintenant un peu de répit aussi bien parce qu'il fait sec que parce que le parcours est plus roulant. Nous avançons donc à un bon rythme direction La Hulpe puis Genval et son lac où les flèches commencent à être invisibles !!!.

Comme je connais très bien le parcours nous n'avons aucune peine à rester sur la bonne trace....par contre je souhaite bien du plaisir à mes amis cyclos qui rouleront demain. Un joli jeu de piste !

Après le lac, il faut remonter....une côte à 11-12% nous attend.

A nouveau une accalmie dans l'effort puisque le parcours redevient subitement plus roulant mais toujours pas plus de flèche...donc je fais fonctionner ma mémoire.

A hauteur de Bertem - Meerbeek c'est la catastrophe, il y a de gros travaux qui nous empêchent de passer, de plus l'organisateur n'a pas prévu d'itinéraire bis, il faudra donc traverser la gadoue composée à cet endroit de terre et de ciment, par ailleurs un mélange bien collant faisant d'énormes dégâts sur les chaînes, pignons et les roulements.

Impossible de rouler à vélo à cet endroit, donc il faut faire 200 mètres à pied en s'enfonçant les pieds jusqu'à la cheville dans cette mélasse.

Le retour en direction de Kortenberg se fait plein vent et nous nous relayons tant bien que mal.

Alain se rend compte que nous n'aurons jamais 100 kilomètres, je sais puisque les autres années ce parcours ne faisait que 92 kilomètres.

Visiblement, ils ont encore réussi à le raccourcir puisque nous rentrerons avec seulement 88 kilomètres au compteur.

Notre retour par la ville est toujours aussi bordélique et very dangerous ( On se demande qui sont les dieux qui ont pensé ces rétrécissements, ces pistes cyclables et bordures en tout genre...ha j'oubliais les casses vitesses. ).

La traversée de Schaerbeek est égayée par les préparatifs du Schaerneval. A cette occasion nous n'avons jamais vu autant de forces de l'ordre rassemblées en une aussi petite surface ( Cela s'appelle de l'élevage de poulets en batterie ), il est vrai qu'il y avait vraiment beaucoup de boulot......avec toutes ces voitures à dépanner.

Eureka...la solution en ces temps de crise, créer une société de dépannage et attendre patiemment les appels de nos amis.....!

En définitive, le parcours s'est révélé très ardu puisqu'il fait +/- 1.000 mètres de dénivelé pour 88 kilomètres au compteur. Un bel entraînement en vue de notre BRM de Samedi prochain.

Et dire que nous remettons cela demain.....!


Samedi 28/03/2009 : Les Monts de Flandre
Par Christophe Van Schepdaele

 
Ce qui fait le charme du vélo, c' est que l' on peut passer d' une semaine à l' autre d' une région à une autre.

Alors que la semaine passé, j' étais avec mes fidèles compagnons de route dans le sud de la province du Luxembourg (  la Gaume ) me voilà embarqué ce samedi dans un 200 ( flèché ) à Avelgem dans le Heuvelland pas très loin des Ardennes flamandes. Avelgem est située ni plus ni moins à l' intersection de 3 provinces: Flandre Occidentale, Flandre Orientale et... le Hainaut.

Ce début de résumé a comme un doux parfum de géographie mais il aura surtout un caractère très historique.
 
A Avelgem, la famille Demayer est bien connue. Jacques Demeyer qui est l' organisateur de ce BRM avait comme frère Marc Demeyer qui était un ancien coureur cycliste. Professionnel de 1972 à 1982, il totalisera 67 victoires dont quelques prestigieuses tels que Paris-Roubaix en 1976 ainsi que quelques victoires au tour de France et d' Italie.
 
Ce BRM permet aussi de faire des retrouvailles.  J' y retrouve une belle brochette de BRmistes ainsi que quelques Paris-Brestard tels que Jan Geerts, Etienne Bundervoet, Robert Luyckx, Yvan ( dont je ne me souviens plus de son nom, je le surnommerai Yvan IV Le Terrible, il n' a rien d' un Tsar mais c' est un crac!) ainsi que quelque gars avec qui j' ai fait Milan-Sanremo.
Nous serons au total une bonne vingtaine.
 
Le départ est donné à 08h00 tapante. On a visiblement de la chance en ce début de matinée. Alternance d' éclaircies et de passages nuageux.  Le réservoir d' eau placé au dessus de nos tête ne se déversera que plus tard ds le courant de l' après midi. Il était dit que ce sera comme d' ab. un temps de classique flandrienne!
 
Je décide de prendre les commandes du groupe à allure modérée pendant de longs kilomètres avec un vent de face persistant. Nous empruntons des chemins qui passent par des patelins ou la dernière syllabe en GEM est roi dans cette région ex:
Avelgem-Gullegem-Otegem-Ledegem-Izegem-Bissegem-Wevelgem etc....En veux-tu; en voilà!  Nous passons par Courtrai et Dadizele pour ensuite atteindre la première ville intéressante de la journée: Ypres
 
Ypres est connue pour  son  monument de la première guerre mondiale dédié aux soldat britanniques et au Commonwealth: le Mémorial de la Porte de Menin.  Il ressemble un peu à un petit Arc de Triomphe puis nous traversons sa jolie Grand-Place et passons devant son grand Musé. On continue en prenant des chemins de campagne pour se diriger vers Watou qui est le premier contrôle situé seulement au km85.
 
On en profite pour prendre un peu de répit, Jacques récupère en avalant quelque bières et moi le temps de manger quelques p' tis sandwichs et hop on repart de plus belle sous une pluie battante en direction des Monts de Flandre dont celui de Cassel situé dans la partie Française.
 
La succession de faux plats montant aura tendance à user une bonne partie du groupe. Je roule à mon rythme ( selon moi modéré ) et on formera un groupe de cinq dont les gars de la Primavera. Des gars qui ont un patois de Torhout extraordinairement incompréhensible d' ailleurs. Un d' eux me dira même qu' il a lui-même du mal à piger ce que son pote lui dit alors qu' ils sont du même coin! Tout bon ça!  C'est bon que j' ai des connaissances du patois du Pajottenland ( qui a certaines ressemblance ) due à mes origine paternelle... 
 
Dans le mont Cassel ( 176 m ) , on rencontre Gerda ( la femme de Jacques - )  au p'ti ravito qui est toujours aussi souriante et qui parle toujours aussi fort; d' ailleurs je crois qu' elle m'a à la bonne. La caractéristique de cette montée c' est qu' elle est en pavée.

On attend le reste du groupe au sommet puis on repartira de plus belle pour débouler la descente plein tube. Le sommet du Mont Cassel permet d' avoir un panorama magnifique sur la région. On se dirige vers le Mont des Cats ( 164 m ) puis le Mont Noir  ( 150 m ) et pour terminer le Mont Rouge ( 129 m ) avec ces pentes toujours impressionnantes à certains endroits.   
 
On enchaîne par la suite avec de bons petits relais pour se diriger vers le deuxième contrôle à Wijtschate situé au km130
 
Wijtschate est aussi connue pour ses monuments de guerre, ses cimetières militaires britanniques, ses cratères de mines . On y retrouve d' ailleurs au milieu de la place la Colonne commémorative dans le souvenir aux victimes de Wijtschate et la plaque commémorative du Pool of Peace.
 
On repartira enfin avec de belles éclaircies et surtout un vent dans le dos. On fait en sorte de garder un maximum de gars dans notre groupe car la fatigue se fait ressentir pour la plupart. On roulera la plupart du temps en empruntant des ravels à un rythme régulier mais pas trop soutenu...En attendant notre retour, Gerda nous avait préparé de la bonne soupe ainsi que des sandwiches. Encore un grand merci pour leur parcours ( fléché ) et leur organisation en général.
 
Une moyenne de 25,7 km/h au final ce qui est un léger plus rapide que l' année passée. Soigner la vitesse n' était  évidemment pas le but  mais bien d' assimiler les kilomètres  -  ce qui constitue un excellent entraînement en vue de notre beau BRM de la semaine prochaine...en espérant être les plus nombreux possible.
 
A bientôt pour d' autres aventures.



 


 

Dimanche 22/03/2009: 26 à s'égrener tel un chapelet le long du parcours.
Par Alain Darville

Le dimanche, c'est le Brussels Trophy du Cyclo Club Château d'Or à Anderlecht. Je ne sais pas si j'aurai récupéré du 200 de samedi, et la distance se fera en fonction de mes sensations.

Nous sommes 26 au départ. C'est vraiment très bien. Mais tout le monde ne part pas en même temps. Visiblement le fait de mettre l'heure de départ à 8h30, incite les « moins forts » à partir plus tôt et même beaucoup plus tôt. 7h45. Cela implique que des cyclos viennent rouler et on ne les voit même pas. Au départ par ordre chronologique : Guy ensuite le premier groupe : Umberto, Daniel, Jos, ensuite le deuxième groupe : Myriam, Isoline, Ornella, Isabelle et Dante, puis le troisième groupe :  Christophe, Eric, Pietro, Renaud, Jean-Louis, Gérard, Freddy, Philippe, Didier, Charlie, un peu plus loin (départ raté), moi et Laurent, ensuite Rufino et pour finir Pierre et Michel. Patrice est venu mais quand est-il parti ?

Il ne faut pas longtemps pour que Pietro prenne la poudre d'escampette suivi comme son ombre par Eric. Mais Pietro fait le 30, obligeant Eric à faire le 90 tout seul. Comme Eric est trop fort, il a enfin pu rouler à son rythme sans se coltiner les boulets que nous sommes Clin d'oeil. Renaud et Christophe avec leur VTT feront aussi le 30.

Didier en manque flagrant d'entraînement, râlait parce qu'on ne roulait pas à son rythme.

Au premier contrôle qui est à seulement 20 kilomètres du départ. Jean-Louis s'arrête avec Laurent, Charlie, Didier et moi. Les autres continuent comme si de rien n'était. Sympa. Mais bon, on continue donc à quatre, Didier préférant continuer avec Ornella et Isabelle. Jean-Louis abattant un travail phénoménal face au vent (Un grand Merci Jean-Louis, aujourd'hui c'était moi la sangsue!). Je n'osais pas trop le relayer, doutant de mes capacités de récupérations après le BRM de Villance. Laurent qui s'accrochait comme il pouvait, jouait à l'accordéon. Le seul entraînement qu'il avait, étaient des sorties en VTT. Dans ces conditions, faire un 90 comme ça, c'est vraiment extra. Charlie était fâché avec les côtes. Ils nous a dit d'y aller et encore une fois il a continué seul.

Au deuxième contrôle on récupère Freddy, Gérard et Philippe. Ils n'étaient donc pas si loin devant. Le départ se fait en peloton avec les gars d'Hoesvil et du CTB. Visiblement Hoesvil se fait un devoir et un plaisir de mener le groupe. Je peux enfin me reposer et suivre. Comme ça le cyclisme devient facile.
On dépasse en coup de vent, Daniel, Umberto et Jos, partis 3/4 d'heure avant nous.

Freddy essaye de mener, mais personne ne suit. Cela ne sert donc à rien de vouloir y aller.

A dix kilomètres du but, j'attaque une côte assez sévère et seul Freddy est dans ma roue. C'est bien la première fois que personne ne monte plus vite que moi. C'est encore Jean-Louis qui se démène pour faire la jonction entre nous deux et le reste du groupe.

Finalement j'ai tenu le coup. Presque 29 km/h de moyenne dans ces conditions sur 90km, je ne peux pas être trop mécontent. Mais c'était un brevet un peu bizarre, avec des gars du club éparpillés un peu partout sur le parcours.

 

 

 




Samedi 21/03/2009: Le premier BRM de la saison, fatigués mais heureux

Par Alain Darville

 

Le club de l'Aurore a fait pour la 3ème année consécutive le BRM 200 km de Villance.

Ce n'est sans doute pas le plus facile, mais comme il traverse une superbe région, c'est toujours tentant d'y aller. Il fait 208 km avec un dénivelé de 2400 mètres.

Christophe est de nouveau là avec son VTT et ses gros boudins, les autres, Pietro, Fabien, Renaud et moi avec des vélos normaux pour ce genre d'épreuve.

Comme on a la trace GPS faite par Fabien l'année passée, le suivi du trajet ne sera pas difficile. On part un peu avant le peloton juste avant 8 h du matin. Il fait -4° et la journée sera ensoleillée avec un vent du nord légèrement trop fort. Pour s'habiller c'est un problème. -4° au départ, et dès que le soleil commence à chauffer, cela monte rapidement à 8 puis 12°.

La première partie du BRM se fait rapidement, le vent est dans le dos, tout le monde suit, quelques grosses côtes sont franchies sans difficulté, et dans la forêt d'Anlier nous commençons à rattraper les cyclos partis bien avant nous. Nous sommes montés à plus de 500 mètres d'altitude et nous avons traversé Neuchâteu, Fauvillers et Habay. Avec le GPS, on ne perd jamais son temps à chercher le chemin. Le fait de rouler en continu assez vite, ne procure que peu d'instants de récupération et les organismes commencent à donner des signes de fatigue.

Au premier contrôle d'Etalle qui se fait dans un magasin de vélo, Fabien a vu un réducteur de guidon, et veut le placer directement. Un réducteur est utilisé avec de gros guidons. Il permet de placer des lampes ou des GPS qui sinon ne peuvent pas se mettre au guidon. Mais cela prend un peu de temps. Les autres cyclos sont déjà repartis, et le peloton arrive.

On redémarre juste avant le peloton, et on attaque la longue descente vers Virton par la piste cyclable (une ancienne voie ferrée) à plus de 40 km/h. Fabien traçant à tue-tête.

Juste avant d'arriver à Virton, Renaud crève un pneu. Etrangement c'est exactement au même endroit que Freddy l'année passé, une pincette dans le même trou. (c'est vrai ça où est Freddy ?). La réparation se fait de main de maître par Pietro, et nous repartons juste quand le peloton arrive. Et c'est alors, que naïf que je suis, je pensais qu'on roulait vite, mais eux c'est pire. Dans chaque montée, c'est un rythme infernal (pour moi) qui est soutenu. Seuls Renaud et Fabien parviennent à suivre. Christophe a explosé toutes ses durites depuis longtemps. Si on était parti avec eux, c'est moi qui aurais dépéri dans un fossé depuis longtemps.

Le deuxième contrôle est atteint dans une auberge par loin de l'Abbaye d'Orval. La moyenne dépasse largement les 28 km/h. C'est la ruée des cyclos sur toutes les tables disponibles. Fabien qui voyage léger commande une soupe et des tartines au pâté. Nous bêtement à boire, puisqu'on voyage chargé. Mais tous les cyclos sont déjà servis et même repartis, quand nous, nous n'avons toujours rien. La pauvre demoiselle qui n'en peut sans doute rien commençait à ne plus savoir que faire quand Fabien voulait tout annuler et manger un biscuit pour finir le BRM (il est fou ou vraiment très fort). Finalement tout le monde est enfin servi. Mais nous repartons à cinq, les autres n'ont pas attendu.

La remontée vers Florenville et ensuite vers Bouillon est vraiment pénible. Le vent est assez fort et de face. Christophe n'avance plus très fort et Pietro donne de sérieux signes de faiblesses.

Mais après Bouillon, c'est la longue remontée vers Corbion. Plus de 4 kilomètres. Cela ne monte pas trop fort, jamais plus de 3 %. C'est une des rares montées que j'apprécie (c'est tout dire), donc j'y vais. Mais le vent est toujours de face. Collés comme deux grosses sangsues sur mes fesses, Renaud et Fabien se promènent. Je reste tout le temps en tête et je prends tout le vent. Tant pis, ce sera comme ça jusqu'au sommet. Renaud n'est pas discret. Le pédalier de son vélo donne des signes de rébellions. Il émet des bruits de craquements sinistres. Pour une fois que Renaud ne casse pas un rayon, il démolit son pédalier.

Après Corbion on traverse la France (un petit bout) jusque Sugny (connu de tous les BRMistes du monde entier), où on retrouve Constant Devos dans son restaurant fétiche. La fille du resto, celle qui sieutait les cyclos tout nus qui prenaient leur douche lors du BRM 400 d'avant PBP, a visiblement grandi. C'est le 3ème contrôle. Constant a l'air en forme, on ne saura toujours pas pourquoi il a abandonné Randonneurs.be.

La descente vers Membre et la Semois se fait à plein régime, mais après Vresse-sur-Semois, c'est la longue remontée vers Petit-Fays. La route est une route de col avec des virages serrés. C'est chacun pour soi et chacun monte à son rythme.

Après Petit-Fays, Fabien et Renaud s'en vont. Ils sont vraiment trop forts. Comme Pietro (qui a de sérieux problèmes de digestions) est à la ramasse, et Christophe qui ne sait plus où il est, ni ce qu'il fait, n'avancent plus très fort, j'essaye de les tirer pendant plus de 10 kilomètres. Je ne suis plus très frais non plus, mais je m'accroche. On dépasse pour la Xième fois Gerda et Jacques d'Otegem (les copains de Christophe). Gerda parle toujours aussi fort et sans arrêt, mais elle aussi est cuite et recuite.

Finalement peu avant Maissin, Renaud et Fabien nous ont attendus. Est-ce l'odeur de l'écurie qui est proche, mais tout le monde accélère subitement. Pietro sprinte même en vue de l'arrivée. Je ne sais pas qui a gagné et cela n'a pas d'importance. Moyenne : les  26,5 km/h sont dépassés. Plus d'une heure d'avance sur l'année passée. Le soleil est encore là. L'arrivée dans la pénombre n'est pas pour cette année.

C'est sans doute l'année où ce BRM aura, paradoxalement à la moyenne faite, été le plus épuisant. Le vent constant de face pour le retour aura sans doute été le principal responsable de ceci. Mais ce BRM est tellement beau à faire, que tout le monde est quand même heureux d'être venu.

Une Orval est excellente après un tel effort. Fabien qui voulait un spaghetti ne l'aura jamais eu. Il semble fâché avec la nourriture. Quelqu'un doit lui en vouloir.

Les petites photos sympas de Fabien:
090321 1Le casque de Fabien, Christophe en VTT, Renaud en bleu et jaune et Alain. Des 2 autres ?
090321 2Pietro au 2ème contrôle.
090321 3Christophe itou.
090321 4Autoportrait de Fabien suivi de Pietro.
090321 5Alain, Renaud et Pietro.
090321 6Alain, Christophe, Pietro et Renaud.
090321 8Christophe raplapla et Renaud à Corbion.
090321 10Pietro et Alain.


Le tracé GPS. C'est la même route que les autres années:
href="http://www.everytrail.com/view_trip.php?trip_id=155014"

 


 

Dimanche 15/03/2009 : Le parcours dénivelé de nos amis du CTB
Par Pietro Sirigu

Ce parcours fait 110 KM pour un dénivelé positif de 1250m.
Ce Dimanche, nous avons RDV pour notre premier parcours corsé de la saison, à savoir le brevet dénivelé du CTB. Ce parcours devrait être une formalité pour ceux qui se sont entraînés durement tout l'hiver.

Nous sommes 25 cyclos du club présents pour cette sortie, naturellement tout le monde n'ira pas sur le grand parcours à l'image d'Isoline et Myriam qui se contenteront du 40KM ou de Daniel, Michel, Benoît et Pierre Paul qui s'élanceront sur le 70 KM.

Guy, Marc Colombo, Philippe et Massoni sont eux partis très tôt sur le 110 KM. Quel courage dans le chef de Philippe qui revient de sa mission au Liban ou de Massoni qui reprend du service après des mois d'absence. Nous apprenons à l'arrivée que Didier est revenu complètement cramé de son périple dominical.

Pendant ce temps Isabelle et Ornella se sont aventurées avec hardiesse sur le parcours de 70KM, malheureusement elles ont raté la bifurcation et se sont retrouvées sur le 110KM qu'elles ont quitté à hauteur de Ronquières pour revenir par le canal et puis en appelant les Taxis Myriam depuis Anderlecht : pas folles les guêpes !

Notre groupe composé de Freddy, Marc Keymeulen, Gérard, Christophe, Renaud, Eric, Jean-Louis, Alain, Charlie, Umberto, Patrice, Jos et moi-même s'est élancé vers 08H40. L'allure fût modérée au début et ce n'est qu'à partir de Grand-Bigard que celle-ci commença à s'intensifier. Nous avons assez rapidement perdu Jos, Umberto et Patrice.

Les 2 beaux frères ont continué le parcours en toute décontraction, en ce qui concerne Patrice pas de nouvelles....! Nous craignons le pire car suivre un fléchage n'est pas sa tasse de thé. Toutefois pas de panique la Belgique est criblée..... de gare.

Les choses sérieuses commencent dès Beersel avec l'ascension de sa célèbre côte puis directement dans la foulée, nous escaladons la côte du Bruineput à Alsemberg, certains donnent des signes de faiblesse mais nous nous arrêtons à intervalles réguliers pour permettre un regroupement général. A partir du Bois de Halle, le parcours nous offre 10 KM de répit en direction de Tubize.

La côte d'Ittre est franchie sans trop de difficulté pour ensuite plonger sur Ronquières où le premier contrôle nous attend au pied du plan incliné. Nous nous regroupons à nouveau grâce à ce contrôle bénéfique pour tous.

Tout le monde s'accrochera jusqu'à la côte de Charly des Bois où Eric, Renaud et moi prenons la poudre d'escampette jusqu'au deuxième contrôle. Nous profitons Renaud & moi de cette partie du parcours pour mettre Eric sous pression toujours en poursuite pas...loin.....mais pas....avec nous.

Comme tout le monde a bien roulé nous décidons de faire une trêve et de continuer notre chemin ensemble, le retour étant uniquement perturbé par une crevaison de Jean-Louis. Nous sommes restés groupé jusqu'à hauteur de Dilbeek et son fameux Keperenberg où à nouveau nous partons à trois pour finir crescendo.

Eric s'est bien accroché et à tenu bon jusqu'au bout, sa présence étant marquée de temps à autre par deux ou trois râles de souffrance nous indiquant qu'il n'était pas loin de ravaler son certificat de naissance ainsi que sa copie en double exemplaire s.v.p .

Finalement tout le monde est rentré à bon port, plus ou moins frais selon l'état de forme.

A signaler la performance de Marc Keymeulen qui a fêté son premier parcours de plus de 100KM par un beau dénivelé, je suis certain que ses jambes s'en souviendront encore quelques..... heures. Marc est finalement rentré avec Charlie qui en bon samaritain ramasse au fur et à mesure de sa progression les cadavres éparpillés sur le parcours ou tout simplement ceux ayant sauté malencontreusement sur une.......mine.

Au local du CTB nous retrouvons  Daniel, Guy et Philippe qui nous attendaient.

A signaler la très bonne idée du CTB qui avait décidé d'innover en remboursant 10 inscriptions au club le plus nombreux du jour. Nous étions 25 soit les plus nombreux du jour, nous avons donc hérité de la cagnotte de 18,00-Euro qui viendra gonfler les caisses du club.

Merci le CTB pour cette très belle initiative, pour ce très beau parcours dénivelé et pour votre très bon travail de fléchage.

P.S.: Des nouvelles de Patrice: Il  n'est pas rentré en train, mais par le canal à vélo. Son pneu ayant denouveau des envies de crevaisons. Le 110 sera pour une autre fois.

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Le profil du dénivelé du parcours ainsi que les vitesses atteintes.

Projet1




Dimanche 08/03/2009 : La montée en puissance se poursuit.

Par Alain Darvile


Pietro veut absolument encourager les moins aguerris à monter en puissance pour éventuellement arriver à faire le BRM 200 km du club sans trop de problème.

Cette fois-ci nous allons un peu allonger le parcours par rapport dimanche passé. Nous allons monter à 140 km, nous reprenons donc le parcours du 200 km, mais nous allons jusque Fauroeulx, où nous ferrons demi-tour.

Nous sommes 15 au départ, les mêmes que dimanche passé moins Marc, Johan, Jos et Daniel (Wauters), plus Daniel (Margan) et Charlie (qui revient tout bronzé de ses vacances pour le boulot en Italie).

Une inquiétude m'envahit quand je vois Daniel. Il n'a plus roulé depuis quelques dimanches et il vient faire le 140. Il est sans doute très courageux, mais cela va être une journée de galère pour lui s'il s'accroche.

Le départ est donné à 7h30 (faut c'qui faut), groupé et vent de face le long du canal. Fini le beau temps, il va pleuvoir la première partie de la journée. L'allure est modérée pour ne pas dire lente, un petit 20 km/h. Dès que je me mets devant et que j'ose un peu accélérer (24 km/h), plus personne ne suit (sauf Freddy). La journée va donc être longue.

Daniel qui a mal à sa hanche fait demi-tour, visiblement il a compris qu'il est parti dans une aventure un peu trop risquée.

Dans les montées, Patrice semble déjà aller un peu plus vite, il mouline toujours autant, mais il semble respirer un peu plus efficacement. Fini la loco à vapeur. C'est dommage, c'est moins spectaculaire. Il a enfin mangé le matin avant de venir. Il fait tache à sa réputation de cyclo qui se goinfre après avoir roulé et pas avant. Cette fois-ci il ne dévalisera plus de boulangerie comme il en a pris l'habitude.

On passe à Maurage sans s'arrêter dans notre bistro habituel, mais comme Patrice crève (son pneu), on s'arrête quand même. Pietro fait une démonstration de son savoir faire dans le changement de chambre à air. Il faut juste expérimenter le système de cartouche de Patrice pour regonfler le pneu. Un peu de gaz dans la nature et beaucoup dans la chambre.

A Fauroeulx Charlie part à la recherche d'un casque de motard qui trônait au milieu d'un champ. Y avait-il une tête dedans ? Suspens. Non, rien, même pas un peu de sang. Maintenant le casque est planté sur un piquet le long du virage.

Et nous faisons demi-tour. Le calvaire du vent de face et de la flotte qui fouette les glorieux cyclistes touche à sa fin. Nous irons un peu plus vite pour rentrer.

Notre café est bondé et enfumé. Il faut se battre pour avoir quelque chose à boire, mais cela fait du bien de manger un peu plus copieusement que nos petits en-cas.

On reste groupé, mais Stéphane a un problème. Il a remonté sa selle un peu trop haut, et le cadre en carbone se fend. Il paraît que Pietro l'a longuement eng... mais ce sont des « on-dit », j'étais un peu devant avec entre autres Berto et Patrice.

Stéphane est la victime de ce dimanche. Il s'est découragé, le retour s'est fait à l'agonie avec une selle beaucoup trop basse. Il ne fera pas l'Ardéchoise, j'espère qu'il ne le regrettera pas. Pourtant nous avons tout fait pour motiver la troupe.

Le long du canal, Pietro et Renaud sont restés avec Berto et Stéphane, à allure réduite. Eric et Fabien sont partis devant, suivi de Freddy qui les a rattrapés au prix d'un effort surhumain. Moi j'ai fait l'erreur de vouloir rendre service en voulant mener le groupe de Guy, Charlie, Gérard, Christophe et Pierre. Face au vent tout allait bien, vent dans le dos je roulais trop vite, paraît-il. Pietro avait dit 25 km/h. Vent dans le dos, même en freinant je n'y arrivais pas. Adieu le petit groupe, le vent les poussait, je pouvais les abandonner. J'ai donc relâché les freins et je suis parti.

Finalement, c'est sous le soleil que notre dimanche s'est terminé, un peu tard, mais tout le monde avait l'air satisfait (sauf sans doute Stéphane). Guy et moi, nous nous sommes réconciliés autours d'un bon verre.

Les photos de Fabien:

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Le cadre de Stéphane.




Dimanche 01/03/2009 : Le grand retour de Benoît !

Par Michel Roelants


9 h : nous étions 6 à ne pas avoir lu le mail de Pietro ou à ne pas avoir voulu se lever tôt : Pierre, son frère Albert accompagné d'un ami, Benoît dont c'était la 1ère vraie sortie, Charly sorti d'un avion de Naples et moi-même.


Nous sommes partis sur le parcours A tirés par Charly qui avait le feu aux fesses (il devait sans doute rattraper le décalage horaire) (20 premiers km à 27 de moyenne).

Après le traditionnel arrêt vidange, nous voilà repartis un rien plus lentement.  Après 3 erreurs de parcours et plusieurs km de détour, nous revoilà enfin à Asse où Albert et son copain (cuit et recuit après 2 ans d'inactivité) nous lâchent.  Nous reprenons la route à 4 avec toujours Charly en point de mire (toujours ce satané décalage horaire ...) pour finir à 3 derrière lui à 23 de moyenne sur 68 km.

Benoît cuit mais terminant au courage, bouclait son 1er grand parcours.  Félicitations à lui et à Pierre qui reprenait également les moyennes distances.







Dimanche 01/03/2009 : Il fait beau......profitons !!!

Par Pietro Sirigu

Ayant constaté qu'il allait faire beau ce Dimanche nous avions décidé d'avancer l'heure de RDV à 08H00 pour permettre au groupe de monter en distance. Il ne reste en effet plus qu'un mois avant notre BRM 200 et il est plus que temps de faire monter la pression.

Un beau groupe a répondu présent, celui-ci étant composé de Fabien, Pierre, Stéphane, Jos, Freddy, Patrice, Umberto, Daniel, Gérard, Marc Colombo, Johan, Guy, Alain, Eric, Renaud, Christophe et Pietro. Soit 17cyclos qui s'élanceront sur le parcours raccourci du 200.

Benoît, Michel, Paul Pierre et Charlie partis à 9H00 rouleront 67 KM de leur côté.

Notre parcours dominical ira jusqu'à Maurage soit le premier contrôle et retour sur Bruxelles pour un total de 112KM.

Pour certains cette sortie constituera un record personnel comme pour Patrice qui fera plus que doubler son score, Umberto pour sa 3ème sortie s'est farci le plateau complet que dire de Daniel qui malgré son tic-Tac à 200 / bpm a tenu à nous accompagner, Stéphane à moitié moribond par la faute d'une fête d'anniversaire qui s'est éternisée a quand même tenu à être présent et s'en est très bien sorti.

La première partie sur le canal jusqu'à hauteur de Lembeek a été roulée sur un ton moyen, tout le monde suivait et nous avions même le temps de faire la causette entre-nous. A partir de Tubize les choses se corsent puisqu'il n'y a pratiquement plus de plat jusqu'au sommet de Virginal. Les côtes ayant été abordées sur un rythme mineur tout le monde a suivi. C'est au sommet de la côte de Virginal que nous avons récupéré Daniel et Umberto qui étaient partis avec 10 minutes d'avance histoire de bien s'échauffer et de ne pas souffrir d'un départ trop rapide.

Daniel et Umberto sont les moins costauds du groupe mais l'objectif de ce jour n'est pas de lâcher un maximum de gars mais plutôt de jeter les ponts d'une belle saison pour tous. Je reste donc en leur compagnie pour éviter une chute de moral synonyme de jambes coupées. Le restant du groupe bien dans la philosophie du jour attend à plusieurs endroits pour permettre un regroupement. Seul Guy, Jos et Johan ont pris les devants, ceux-ci nous attendront toutefois au contrôle, dans leur chef c'est une stratégie pour s'octroyer une plage de repos un peu plus longue.

Nous arrivons au contrôle de Maurage tous groupé et avec 54KM au compteur. Notre arrêt obligatoire au café du Pont-Levis est devenu un must, difficile de s'en passer !

A partir de maintenant nous amorçons le retour sur Bruxelles. Daniel et Umberto souffrent mais tiennent bon, ils vont maintenant pouvoir récupérer quelques kilomètres car la partie jusqu'à Seneffe est plutôt roulante et réparatrice.

A hauteur de Seneffe le long de la « Route Baccarat », les choses se corsent à nouveau puisqu'il y a un peu de dénivelé et donc Umberto et Daniel redonnent des signes de faiblesse. Un peu de courage et ce sera bientôt le canal que nous retrouvons à hauteur de Ronquières au KM 81. C'est là que Daniel décide de continuer seul et tranquille pendant qu'Umberto gérera le final à sa façon.

Evidemment, nous sommes maintenant sur le Ravel du canal Ronquières - Bruxelles et je me pose la question de savoir qui va lancer les hostilités ? La réponse fusera rapidement car Fabien accélère sans l'air d'y toucher. A partir de cet instant le groupe ne descendra plus sous les 35KM/H et nous naviguerons pendant trente kilomètres en fleuretant en permanence avec les 40-42 KM/H, pas mal pour des cyclos ! Au début le groupe constitué compte plus de 10 cyclos mais au fur et à mesure des kilomètres celui-ci se réduira pour ne laisser en présence qu'un petit peloton composé de Fabien, Renaud, Freddy, Alain, Christophe, Eric et moi. Christophe qui roule toujours sur son VTT est au bord de l'explosion ce qui nous vaudra deux belles frayeurs du style : « Je mange le pneu de la roue de celui qui me précède et je lui explose par la même occasion la roue arrière ». Mais chapeau Christophe bientôt tu connaîtras la récompense de tes efforts et nous, il nous restera seulement nos yeux pour pleurer ! Comme nous constituons un bon groupe de surcroît solidaire nous nous sommes essayés à la technique des relais, de ce côté il y a encore du travail à réaliser mais nous sentons une progression venir. Il n'appartient qu'à nous d'améliorer la vitesse de croisière du groupe en n'oubliant pas que l'essentiel est d'avancer à un rythme soutenu et constant et donc sans à coup. Les à coups étant source de zizanie et donc de désorganisation du groupe avec pour conséquence des accélérations et décélérations intempestives, source de perte d'énergie et d'éliminations précoces d'éléments du groupe tout le long du parcours. Notre avancée du jour le long du canal a été maintes fois perturbée par des promeneurs trop content de profiter des premiers rayons du soleil annonçant l'arrivée prochaine du printemps, qu'à cela ne tienne en poussant une gueulante la route se dégageait pratiquement instantanément.

Comme de coutume notre sortie se soldera par un bel emballage final que je vous conte ci-dessous.

Le long de la route menant à Erasme la vitesse augmente sensiblement et par palier, il y a un petit vent léger mais contrariant, j'en déduis qu'il faut s'abriter un maximum et surtout se découvrir le plus tard possible. Christophe avec ses dernières forces lance le bastringue et puis Freddy se charge d'un long relais puissant jusqu'à hauteur du rond-point où Fabien prend la corde pour s'octroyer rapidement une vingtaine de mètres d'avance, Eric est planté sur place et ne peut faire le bond.....l'avance de Fabien augmente....il est temps de réagir. Je sens dans mon dos l'ombre de Renaud, il faudra donc la jouer fine et en garder sous la pédale. J'accélère progressivement en évitant de faire du bruit et d'éveiller l'attention de Fabien qui bien évidemment commence à plafonner puisqu'il a lancé le sprint contre le vent et dès lors de trop loin. Le sprint est lancé aux 200 mètres d'abord sur le 15 puis le 13 et pour finir le 11 pour contenir le retour de Renaud.

Finalement, tout le monde est rentré en excellent état de fraîcheur ce qui augure de futures très belles parties de manivelles.


Les petites photos de Fabien, le long du canal et quelque part peu après:

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Une petite leçon de montée (Rajoute d'Alain Darville) :

Au grand désespoir de Pietro, qui malgré les conseils prodigués regarde impuissant le spectacle des montées de Patrice. Il mouline comme un damné, passant du grand plateau au tout petit dans un geste rageur. Pour accompagner ses moulinets, il souffle comme une locomotive au démarrage d'un train de marchandise composé de 400 wagons (si, si, ça existe, mais pas en Europe). C'est assez impressionnant comme technique mais visiblement pas très efficace. En plus dans cet effort intense il n'entend plus rien, perdu dans son tripe intérieur. Mais il monte, et on l'attend aux sommets.

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Le profil du parcours et les vitesses atteintes (ce sont les vitesses d'Alain, la fin est différente pour bcp de cyclos):

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